‹ Le clergâe et le culte catholique en Bretagne pendant la râevolution: district de Dol (volume 3)Chapitre 43 sur 130 · Arch. d'Ille-et- Vilaine, L. 2 v · texte numérisé non relu

Arch. d'Ille-et- Vilaine, L. 2 v

comparaître le citoyen François Jean Galles ex -curé constitutionnel de la commune de Tremblay qu'elle a appris être dans celle ville et auquel a été fait les questions suivantes :

Interrogé depuis quel temps il réside en cette ville ; a répondu qu'il y est depuis le 13 ct logé cher le citoyen Orieux aubergiste, qu'il s'y est retiré sur l'invitation par écrit du citoyen Barré commandant le cantonnement de Tremblay et qu'il a remis cet le pièce aux mains du citoyen Bacquetot commandant de cette place, dont il est resté saisi et lui a, le dit commandant, prescrit de se procurer un logement en ce lieu et de lui en donner connaissance.

Interrogé pourquoi le commandant de Tremblay lui a fait invitation de se rendre à Antrain et de se présenter au commandant de la place?

A répondu que le commandant du détachement de Tremblay ne lui a point dit le motif, mais qui] l'a seulement renvoyé vers le commandant de la place d'Antrain.

Interrogé s'il sait le motif qui a porté le commandant de la place d'Antrain a lui dire d'y prendre un logement ?

A répondu que le citoyen Bacquetot a écrit au général relativement a lui interrogé et qu'il devait rester à Antrain jusqu'à ce qu'il eut obtenu réponse de ce général.

Interrogé s'il a prêté les divers serments exigés par la loi des ministres du culte catholique?

A répondu avoir prêté le serment de la constitution civile du clergé, celui de la liberté et de l'égalité, de la République, de la constitution de l'an trois qu'il a acceptée sans réservation, et qu'enfin il a prêté tous les serments exigés par la loi, ajoute (|ue n'ayant pu se trouver à l'assemblée primaire pour émettre son vœu pour l'acceptation de la constitution républicaine de l'an trois, il en fit sa déclaration le lendemain entre les mains du juge de paix qui lui en décerna acte.

Demandé s'il ne s'est point rétracté du serment qu'il avait fait conformément à la constitution civile du clergé et de celui qu'il avait fait comme curé constitutionnel de la commune de Tremblay?

A répondu qu'il s'en est rétracté le 14 juin 1795 vieux style»

verbalement e1 dans le sanctuaire de l'église de Tremblay a Tissu.' de la messe du malin.

Interrogé quels motifs l'ont déterminé à rétracter son serment?

A répondu 1° parce qu'il croyait sa conscience engagée 2° parce qu'il voyait l'église tout à fait troublée et persécutée, surtout par ce que dans ce temps là on permettait aux prêtres insermentés d'exercer leur (Mille et que si lui interrogé l'eut exercé, il eut été exposé a perdre la vie par les ennemis de la chose publique et enfin que sa famille eut été également

exposée.

Interrogé pourquoi il trouvait sa conscience plutôt engagé au 14 juin 1795 (pic dans les temps ou il a prêté les différents serments ?

A répondu que sa conscience se trouvait alarmée en voyant que les mariages qu'il avait administrés était réhabilités par Les prêtres insermentés qui les regardaient comme nuls.

Interrogé s'il persiste dans les mêmes sentiments, et enfin s'il n'a pas été sollicité, et par qui, a se rétracter publiquement de son serment ?

A répondu qu'il n'a jamais trouvé rien de contraire à la religion catholique dans la constitution civile du clergé, qu'il n'a point été sollicité a se rétracter et qu'il ne persiste plus dans sa rétractation.

Interrogé quel lieu il a habité depuis le 14 juin 1795 (vieux

styh').

A répondu qu'il a demeure à Rennes jusqu'au 17 du mois d'août iv. s.) depuis, chez son père, a l'exception d'un mois qu'il a habité dans la commune de Komazy a l'époque ou les chouans incendièrent l'église de Tremblay et pour se soustraire a leur cruauté; ajoute aussi qu'après s'être soumis aux lois, le mécontentement qu'il éprouva d'avoir été mis en arrestation au M' Sf Michel l'avait dégoûté et avait été un motif de sa rétractation.

Desquelles déclarations lecture lui est faite a déclaré que ses réponses sont sincères et véritables et y persister et a si-

gné a la minutie.

F. J. Galles.

Vu ce qui résulte de l'interrogatoire que l'administration municipale a fait subir ce jour au nommé F. J. Galles ex curé constitutionnel de la commune de Tremblay, Jes administrateurs municipaux considérant 1° que le dit Galles a reconnu s'être rétracté de son serment le 14 juin 1795 verbalement et a l'issue de la messe du matin, 2° qu'il se trouve compris dans l'article deux de la lettre adressée a cette administration le 8 germinal dernier par les administrateurs du département dllle et Vilaine, arrêtent, après avoir oui le commissaire près cette administration que le dit Galles sera provisoirement constitué à la maison d'arrêt de cette commune, pour être traduil par la première occasion sure devant l'administration du département dllle et Vilaine.

