Dossier Robidou
Lanhelin ; Lemarié. ci-devant vicaire de Baguer-Morvan ; Dauvin, célébrant la messe, ex-curé de Tressé ; Pigeon, de Lillemer ; Delalande, de Lillemer; Marie, de Dol, et Gaudel, de Plerguer. ex-vicaire, et Jean Pitoys, curé de notre paroisse, lesquels se sont tous retirés sans passeports de notre part également; que ledit Pitoys. notre curé, qui a évadé environ le 15 mars dernier 1792. sans passeport de notre part et sans que nous puissions savoir où il peut être ni les autres prêtres. Marie, dont est parlé ci-dessus, a fait un baptême. Nous, maire et officiers municipaux de ladite paroisse de Vildé-Bidon, certifions avoir fait la présente liste le plus exactement possible ; en foi de quoi nous avons signé, ce 8 février 1793. l'an deuxième de la République française.
Pierre Lamaire, proc. Koussin, maire, etc.
Registre du général de la paroisse.
Nous, maire et officiers municipaux de la paroisse de Vildé- Bidon et procureur de la commune, nous sommes ce jour, 7 juin 1793, assemblés en corps politique dans la salle de nos séances pour délibérer au sujet de porter nos vases sacrés et notre croix de bois couverte d'argent au directoire de notre district suivant les loix. En cet endroit ont comparu Malo Despeaux et Julien Lecarmure, citoyens de notre province, lesquels nous ont défendu de les porter à peine de violence de leur part. Malo Despeaux nous a dit : « Portez-les pour les avaler, » et de peur de révolte, nous craignons de les porter.
Fait en municipalité, etc.
Directoire du district.
25 nivôse an 2 (14 janvier 1794). — Sur l'information donnée à cette administration qu'il existe encore dans la commune de Pleine-Fougères une lampe, une vierge, deux calices avec leurs platines qui ont été cachés pour les soustraire à la nation.
que la municipalité de Vildé-Bidon n'a point encore déposé à ce directoire l'argenterie et effets de son église, les administrateurs, etc.. considérant que ces deux municipalités ont fermé les yeux sur les différentes invitations qu'elles ont reçues d'apporter les effets à ce directoire pour le mettre à lieu d'en faire l'envoi conformément à la loi du 10 septembre 1792; qu'une telle désobéissance à la loi mérite une punition prompte, arrêtent de nommer un commissaire à l'effet de se transporter dans lesdites communes, y faire les perquisitions nécessaires et faire apporter à ce directoire les objets sus-mentionnés et autres appartenant à la nation, lequel commissaire pourra se faire seconder d'une force armée, et le tout aux fins des municipalités qui ont négligé de faire leur devoir et ont nommé pour commissaire le citoyen Moquet; 2° ont de plus nommé le citoyen Moquet pour faire l'inventaire estimatif des effets mobiliers appartenant au ci-devant recteur de Vildé-Bidon, qui peuvent se trouver dans cette commune, etc.
COMMUNE DE ROZ-LANDRItfUX
NOTICE
Population en 1792 1,017 h.
— en 1794 1,179 h.
Vildé-Bidon... 197 h
— en 1902 1,575 h.
Le recteur de Roz-Landrieux, Jean ilouezan. titulaire de la chapellenie de Saint-Jean-Baptiste de Bellenoè, en Carfantain, mourut insermenté le 20 mars 1191, et son vicaire, \\. Metieiist, s'expatria à Jersey.
Philippe Jeune, prêtre de la cathédrale, élu le 29 mai à cette cure, prit comme vicaire, le 18 décembre suivant. M. Pierre Mauger. Ce dernier, à son tour, fut élu le 15 avril 1192 curé de Baguer-Morvan; mais M. Jeune étant venu à mourir le IL mars 1193, il abandonna Baguer-Morvan pour revenir exercer son culte à Roz-Landrieux. Un an après, il renonce à toutes fonctions sacerdotales et disparait du pays.
En celte paroisse existait un membre de V abbaye du Tronchet, le prieuré de Saint-Pierre et Saint-Paul, dont le titulaire était Clément-Louis Toché, religieux, bailly doyen des religiuses bénédictines non réformées de l'abbaye royale de Saint- Martin de Troart, au diocèse de Bayeux.
Le recteur insermenté d'Aucaleuc, Charles Saint-Pez, né à Roz-Landrieux le 19 juin llk9, de Jacques Saint-Pez, sieur de Langle. et de Françoise Péan. passa à Jersey le 15 septembre 1192, revint deux mois après dans le pays de Dol et, ayant été arrêté le 28 avril 11 9k, fut condamné à mort le 1k mai par la commission militaire de Saint-Malo 4.
Recteur en 1803, 11. François-Louis Cuguen.
1. Voir la notice que lui a consacré M. Guillotin de Corson dans les Confesseurs de la Foi, p. 106.
DOCUMENTS
Le 2 septembre 1190. — [La femme Lefébnre, traiteuse dans la maison de M Chevalier, place Cupif. à Angers, demande au district de Dol qu'il donne son revenu à M. Toché, depuis six mois en pension chez elle sans qu'il lui ait payé un sou... « Il habite chez M. Aubrée, rue Saint-Michel, une chambre garnie... on ne vit pas de l'air du temps, j'ai d'autres pensionnaires ecclésiastiques qui sont payés et me donnent des acomptes. »
Directoire du district.
