Mairie de Dol
Je soussigné, prieur de l'abbaye de Notre-Dame de Prières, certifie le présent extrait véritablement conforme à l'original à nous resté à l'abbaye de Prières, ce deux nov. 1790.
Fr. Urb. Bodeau. prieur de Prières.
Nous, maire de la paroisse de Billiers, certifions que la signature apposée à l'extrait cy-dessus est véritablement celle de M. Bodeau, prieur de la cy-devant abbaye de Prières, et que foi doit y être ajoutée.
A Billiers, 7 novembre 1790.
Béret, maire de Billiers.
Paris, rue de la Harpe, 67, le 3 avril 1791.
A Messieurs du district de F)ol.
[Le signataire de cette lettre explique qu'en 1745 Louis XV donna à « François l'abbé Devese » une pension brevetée de 800 livres sur l'abbaye de la Vieuxville, en mémoire de deux de ses frères tués l'an 1734, au service de Sa Majesté, à la bataille de Guatemalla, en Italie, que cette pension a été réduite à 560 livres en 1760, et qu'on lui redoit les années 1788 et 1789.]
... Votre place veut que vous rendiez justice à qui elle appartient, que vous disiez in petto, il n'est pas juste que M. de Labintinaye, riche à 15 à 18.000 livres de rentes, retienne arbitrairement les revenus de celui qui n'en n'a que 1,146 liv., il n'est pas juste qu'un jeune homme fasse la loi à un autre de 66 ans qui doit sa pension à la mort de deux frères, au lieu que M. de Labintinaye doit à la faveur ses trois bénéfices. Ce sont les réflexions que vous laisse faire celui qui a l'honneur
d être avec respectueuse considération. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,
L'abbé Dbvèse '.
Dol, 14 avril 1791.
Au département.
Messieurs.
Nous avons l'honneur de vous adresser le compte que nous a présenté le prieur de la ci-devant abbaye de la Vieuville. Nous n'y joignons point de mandats parce qu'il est possible que vous n'adoptiez pas notre liquidation ; nous vous prions de peser les raisons qui nous ont déterminés dans cette opération.
Les religieux laissèrent, à la vérité, des dettes considérables ; ils laissèrent à peu près de quoi les acquitter, mais la mauvaise administration qui a dérangé cette maison est antérieure au gouvernement du prieur actuel, sur la probité duquel il n'y a qu'une opinion.
Il était difficile de connaître ce qui devait être à la charge des religieux ; ils ne se chargent dans leur compte de 1790 que de 2,241 liv. 91 s. 6 d.. cela ne nous a pas paru suffisant. Chaque religieux n'aurait consommé que 448 1. 5 s. 11 d.; nous avons pensé qu'il avait pu dépenser 600 fr. Mais comme la recette excède la dépense de 360 1. 7 s. 6 d., les 1,500 liv. qui leur revenaient entre tous se trouvent réduites à 1,1391. 12s. 6d., dont le cinquième est de 227 1. 18 s. 6 d.. qui, jointe à la somme de 450 pour les six premiers mois de 1791. font pour chacun celle de 677 liv. 18 s. 6 d., et en totalité celle de 3.389 1. 12 s. 6d.
Nous sentons que cette liquidatiou peut être favorable, mais d'un côté nous avons considéré que ces religieux doivent eux-