louis Flour qui n'a pas accepté
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l'assiduité, ni les travaux auxquels vous ne voulez pas sacrifier les moments dune vie tranquille, que vous chérissez. Pourrions-nous donc nous flatter de votre condescendance à nos vœux, veuillez nous communiquer vos intentions et nous mettre à lieu d'extirper la dernière racine du fanatisme qui a régné ici ; elle n'existe plus que dans l'homme qu'on a nommé provisoirement à cette place. Ce ne sera point à un homme vivant que vous succéderez puisque le véritable chapelain vient de mourir et qu'il n'est point remplacé. Le sieur Gillot. desservant actuel de cette place, ne l'occupe que momentanément et ne se prévaut point d'être titulaire. Que le serment du mois de novembre 1790 ne vous effraye pas. vous en serez dispensé, vos vues sages et pacifiques sont pour nous un sûr garant de votre conduite.
La rétribution annuelle est de deux cents livres et les obligations du chapelain sont concentrées dans l'intérieur de la maison. Nous pensons que cela s'accordera parfaitement avec le parti que vous semblez avoir pris; si vous aviez la commodité de vous transporter au directoire, nous converserions ensemble, nous recevrions avec satisfaction votre détermination et nous vous renouvellerions les sentiments de fraternité qui nous attachent à vous.
A Messieurs du département d'Ille-et- Vilaine.
Louis-Marie Manigault, ex-Bernardin, actuellement vicaire à Betton, pensionné suivant son âge et son ordre à la somme de neuf cents livres par an, s'étant présenté plusieurs fois devant vous. Messieurs, pour recevoir ses honoraires tant comme pensionné que comme vicaire, s'étant toujours rendu utile depuis qu'il est sorti de son cloître, il vous expose que malgré les voyages réitérés tant audit Dol qu'au district de Rennes, comme vous pouvez le voir par vos signatures, Messieurs, on ne cesse de lui trouver quelques difficultés,
comme par exemple d'être muni dune quittance de capitation et de don patriotique; de sa capitation, il en a la quittance; mais pour son don patriotique, comment voulez-vous qu'il ait pu le payer, n'ayant rien perçu depuis le mois de juillet 1791, tel que vous pouvez le voir par les mandats qu'on lui a rendus et non acquittés ; en conséquence. Messieurs.
Il demande de votre justice et de votre intégrité, ordonner aux messieurs du district du Dol de lui payer ce qui lui est dû légitimement, attendu son urgence, et de retenir sur icelui dû son don patriotique et ferez justice.
Rennes, ce 17 juillet 1792