‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 26 sur 130 · PRÊTRES INSKRMKNTÉS ORIGINAIRES DE SAINT-OUEN · texte numérisé non relu

PRÊTRES INSKRMKNTÉS ORIGINAIRES DE SAINT-OUEN

François-Jeaii-Pierrè -Marié Gavard, fils de Julien Gavard et de Jeanne Maillard, vicaire de Parce, assassiné par les Bleus près de Servon, le 25 mai L199-; le recteur de Mellé, Vincent Gai-dais, exilé le 10 septembre 1192 par Saint-Malo, mort à Jersey :!; et le vicaire de Saint- Aubin-d'Aubignê, Louis Battais, fils de Bertrand Batlais et de Gabrielle Taillepain. Et aussi Julien li\u\9fds de y. Blin cl de Anne Lepannetier'', exile en Espagne ou nous croyons qu'il est mort; et frère François Riclicr, recteur de Saint-Etienne-en-Coglès, paroisse qu'il ne pouvait plus administrer depuis longtemps, par suite de son état de santé, déclarait-il le il septembre 1191 :\

Quand le régime de terreur fut passé, plusieurs de ces prêtres rêfractaires reparurent dans la commune. Outre M. «Joiiaiinc et ses deux vicaires, nous y voyons revenir et demeurer plus ou moins ouvertement à découverts ou cachés, selon les circonstances, de 1196 à 1198, II. René Gavard, vicaire de Tremblay, frère de François, Louis lloiiuct , et Chartes Gardais, clerc tonsuré, tous les trois originaires aassi de la paroisse de Saint-Ouen.

1 Un autre prêtre natif de Saint-Ouen était assermenté, c'est Jean Salmon du villa-.' de la Hougrais, qui l'ut curé constitutionnel de Saint- Ghristophe-de-Valains, puis de Saint-.Ouen-des-Alleux, où il remit ses Lettrei de prêtrise à La municipalité le 20 germinal an II.

2. Voir la notice que Lui a consacré M. GuUlotin de Corson, dans Les ( onfesseurs de la Foi.

3 D'après M. Guillotin de Corson.

4 e1 5. Bureau de l'enregistrement d'Antrain.

(; pu1 chanoine titulaire de 1 évoque de Rennes et mourut en 1851.

M. F. Jouaime fut réinstalle dans ses fonctions en 1803 et mourut le 13 mars 1801. De ses deux vicaires, l'un, Marin Jouaime, fut recteur de Vieuxviel de 1803 à 182k^ Fa utre, M. 4 î ni lié, recteur de Saint-Germainen-Coglès, de 1803 à 1839, année de sa mort*.

1. Fils de Jean Guillé et de Renée Turcos. Décédé le H septembre, à l'âge de 83 ans.

DOCUMENTS

Directoire du district, séance du 8 octobre 1790.

Sur la requête des officiers municipaux de la paroisse de S1 Ouen de la Rouerie, |>ar la quelle ils se plaignent de l'insubordination de la garde nationale de leur paroisse et demandent qu'ils soient avisés au moyen de la faire rentrer dans Tordre, le directoire après avoir entendu M. le procureur syndic est d'avis (pie ladite requête soit communiquée à M. le commandant de la -aide nationalle de S1 Ouen pour répondre aux inculpations de la municipalité.

Dol, 8 octobre 1790.

Le directoire de Dol au commandant de la garde nationalle de Sx Ouen de la Rouerie.

Nous vous adressons une requête de la municipalité de votre paroisse; elle contient des faits assez importants pour mériter votre réponse. Jamais nous ne prendrons d'avis sans entendre la personne inculpée. Au surplus nous vous prions de vous rapprocher de votre municipalité, l'union et l'harmonie sont essentielles entre les corps administratifs et les gardes nationalles; ayant les mêmes objets ils doivent avoir des procédés également honnêtes et modérés.

Directoire du district, séance du k janvier ll'Jl.

