INTRODUCTION
Les décrets de l'Assemblée nationale des 11 novembre et 22 décembre 1789, 30 janvier, 15 et 16 février 1790, divisèrent la province de Bretagne en cinq départements, les départements en districts, cantons et communes, conservant à ces dernières les limites des anciennes paroisses qu'elles remplaçaient.
Le département de Flsle-et-Vilaine eut neuf districts, le district de Dol neuf cantons. Voici les noms des communes formant chacun de ces cantons :
Canton de Dol. — Dol, Mont-Dol, Baguer-Pican, l'Abbaye, Garfantain, Epiniac, Baguer-Morvan, Villeclé-Bidon, Saint-Léonard, Roz-Landrieux.
Canton du Vivier-sur-Mer. — Le Vivier, Hirel, Villedéla-Marine, La Fresnaye, Lillemer.
Canton de Roz-sur-Couesno n . — Roz, Cherrueix, Saint- Brolade, Saint-Marcan, Saints, Saint-Georges-de- Grehaigne.
Canton de Trans. — Trans, La Boussac, Vieuxviel, Pleine-Fougères, Sougeal, la partie de Gendre en Bretagne.
Canton d'Antrain. — Antrain, La Fontenelle, Saint- Ouen-de-la-Rouërie, Tremblay, Chauvigné.
Canton de Bazouges-la-Pérouse. — Bazouges, Noyai, Saint-Rémy-du-Plein, Marcillé-Raolil, Rimou.
Canton de Sens. — Sens, Feins, Vieuxvy, Gahard, Romazy.
Canton de Dirigé. — Dingé, Lanrigan, Québriac, Saint- Méloir-des-Bois.
Canton de Coin bourg. — Combourg, La Chapelle-aux- Filsméen, Lourmais, Guguen, Saint-Léger, Tremeheuc, Bonnemain.
L'administration départementale était confiée à une assemblée élue de 36 membres, lesquels tous les quatre ans choisissaient quatre d'entre eux pour l'expédition des affaires. Ces quatre administrateurs constituaient le directoire, les trente-deux autres le conseil du département.
Un procureur général syndic près l'administration départementale, également élu pour quatre ans, était spécialement chargé de faire exécuter les résolutions de l'Assemblée.
L'administration de district comprenait de même un conseil, un directoire et un procureur syndic. Un décret du 14 frimaire an II (4 décembre 1793) remplaça les procureurs syndics par des agents nationaux nommés par la Convention et dont la mission était de tenir à l'exécution des lois, de dénoncer les négligences et de poursuivre les infractions commises en les appliquant1.
Quant aux communes, elles étaient administrées par une municipalité élue, composée d'un maire, d'un conseil et d'un procureur, auxquels s'adjoignaient, dans certaines circonstances assez fréquentes, des notables en nombre double du nombre des conseillers, et élus comme eux. Ces assemblées, présidées par le maire, formaient alors ce que l'on appelait le conseil général de la commune.
La constitution du 5 fructidor an III (22 août 1795) supprima le district et réunit tous les pouvoirs de cette
1. Tous les mois, cet agent était tenu d'adresser au Comité de salut public de La Convention, L'analyse des travaux de l'assemblée de district. Il était vertement rappelé à tordre s'il tardait à faire cet envoi et si l'exécution des lois n'y était pas formellement annoncée.
administration à une municipalité de canton composée d'agents municipaux des communes, siégeant au cheflieu de canton. Elle correspondait directement avec l'administration centrale du département, qui n'était plus composée que de cinq membres élus pour cinq ans. Auprès de chaque administration départementale et cantonale, un commissaire, nommé par le Directoire exécutif, était chargé de veiller à l'exécution des lois, de prévenir les troubles, d'assister aux séances des assemblées et de donner son avis sur toutes les affaires.
Cette organisation fonctionna jusqu'au 17 février 1800. La loi du 28 pluviôse an VIII rétablit les districts sous le nom d'arrondissements de sous-préfectures. Celui de Dol ne fut pas reconstitué et ses cantons démembrés furent rattachés aux arrondissements de Saint-Malo, Rennes et Fougères.