COMMUNE DE MARCILLÉ-RAOUL
Population en 1792 705 h.
en 1902 901 h.
NOTICE
Recteur, pourvu le 19 janvier 1168, Julien Butel, de Marcillê; refusa de prêter serment ainsi que son vicaire, Michel «le Moytaux. Sont l'un et Fan Ire enfermes d'abord à Saint-Melaine, ensuite à la Trinité et en octobre 1193 et nul ails au Mont Saint-Michel. Furent rendus à la liberté le 23 septe?nbre 119k. M. Butel mourut âge de 11 ans, ii Bazouges, chez M. Guérin, notoire, son parent, le 10 floréal an IX (30 avril 1801). Il était fils de Julien Butel des Touches et de Jeanne Gibouin.
Son successeur conformiste a rail été installé le 5 août 1192. C'était un vicaire de Toussaints de Rennes, originaire de Pacé, nommé Julien-Mare Legenclre; officier public, 28 avril 1193; membre du comité de surveillance, 27 octobre suivant ; condamné à la déportai ion, le 7 avril 119k pour délation mensongère à l'égard des membres de la municipalité de Bazouges; amnistié le 1 février H95 en vertu d'une loi d'amnistie générale.
Son vicaire, Pierre Gibouin, installé le 7 octobre 1792, devint curé constitutionnel de Saint-Léger le mois suivant, de sorte que cette paroisse parait avoir été pendant plusieurs années sans culte officiel.
Le 29 avril 1801, un assermenté, Philippe «Jouan, est
1 Le 10 mars 1701 fut vendue [tour 12,000 liv. la métairie de la Maison- Blanche, dépendance de l'abbaye de Saint-Melaine.
La vente des biens de la fabrique, le lô février 1793, s'éleva à <x.)i) liv., '•I celle de la maison, jardin et xcr^T. dépendant de la chapellenie de Marcillê, le lô prairial an II. à 4,000 liv
admis par la municipalité à exercer le culte catholique en l'église paroissiale.
Recteur en ISOS M. Louis Duvul, qui passa /'année suivante à la cure de Cuguen.
DOCUMENTS
Le registre destiné aux délibérations de la municipalité de Marcillé Raoul est chiffré et paraphé « par nous Butel recteur » ce 8 mai 1790.
8 janvier 1792.
Les trésoriers de cette paroisse pour Tannée 1792, Julien Houitte et Georges Besnard sont chargés de deux croix d'argent, deux encensoirs et deux navettes, deux bénitiers, un mortier de cuivre, onze nappes garnies, 14 sans garnitures, douze, chandeliers de cuivre, de quelques chiffons de nappes, quatre bons essuie-mains et quelques autres mauvais.
A Messieurs les administrateurs du district de Bol '.
Le conseil général de la commune et plusieurs autres citoyens de la communauté de Marcillé Raoul soussignés,
Sur les déclarations faites par écrit au greffe de notre municipalité, par Jean Marie Torchaussé demeurant au village de la Courteraye en cette paroisse qui s'est présenté à Mr Butel curé de cette paroisse le 16 mars dernier pour se confesser de ses péchés, il lui a demandé premièrement s'il avait été à la messe des intrus, lui a répondu qu'il y avait été environ cinquante fois; ensuite le curé lui a répliqué que s'il voulait changer de loi. attendu que ce n'était que de la canaille qui voulait faire une mauvaise loi, et lui promettre de ne pas retourner a leurs messes qu'il allait le confesser.
Le déclarant lui a dit qu'il prendrait la messe où il la trouverait, de manière qu'il l'a refusé en lui disant : puisque vous
1 . Sans date, mais antérieur au G avril l?i>2. — Archives de Dol et registre de la municipalité de Marcillé, et Bulletin de Rennes, tome XV, pa^u 54.
ne voulez pas vous changer, je ne confesse point des gens de cette loi. vous n'avez qu'à aller a confesse à Sens.
En second lieu s'est déclarée le 24 mars dernier Marie Amice femme de Jean Brandonneur de ce bourg, s'être présentée le 19 mars au tribunal de Mr Desmoiteau. notre vicaire, pour se confesser. 11 lui a demandé si elle était de la Nation, elle lui a dit que oui. il lui a défendu d'aller à sa messe ni a confesse a ses prêtres jureurs et que si elle y allait et en avait l'absolution, quand ils lui présenteraient la sainte hostie qu'il fallait mieux la prendre et la fouler aux pieds ou bien la jeter dans la gueule d'un cochon que de la recevoir de leurs mains, qu'il y aurait moins de péché et même que si elle était à l'article de la mort, qu'il ne la confesserait pas.
Et grand nombre d'autres personnes qui nous ont déclaré verballement avoir été refusées tant du curé que du vicaire, ce qui met tout le monde dans le désespoir, en leur disant qu'ils sont damnés à tous les diables de l'enfer. Ainsi Messieurs, nous vous prions de faire régner la paix et l'union parmi nous et de mettre fin a ces désordres.
Nous sommes Messieurs avec un profond respect vos très humbles et très obéissants serviteurs.
François Gohon maire, Michel Giffard offr mal. Joseph Phelipot, Pierre Launay, Jean Launay. J. Besnard off1* mal, Michel Buisson, Joseph Thorel, Jean Crosnjer. Joseph Jamot, F. Gohon, Jean Goron, Jean Anger, J. Coupé, Julien Thorel secrétaire, Joseph Jamet. Joseph Meignan.
Sans approbation des déclarations faites par les particuliers référés au présent.
Gilles Anger.
A Me Lemoine, accusateur public à Rennes K
Du 6 avril 1792, l'an 4e de la Liberté. Monsieur, Nous avons l'honneur de vous addresser deux requêtes l'une
1. Arcli. départ., district de Dol, registre de la correspondance (2 L. 25).
contre les prêtres de Rimoux et l'autre contre ceux de Marcillé- Raoul; vous y verrez combien sont fondées les plaintes des signataires, et quel mal la doctrine grossière de ces fanatiques peut faire dans les campagnes, où la simplicité et la crédulité ont toujours conservé leur reigne. Nous vous prions. Monsieur, de vouloir bien adresser vous même ces pièces à M1' Goron, juge de paix du canton de Bazouges, dans lequel sont situées ces deux paroisses, pour qu'il poursuive les accusés avec célérité et justice ; nous ne pouvons vous cacher que si nous vous adressons à vous même ces pièces, c'est que nous sommes persuadés que par votre ordre et votre surveillance sur ce Mr Goron, juge de paix, la loi ne sera pas sans exécution entre ses mains, et que si nous prenions le parti de les lui addresser directement et de lui dénoncer les coupables, sa létargie incivique leur assurerait l'impunité sur laquelle ces hipocrites incendiaires fondent leur espoir.
Enfin. Monsieur, le sr Goron sera toujours un homme inactif quand il lui faudra sévir contre ses sectateurs: veuillez étendre et diriger vos pouvoirs sur lui; sa conduite antipatriotique et antipacifique mérite vos premiers soins.
LES ADMINISTrs DU DISTRICT DE DoL.
Les Adm du département a M*s du directoire du district de Bot * .
Rennes 5 mai 1792
Nous avons l'honneur, Mrs. de vous communiquer un procès verbal qui nous a été adressé par le secrétaire de la commune de Marcillé Raoul; il constate une assemblée de prêtres ((ui s'est tenue chez le curé de cette paroisse, la descente que des officiers municipaux et des membres de la garde nationale ont faite pour séparer cette assemblée et les obstacles qu'ils ont éprouvés. Nous vous prions M,s de nous donner vos observations et votre avis sur cette affaire.