Lecture du procès-verbal rapporté le 3 octobre dernier par le maire et officiers municipaux de S1 Ouen de la Rouerie contre la garde nationalle de cette paroisse qui força une armoire placée dans l'église a l'effet d'en tirer le drapeau pour le présenter a la bénédiction, et ensuite la réponse.et observations du commandant de ladite garde nationalle tendant a prouver le droit exclusif de ce corps de présenter le drapeau a

la bénédiction et d'en avoir la garde; ensemble de la lettre du recteur de ladite paroisse contenant le détail de tous les faits, il est enjoint aux parties de se conformera l'avenir aux décrets de l'Assemblée.

Séance du 21 janvier 1191. — Sur l'arrêté de la municipalité de S1 Ouen de la Rouerie par lequel elle dénonce l'enfondrenient fait à la sacristie de son église dans la nuit du 13 au 14 de ce mois, le directoire lui conseille de s'adresser à l'accusateur public.

Dol, 21 janvier 1791.

Le directoire de Dol à la municipalité de S{ Ouen de la Rouerie.

Nous avons reçu avec la lettre que vous nous avez fait l'honneur de nous écrire le 14 de ce mois [votre arrêté] au sujet d'un enfondrement commis à la sacristie de votre église dans la nuit du 13 au 14. Nous prenons le parti de vous renvoyer Messieurs, votre arrêté parla raison que la poursuite du crime que vous nous dénoncez n'est pas de notre compétence et n'appartient qu'au tribunal du district. Ainsi si vous voulez ([lie cette poursuite ait lieu, c'est a vous de vous retourner vers l'accusateur public, chargé de la vengeance des crimes. Il vous sera rendu justice.

Séance du 26 janvier 1191. — Prenant en considération une lettre et une réclamation adressée a la municipalité de S1 Ouen par le sieur Gavard titulaire d'une fondation dont les biens sont situés dans l'étendue de ladite municipalité, dans lesquelles il se déchaîne contre les opérations de l'assemblée nationale et les corps administratifs, le directoire, oui le procureur syndic est d'avis de faire passer lesdites pièces au département pour qu'il en fasse l'usage qu'il jugera convenable, en lui observant que l'oubli est la seule peine que lui ait paru mériter un libelle aussi dénué de vraisemblance que celui du sieui Gavard,

26 janvier 1791.

Le directoire de Dol a celui du département.

Nous avons L'honneur de vous faire passer une lettre et une réclamation envoyées à la municipalité de S1 Ouen de la Rouerie par le sr abbé Gavard titulaire d'une fondation dont les biens sont silués dans L'étendue de ladite municipalité. Les plaintes que cette réclamation renferme ne sont qu'une répétition des principes employés par tous les ecclésiastiques mécontents. Nous n'avons pas cru devoir donner aucune suite contre l'auteur d'un pareil libelle, dans un moment d'effervescence L'oubli nous a [tara être Ja seule vengeance qu'on doive en tirer. Au surplus messieurs vous jugerez sur le parti qu'on doit prendre.

Le directoire du district.

Séance du q février 1191. — Prenant en considération la requête de la municipalité de S1 Ouen de la Royrie par laquelle elle expose que les curé et vicaires de la paroisse refusent de donner lecture des décrets de l'Assemblée nationale et de prêter le serment prescrit par les lois sur la constitution civile du clergé, qu'ils portent plus loin leur mauvaise intention et qu'ils vont jusqu'à prêcher hautement contre la constitution; le directoire, oui le procureur syndic a arrêté d'écrire au ciin'' de S1 Ouen pour lui donner avis des plaintes formées parla municipalité de cette paroisse et le prévenir que s'il s'opiniâtre ainsi (pie ses vicaires dans une résistance condamnable a la loi. il sera forci- d'en instruire le département qui ne manquera pas de sévir contre des réfractâires.

Le directoire de Dol à M. le recteur de S1 Ouen de la Rouerie.

Dol, 5 février 1791.

