N. NNE. NE. ENE. E. ESE. SE. SSE
Cirrhi et cirrho-strati ...4 â 9 534 3 4 4
Cirrho-cumuli 8 4 48 3 47 4 4 3
Total 9 627 838 4 5 4
S. SSW. SW. WSW. W. WNW. NW. WNW.
Cirrhi et cirrho-strati ...9 0 4 2 4 0 4 2
Cirrho-cumulL 2 3 43 2 40 4 5 4
Total 44 3 44 4 44 4 9 3
(i) TON Dakckelman, Mémoire, etc., p. 41.
(s) R. P. DE Heht, Observations météorologiques faites à Kimuensa.
Les indications de ce tableau $e rapporicnt à la saison dts pluies; en saison sèche, comme nous Pavons dit il y a un instant, toiis les courants supérieurs viennent de la partie de Thorizon tournée du coté de Toccidcnt.
On voit que sur 160 directions de nuages supérieurs notées d*octobre à mai, pi es de la moitié, ou 73, appartiennent è la région comprise entre TE. et le NE. L*E., principalement, est le. point dorigii.e des eirrhi.
Pour les ciriho-cumuli, qui flottent à une hauteur moindre dans Tatmosphère» on remarque un maximum secondaire dans la direction SW.-W., maximum qui s'étend jusqu^au S. si Ion fait entrer en ligne de compte les eirrhi. Ces derniers, en effet, semblent venir presque aussi fréquemnient du S. que du NE.
Il faudra néanmoins un plus grand nombre d*observations pour asseoir définitivemi nt cette dernière constatation.
L orage est un phénomène très fréquent à rinlérieur du Congo; dans la région équatoriale il se produit à toutes les époques de Tannée; au sud de celte région il n'apparaît que dans la saison des pluies.
Dans le bas et le moyen Congo, les orages \iennent pour la plus grande partie de Test.
« Ceux du nord-est sont généralentent les plus forts ; dès leur apparition, — lorsque s*élè\ent les nuages de couleur euivrée ou noir de jais, parfois à contours de couleur louge sang, d'aspect fort menaçant et non toujours précédés d'un voile de cinho-strali comme dans les orages européens, — on peut distincterne nt suivre Tapproehe du veut orageux. Derrière ces épaisses nuées orageuses» s'éiendant en forme de dôme, s*élève un segment d'un gris uniforme, représentant la zone de pluie. L*air est calme ou un faible vent du sud-ouest souffle jusqu'à ce que le serment ait atteint une hauteur d'environ 70* au-dessus de l'horizon; alors le Ncnt du nord-est s'annonce par une secousse soudaine qui fait trembler les maisons et soulève en toutbiilons la poussière et les objets légers; il tombe quelques gouttes, puis l'ouragan sévif pendant 10 à 20 minutes, fouettant sur son passage des torrents de pluie. Sa violence diminue toutefois très lapidement, tandis que la pluie et les décharges électriques durent quelque temps encore (i). •
Plusieurs orages venant de directions différentes se présentent parfois en un même jour.
Les orages observés à Vivi durant la période des pluies 188S-I883 ne surpas* sèient en force les orages européens que par le nombre beaucoup plus grand d'éclairs et la moindre fréquence des roulements de tonnerre.
« Les orages, et la pluie qui les accompagne, accusent quanta leur fréquence une période diurne caractérisée, lis éclatent de préférence entre minuit et demi
(i) VON Oakckelhak, Mémoire, etc., p. 50.
et S heures du malin, et entre S et 8 heures du malin, puis entre 1 et 3 heures de Taprès-midi et, le plus souvent, entre 6 V, et 9 heures du soir (i). »
Les cas de tonnerre lointain, sans orage sur la station même, sont nombreux.
On signale relativement peu de coups de foudre, mais en réalité il esté penser qu^ils sont assez nombreux et que Tépaisseur des forêts, où Ion ne s'écarte pas des chemins tracés, doit seule empêcher de constater tous les cas (2). Du reste, sur la route des caravanes, il est à remarquer que la saison des pluies y amène la chute de beaucoup d*arbres brisés et si, pour tous, la foudre n*est pas la cause de leur chute, pour d*ftutres il n*y a aucun doute à avoir.
Le nombre de jours de tonnerre est très grand pendant toute la durée de la saison des pluies, et toutes les fortes pluies sont accompagnées de manifestations électriques.
Ce nombre subit d'ailleurs IVffet de la variation dans Fintensité des pluies. Ainsi, à Banana, la comparaison des relevés de 1890, 1891 et 1894 montre que le nombre de jours de manifestations électriques y subit directement Tinfluence de la saison des pluies.
