Voir à son sujet : 1er volume, page
Folleville, docteur en théologie, « conseiller du roi en ses
conseils et en sa cour du Parlement de Paris, vicaire général d'Embrun. » ainsi qu'il se qualifiait lui-même au bas d'un acte de baptême du 28 juin il 90.
Il prit possession le 3 avril 1790. prêta le serment civique trois jours après et le serment à la constitution civile du clergé le 17 avril 1791 . Dès le 23 octobre, il se rétractait solennellement, ce qui ne l'empêchait pas d'écrire le 3 janvier suivant à la municipalité « qu'il était bien résolu à se soumettre entièrement et sans murmurer à toutes les lois décrétées par l'Assemblée nationale sanctionnées par le roi, » qu'il va revenir à Dol sitôt les esprits calmés et « proteste d'avance contre tout remplacement provisoire qui serait fait autrement que conformément à la constitution civile du clergé. » — Revient prendre ses fonctions les premiers jours de mars et. à la suite de démêlés avec la municipalité au sujet de la préparation des enfants à la première communion, il quitte définitivement Dol vers le milieu d'avril pour aller habiter rue des Grands- Au gustins , il, à Paris.
De là. il s'en fut mener cette existence vagabonde d intrigant qui. sous l'habit militaire, puis sous le titre fantaisiste d'évêque d'Agra, le conduisit à l'échafàud. Guillotiné à Angers le 5 janvier 1794 '.
Son successeur à la cure de Dol fut le curé assermenté de Saint-Georges-de-Grehaigne , François Penault. né à
1. Voici l'acte de naissance de cet énigmatique personnage, que nous devons à notre obligeant ami et collègue M. Haize, de Saint-Servan :
« Pierre-François Guillot, fils légitime de M. Frédéric-Joseph Guillot, commissaire de la marine au déparlement de Brest, et de dame Marie- Adricnne ïirot, dame Guillot, son épouse, né ce jour, onzième juillet L764 («), a été baptisé le môme jour par moy soussigné, curé de cette paroisse : ont été parain et marainne M. Pierre-Marc-Antoine Tirot de Saint-Martin, écrivain de la marinne au département de Brest, représenté par M. Jean-Marie Guillot, son procureur à cet effet et dlu Elisabeth-Françoise Guillot et ont signé
Folleville Guillot, Elisabeth-Françoise-Thérèse Guillot,
P. -M. Navet, curé.
a. Tout probablement au Gros-Chesne, lieu de naissance de son frère Marie-Antoine en 1 7*12.
Quintin (Côtes-du-Nord){ le 17 février 1738, de François Penault et de Jeanne Jean. Elu le 2 avril 1792, il fut installé le 15. Le 16 février 1794, il abdique ses fonctions ecclésiastiques, se marie le 23 mars avec MUe Louise Petit, fi7 ans, originaire du Mont Saint-Michel et domiciliée à Dol, veuve en troisièmes noces de Nicolas Deguet, est nommé administrateur de l'hospice le 3 avril, divorce le 1 1 février 1795, perd ses fonctions d'administrateur le 10 mai suivant et meurt au domicile de la veuve Greffier le 16 floréal an VI (5 mai 1798).
Michel-Augustin Hanion, originaire de Saint-Rémydu-Plein, curé et officier public de la paroisse de La Boussac, prêta serment le 4 mai 1790 comme vicaire à Dol et fut élu curé de Saint-Broladre le 29 avril 1791 .
Fut également vicaire constitutionnel de Dol René-Michel Gilbert, né à Chdteaugiron de Pierre Gilbert et de Rose Colliot : abdique ses fonctions sacerdotales, 11 ventôse an 11 (1er mars 119k), épouse le 21 mars, alors âgé de 40 ans, Charlotte Clouet, de Rennes, kk ans, domiciliée à Dol, vivant de ses revenus'2, déclare aller se retirer à Port-Solidor, 28 septembre 1795, puis à Paris, 13 avril 1196.
François Berthe, ex-prieur des Carmes, prêta tous les serments qu'on lui demanda à partir du 7 septembre 1192 et se retira à Baguer-Morvan; est dit vicaire à Dol sur la liste des pensionnés de l'état de 1193 et ne figure pas sur celle du 20 septembre 119k.
Un chartreux d'Orléans, originaire de Dol, venu se fixer d'abord à Trans puis dans son pays natal, Gabriel-Thomas Gilot9 bien qu'insermenté, fut nommé par la municipalité de Dol, le 21 avril 1192, aumônier des hôpitaux. Mais dénoncé par le directoire du district, il est arrêté le 2 juin et conduit à Rennes; le 2 juillet 1195 il y prête le serment de soumission aux lois purement civiles. Sur un tableau analy-