Le maire et de procureur de la commune de la municipalité

de votre paroisse viennent de nous présenter une requête par laquelle ils nous exposent que vous et vos vicaires, non seule-

ment vous refusez a lire les décrets de rassemblée nationale et a prêter le serment qu'ils prescrivent, mais même que vous portez la mauvaise intention au point de prêcher contre la constitution. "Si cela est, souvenez vous. M1' que vous et vos vicaires êtes absolument condamnables et que nous ne pouvons voir que duplus mauvais œil ceux qui sont aussi essentiellement ré tract aires à la loi; ainsi nous vous engageons M1' a reconnaître votre tort et a le réparer, faute de quoi nous serons forcés d'en donner connaissance au département qui sûrement ne vous ménagera pas.

Directoire du district.

Séance du 11 février 1191. — A été donné lecture d'une requête d'un sieur Cuiller vicaire de la paroisse de S1 Ouen de la Rouerie tendant a obtenir le payement 1° de son traitement pour 1700; 2° des trois premiers mois de la présente année, sur quoi délibéré et après avoir entendu le procureur syndic, le directoire est d'avis d'observer en réponse au sr Guiller que sa demande est insoutenable dans tous les points 1° parce que son curé n'étant point congruiste a du lui fournir la pension en nature ou en argent pour 1790 sauf en avoir reprise dans le compte qu'il est tenu de rendre; 2° en ce que n'ayant point justifié de sa prestation de serment aux termes des articles (> et 7 du décret du 27 novembre dernier, il ne doit pas jouir du traitement que cette loi n'accorde qu'à ceux qui s'y soumettent et qu'il ne doit en espérer de bienfaits que par sa docilité a l'exécuter4.

Le directoire de Dol à M . Guillé vicaire de S1 Ouen de la Rouerie.

14 avril 1791.

Si la loi du 27 novembre 1790 ne vous convient pas,

l. Une lettre du département au district en date du 21 même mois de lévrier lui prescrivit de payer les fonctionnaires ecclésiastiques quoi qu'insoumis,

vous êtes le maître de ne pas l'adopter, mais, .Monsieur, vous devez garder Le silence ei ne pas abuser de votre caractère pour inspirer à des citoyens un dégoût contre les opérations de L'assemblée; elle triomphera de ses ennemis et les bons citoyens lui devront leur bonheur. Nous avons reçu des plaintes contre le c'cv^r de S1 Ouen aux quelles peut être sommes nous coupables de ne donner aucune suite, mais nous espérons tout

du temps.

On nous assure encore que cette paroisse est mal desservie, que les vicaires n'y font ni la prière ni le service, les décrets n'y sont point lus. en un mot aulieu d'être les vicaires de la

paroisse vous êtes les chapelains de M1' ' En vous expédiant

«les mandats nous ne cherchons pas a vous punir des écarts qu'on vous impute, nous vous prouvons que la loi que nous sommes chargés de faire exécuter est même attentive pour ceux qui ne lui sont pas fidèles. Ne nous mettez pas dans la nécessité de vous reprocher vos procédés, quelque rassurés que vous puissiez être, il faut craindre les inculpations lors même qu'elles ne sont pas fondées sur la vérité.

Puisse une union fraternelle et durable se rétablir parmi vous et vous faire oublier les chagrins des circonstances et a nous la douleur de les connaître et de ne pouvoir souvent les faire cesser. Si vous nous devez celle de croire que vous nous rendez justice vous nous devez celle de croire que nous ne cherchons point les coupables, nous avons etc..

A Messie/us, Messieurs les Administrateurs du directoire du district de Dot ~.

Vous représentent Marin Jouanne et Nicolas Guillé, prêtres vicaires de la paroisse de S1 Ouen de la Rouerie qu'ayant rempli jusqu'à ce jour les fonctions de vicaires dans la dite paroisse, ils n'ont reçu chacun que la somme de 350 livres qui n'es1 que h moitié du traitement de L790, décrété par l'assemblée nationale; ils «ait reçu 120 livres a valoir sur le premier

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