1890. . . . 3S6 mm. d'eto, 8S jours de plale,^ 3t joan de tounerre. 4801. ... 710 - eO — 35 - 1894. . . . SSl - 138 - 91 —
Nous ferons remarquer encore qu'en quatre ans il n'y a eu aucune manifestation électrique pendant les mois de saison sèche. Ce fait se retrouve également à Vivi, k Congo da Lemba, etc. De même, dans le haut Congo, le nombre des phénomènes orageux diminue-t-il pendant les mois de sécheresse relative.
Nous donnerons au sujet de la direction des orages les quelques renseignements qui suivent:
N. NE. E. SE. s. SW. W. NW. Banana 3 3 3 4 0 0 1 0
vhi a 30 if 1 a 4 s a
Palaballa ....0 0 7 6 1 3 0 9
Kimuenza 19 31 34 13 11 10 4 97
A Vivi et i Kimuenza, les orages se montrent le plus fréquemment è Test et au nord-est A Kimuenza, on en observe aussi beaucoup au nord-ouest, et è Palaballa ils sont même le plus nombreux dans cette dernière direction. Toutefois, les observations de celte dernière station ne sont pas en nombre suffisant pour permettre de considérer ce maximum du nord-ouest comme définitif.
(i) von Datickblman, Mémoire^ etc., p. 41.
(s) Les coups de foudre sout toutefois peu nombreux si Too considère la grande Tréquence des maulft^stations électriques.
Jours itorage.
LOCALITÉS
CÔ
Loanda
d88iV9l
Banaaa <
Té
Ponta da Lenha. . ..
Chinchozo ....
Vhi
Palaballa
San Salvador. . . .
1884-87 (total)
l.éopoldville ....
• K^muenza
Bolobo
Équateanrille. . . .
Nouvelle-Ailiers (i). .
Ba8oko(i)
Mobeka
(i) Orages avec pluie.
Jours ctorage (suite).
LOCALITÉS
Dpoto . . . .
NW. Tanganika .
Ibembo .
Enguettra.
Djabbir .
Libokwa .
Buta . .
IfGufura,
Lnfol.
L«luabourg
Makengbf.
Halange
iU
(0 Observations k partir du 45.
{*) 24 jours d'observations
D'après los observations les plus dignes de confiance (4} du tableau précédent, on remarque que, géographiquement, la fré<|uencc des orages suit les mêmes lois que celles de la distribution des pluies. Elle aiigmenie : l^' en allant du S. au N.; ^ au fur et à mesure qu*on s*avance vers Tiniéi iciir du continent.
D*une manière générale, c'est avril et novembre qui ont le plus de jours d'orage.
(1) Dans un certain nombre de station», on a renseigné tous les jours oti le tonnerre 8*est fait entendre, sans tenir compte du degré d'inlfusité des phénomènes orageux; dans d'autres, on n'a indiqué que les jours d'orage proprement dits (éclairs et tonnerre); et dans quelques-unes, que It's orages accompagnés de pluie.
Des éclairs sans tonnerre sonl 1res fréquemment observés le soir et au milieu de la nuit. Ils se montrent le plus souvent vers la partie de Thoriion comprise entre le N. et le SE., et plus particulièrement dans le quart N. E., mais on en aperçoit aussi dans d*auires directions; très rarement, toutefois, entre le NW. et le S. t Le moment préféré de leurs brillantes apparitions, rapporte le D' Etienne, est celui qui suit presque immédiatement le coucher du soleil. Rien ne saurait dépeindre ces admirables jf ux de lumière — éclairs linéaires ou diffus, violets ou pourprés — se déroulant silencieusement au milieu des sombres nuages aux fantastiques contours et ravissant Poeil du spectateur (i). »
« Les décharges électriques sont souvent d*une rare beauté, dit de son côté le P. De Hert; j'ai vu des gerbes entières de feu jaillir d'un même point du ciel ; elles durent parfois un temps fort appréciable. J*ai vu également un jour un éclair parcourant dans le ciel un espace correspondant i Fouverture d'un angle de HO degrés, puis encore disparaissant à Thorizon derrière les montagnes (2). »
Jours (Téclairs.