Fait et arrêté le 17 prairial an quatre de la République française un,e et indivisible, signé à la minutte.

Anger pr*, Pichart ag*. Lecompte, François Georges, adjoints, Perrin comre du directoire exécutif.

Renvoyé à la commune d'Antrain pour y rester en surveillance jusqu'à décision du gouvernement.

Rennes 23 prairial an quatre.

Signé : Les Administrateurs du Département.

3 vendémiaire an VI (24 septembre 1797)

Compte rendu de la fête des vieillards et de la fondation de la république et serment solennel de toutes les autorités du canton de vivre libre ou mourir, de haine a la royauté et a l'anarchie, de fidélité et attachement a la constitution de l'an trois *.

Signé : Leray prêtre, etc..

Nous soussigné agent et adjoint municipal de la commune de 1. Registre de la municipalité du canton de Saint-Marc-le-Blanc.

S< Christophe de Valains, certifions que le citoyen Aime François Leray prêtre âgé de 70 ans (aille de quatre pieds onze pouces. cheveux H sourcils gris, nez ordinaire bouche moyenne, menton rond, visage rond et vermeil réside sans interruption dans cette commune depuis six ans passés jusqu'à ce jour; fait et délivré le présent certificat de résidence à S* Christophe de Valains le huit prairial an sept 27 mai 1799) l.

1. Registre de la municipalité du canton de Saint-Marc-le-Blanc.

COMMUNE DE CHAUVIGNÊ

Population : en 1792 972 h,

en 1902 1,129 h,

NOTICE

Jean-Baptiste Galon9 de Chauvignê, /ils de Jean Galon et de Michelle du Jardin, vecteur depuis le lo novembre 1766, prêta serment le 6 janvier 1791 et mourut le 14 avril suivant âgé de 67 ans, laissant une partie de sa fortune aux pauvres.

Son ricairc Julien-Jean faifTarcl, de Bennes, fils de Pierre Giffard et (te Jeanne Chartier, ne fit sa prestation de serinent que le 27 ferrie/' et se rétracta environ nu an après. Mort curé de Poligné le 20 mai 1806 âgé de fn'> ans.

Le citoyen Julien-Jean Berel, de La Bazouges-du- Désert, fils de Joseph Berel et de Marie Fontaine, vicaire constitutionnel de Gahard, élu le 3 avril 1792, ne fut installé à la cure de Chauvignê en remplacement de M. Galon que le LU, juste un an après le décès de celui-ci. — Sur la liste des pensionnés du 20 septembre Ï79k, il est porté sans désignation de résidence. D'après M. Guillotin de Corson « il rétracta son erreur vers 1 895 et en demanda publique nient pardon les larmes aux yeux K » Fut alors nommé curé d'office de l'Hermitage, puis recteur de Pleine- Fougères il 803-1 827 ) et mourut à 68 ans le 1 ."> juin 1831 en sa demeure à La Soc, commune de La Bazouges-du-Désert.

Joseph-Anne Durocher, fils de François Durocher et de Marie Jagault, curé constitutionnel de Saint-Hilairedes-Landes, était originaire de Chauvignê.

Le recteur concordataire en 1803 fut un prêtre insermenté originaire de La Bouexière, Pierre Vallée, qui mourut recteur deXhâteaubourg en 1831.

1, Les Confesseurs de la Foi, p. 194.

DOCUMENTS

Registre des délibérations de la Municipalité de Chaicvigné.

8 avril 1790.

'fous les propriétaires de bancs bancelles seront tenus de représenter leurs litres de propriété dans quinze jours de la publication de la présente délibération a faute de quoi ils seront regardés comme des concessions purement féodales et usurpées, en conséquence ils seront expulsés.

Voulant procurer a tous les particuliers qui désireront être assis pendant les offices (sic), la municipalité a chargé M. Robinault un de ses membres de l'aire faire une douzaine de chaises qui seront payées deux liards pour chaque office par ceux qui les occuperont, aux mains du trésorier qui sera a la tasse a la grandmesse ; qu'il sera libre a toute personne de se procurer une ou plusieurs chaises a l'année en payant une livre cinq sols pour chaque chaise qui sera placée dans l'église sur laquelle ils metteront leur nom.

12 septembre 1790.

Evaluation des biens ecclésiastiques :

Cure de Chauvi gné. Titulaire Jean Baptiste Galon âgé de ()(> ans; collateur ecclésiastique :

L'ordinaire. Canton d'Antrain.

Le presbytère, grange, cellier, ('table écurie fournil jardin et cour montant viron un journal estimés valoir de revenus 72 liv.

Le trait de la Moisanday dont jouit M. le recteur. 600

Les novalles et dîmes vertes dont jouit encore par main notre recteur 100

M" du grand séminaire lui payent chaque année 20

.1 reporter . 792

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Report 702

Le trait de Couvi affermé à Joseph Angèr. . . 400

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