Arch. dép., L. V. 1 R
renvoie au lieu de leur naissance. M. Mondin n'est point né à Ëpiniac et Saint-Brolade n'est pas à trois lieues des limites de votre paroisse. Renvoyez donc ce prêtre, au reçu de cette lettre, au lieu de sa naissance ou au moins à trois lieues des limites de sa paroisse.
Quant aux trois autres prêtres de Pleudihen, il est bien singulier que vous les souffriez habiter ensemble au village de Pontceau eux qui ont été chassés de la paroisse où ils étaient nés; renvoyez-les chez eux ou au moins dans leur district et leur département, nous avons assez des nôtres sans nous charger des autres. Nous vous prions, nous vous chargeons expressément, messieurs, de faire ce qui convient pour le bien et l'ordre et de nous en rendre compte.
Parmi les prêtres de Pleudihen. il y en a peut-être un qui, à raison de sa mauvaise santé attestée, a obtenu notre agrément pour prendre les eaux à une fontatne nommée...? cette permission a un délai qui est sur le point d'expirer; quand il n'y en aurait qu'un moment d'écoulé, elle se trouve révoquée par le seul fait qu'il trouble l'ordre public. Un grave soupçon suffirait même pour les écarter tous.
Votre zèle et votre patriotisme nous garantissent votre exactitude à faire exécuter les lois, nous y comptons absolument. Serait-il possible que des hommes instruits de leurs droits souffrent un curé dire en chaire que les sacrements administrés par les prêtres assermentés sont de nulle valeur et des sacrilèges. On vous accuse de l'avoir entendu dire à celui de votre paroisse, si cela est, indiquez-nous des témoins et soyez sûr qu'il apprendra que les loix qu'il ne sait pas respecter ont le droit et les moyens de punir ceux qui les méconnaissent. ~
84 COMMUNE D'ËPINIAC
Epiniac, 13 mai 1792.
A Messieurs du district de Dol
... A 1 égard des prêtres restant dans notre paroisse, nous n'avons connaissance que du sieur Louis Guillier. notre curé, âgé de 57 ans, et le sieur Louis Lefrançois, notre vicaire, âgé de 60 ans, lesquels sont occupés journellement à l'instruction des enfants, à l'administration des malades et aux offices journaliers qui se font à l'église.
Nous sommes, Messieurs, etc.
Jean Sorre. maire; Levesque. etc. *
20 juin 1192. — Sur ce qu'il a été représenté que lors de la dernière réunion électorale du district de Dol, il fut entre autres cures pourvu au remplacement de celle d'Ëpiniac, dont le curé a été. par de soi-disant opinions religieuses, détourné de l'obéissance à la loi du 26 décembre 1790, qui exige le serment des ecclésiastiques, fonctionnaires publics, que le sujet qui fut élu légalement à cette cure ne s'étant pas rendu à son poste quoi qu'averti par Mr le Président de ladite assemblée et par des invitations ultérieures, il est urgent de pourvoir provisoirement à la cure d'Ëpiniac pour extirper de cette paroisse les dernières racines du fanatisme religieux et des dissensions intestines que les sr8 Guillier et François, curé et vicaire, ne cessent d'y alimenter avec impudence et précaution, les administrateurs susdits, considérant que le sr Guillier, faisant fonction de curé actuel non assermenté d'Ëpiniac, est démis de cette place faute à lui d'avoir fait le serment prescrit par la loi et de s'être présenté avant le dépouillement du scrutin de l'Assemblée électorale; considérant aussi combien il est im-