Pont»
Chinchoxo Vivi Kîouienza MoU. (1880-91) (1B84-87) («890) (Î884) 11874 76) (1B89-83) (1894-95)
Janvier ....585 44 3 4 3 5 4 5
FéTricr ....887 78 Ai i 4 4 9
Mars 409 9 93 10 7 S 9 1
Avril 1127 41 88 6 3 5 9 S
Mai 67 6 10 3 8 8 il 9 4
Juin 30 ^0^ ^ 0 0 0 0
Juillet ....00 '00 0 0 0 0 0
Août 30 10 0 0 0 0 0
Septembre ...808 00 4 0 0 0 0
Octobre ..••84 7 73 5 0 5 6 6
NoTembfe ... 138 11 15 4 13 6 8 6 7
Année .... "^^7^ 19 74 35 49 56 34
D*oclobre i mai, en certains points, on aperçoit des éclairs un soir sur trois ou quatre, en moyenne. CVst de novembre i mars qu*on en observe le plus ; de juin i septembre, ils sont extrêmement rares.
On voit, par ce qui précède, combien Tactiviié électrique de Tatmosphère est considérable au Congo, comme dans toute la ceinture équatoriale d'ailleurs. C*est ainsi qu*à Banana nous constatons, au cours d'une année, 130 jours de phénomènes orageux (tonnerre et éclairs); à Chinchoxo, 133; i Kimuenza, 140; à Vivi, 151. La t( nsion électrique de Tair y est parfois telle, qu elle donne lieu à des manifestations comme celle que signale le D' Etienne i la date du 9 décembre 1889, pendant le passage d'une tornade : • Au plus fort de la tornade, Pair
(4) D' ETIENNE, Le climat de Banana, p. 89.
(t) Observaticns météorologiques du R P De ffert d Kimuenza,
était tellement chargé d'électricité que, pendant que je surveillais les oscillations du Fortin, des aigrettes lumineuses vinrent me frapper les doigts, ma main se trouvant par hasard près des deux pointes qui servent de support à Tanéroîde suspendu à proximité. •
Crèle.
La grêle est un phénomène exirèinemcnt rare au Congo, et même inconnu i la côte; mais il est néanmoins parfois observé i rintéricur de TÉtat. Voici un certain nombre de cas qui sont parvenus i notre connaissance :
Le 29 avril 1893, i Matadi ; grêlons de la grosseur d'une noisette.
Le 30 avril 1895 et le 24 janvier 1897, à Kimuenza, pendant des orages, grêlons comme des œufs d'oiseau.
Le 18 avril 1894, ft Nkenglie ; grêle abondante par une pluie d orage.
Les 26 octobre et 23 novembre 1890, à 16 heures, à Basoko. Le 26 octobre, lu chute de température, de 15 à 18 heures, fut de 1 1*; le 23 novembre, elle fut de 5" seulement.
Le 15 avril 1890, & Nouvelle- Anvers.
Le 28 octobre 1894, à Lufoî.
Le 13 août 1886, à Luluabourg, chute de glaçons transparents de 2 centimètres de largeur sur 1 de longueur et de forme plus ou moins rectangulaire, pendant une forte tornade venant de Test. La chute de glaçons dura de 13''55* à ii^S^. — Le 19 mai 1887, au même endroit, quelques grêlons l'aprês-midi pendant un orage violent.
En août (T* quinzaine) 1892, à Lussambo, chute de grêlons dont quelques-uns avaient la grosseur d'un œuf de poule.
Le 13 janvier 1891, à Bcna Knmba (D' Brian).
Le 30 octobre 1891, à Katanga (D'^ Brian).
Le 17 décembre 1891, à Likukwé (D' Briart).
En juillet 1894, le comte von Gô(z<'n fut surpris, à l'ouest du lac Kivu, par lin orage pendant lequel il tomba des grêlons dont quelques-uns avaient la grosseur d'un œuf de pigeon.
Dans la zone de Mokoangai, le capitaine Uejmans signale qu'il y a assez souvent des orages qui sont accompagnés de grêle, et d*aprês d^autres renseignements, le même phénomène se produirait dans la région de Djabbir.
Régime des eaux.
L'étude du régime des eaux du Congo et de ses a£Quen(8 est une question <|ui, i plus d*un titre, offre une grande importance. Il n'a pas tenu qu'à nous de pouvoir la développer; malheureusement, le peu de données exactes que Ton possède ne nous permet pas de la traiter avec tous les développements désirables.
En parlant du régime des pluies, nous avons dû diviser le territoire de TEtat
Régime du
Vivi .... 4882
léopoIdTille . 4885
eqaateorriiie. 4894
Nu^Anycrs. 4884
i88iS
Basoko (0 . 4889
Du 30 décembre au 31 jan- Tier, bais:ie de2»i5.
Tombe.
Tombe rapidement
Baisse.
De mi -février à mi-mai s,niveau bas
fias (commence à monter).
Bas.
Baisse.