22 octobre 1100. — M. Toché. titulaire du bénéfice de Saint Pierre et Saint-Paul en la paroisse de Roz-Landrieux, demeurant à Angers, persiste à demander l'attouchement des jouissances de son bénéfice sur le prix desquelles il prie le directoire de retenir sa contribution patriotique sans en désigner le montant. Le directoire a répondu à M. Toché que c'est au lieu de son domicile qu'il doit faire sa contribution patriotique.
[La lettre qui lui est écrite le jour même se termine ainsi : « ... l'exécution de la loi ne doit répugner à personne et surtout à un bon citoyen. 11 serait inutile. Monsieur, de nous écrire de nouveau sur le même sujet, faites votre déclaration patriotique, justifiez-nous en avoir acquitté le premier terme, et nous ferons tout ce qui conviendra pour vous faire jouir des dispositions de la loi. »
Voici quels étaient les revenus du bénéfice de Saint-Pierre et Saint- Paul d'après le rapport du procureur-syndic, lu en séance du directoire de Dol le 24 janvier 1791. « Pierre Lebigot jouissait par bail authentique des dixmes dudit prieuré moyennant six cent soixante livres par an a charge d'acquitter en outre les décimes et la desserte des messes dues par ce bénéfice dont lestimation n'a point eu lieu: par la déclaration du
13 novembre 1790, et suivant une autre déclaration du 4 de ce mois, Yves Touzé a déclaré qu'il jouissait verbalement de la maison et du jardin dudit prieuré à raison de trente-six livres par an. »
C'était le curé de Bobital, M. Lochet, qui s'était entendu avec le décimateur Lebigot pour dire les messes; nous ignorons combien il touchait de ce dernier pour cette charge.!
18 décembre 1191. — [Pierre Mauger prête serment en qualité de vicaire de la paroisse.]
25 octobre 1192. — [Le directoire du district reçoit les plaintes du curé de Roz-Landrieux au sujet d'un enfant qu'on refuse de faire baptiser à l'église.]
Le 18 mai 1193. — ... Vu l'attestation des Maire et officiers municipaux de la commune de Roz-Landrieux du 9 de ce mois, que le citoyen Pierre Mauger. prêtre, a depuis le 11 mars dernier, jour du décès du citoyen Philippe Jenne, lors curé de ladite paroisse de Roz-Landrieux, fait toutes les fonctions curiales en icelle paroisse ; et sur ce qu'ils nous ont témoigné verbalement leur désir que ledit Mauger soit nommé provisoirement à la cure de leur commune,
Les administrateurs du district de Dol, après avoir entendu le procureur-syndic, ont provisoirement nommé le citoyen Pierre Mauger, prêtre, à la cure de la paroisse de Roz-Landrieux, pour en faire les fonctions jusqu'à nouvelle élection, au lieu et place du citoyen Jenne, curé décédé, et ont arrêté que ledit Mauger recevra le traitement dû à la cure à compter du 18 may et que ce dernier se retirera vers le citoyen-évêque du département d'Ille-et-Vilaine pour recevoir 1 institution canonique.
1er août 1193. — Sur l'exposé de Julien Turel, que Jean Turel, officier public de la commune de Roz-Landrieux refuse d'enregistrer son enfant pour le motif présumé de n avoir pas fait porter son enfant à l'église, lesdits administrateurs ar-
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rêtent d'écrire à l'officier public de Roz pour l'inviter à faire l'enregistrement de cet enfant en lui observant qu'il ne peut valablement s'y refuser.
le' août 1793
Le directoire, de Dol au citoyen Jean Turel, officier public de Roz-l.andrieuoc.
Julien Turel nous expose que vous vous refusez à enregistrer son enfant: il ne nous donne pas le motif de votre refus, mais il nous a paru qu'il n'a pas porté son enfant à l'église et que ce serait le motif de votre refus. Ce n'est pas une raison qui puisse vous porter à ne pas enregistrer son enfant, et quoiqu'il est à désirer que tous les citoyens tinssent une con~ duite uniforme, nous vous engageons à faire l'enregistrement.
Roz-Landrieux 12 ventôse an II (2 mars 1794) *.
Aux citoyens administrateurs du district de Dol.
Je vous préviens, citoyens, que je me suis présenté à la chambre commune de la paroisse de Hoz-Landrieux où j'ai dit que je prétendais abdiquer et abdiquais en même temps mes fonctions de prêtre, voulant absolument me conformer aux lois et toujours comme j'ai commencé en vrai républicain, vrai sans- culotte, que je ne pouvais, leur ai je dit, leur remettre mes lettres de prêtrise parce que l'arrivée des brigands m'avait mis dans une telle épouvante que pour ainsi dire tout hors de moi-même j'avais jette dans le feu plusieurs lettres qui faisaient foi de la scélératesse de ces monstres, parmi lesquelles s'étaient trouvées mes lettres de prêtrise que j'entendais leur remettre par la présente déclaration.