IK9I-9S
Septembre .
Octobre . .
Novembre. .
Décembre. .
Janvier. . .
Février . .
Mars . . .
Avril . . .
Mai. . .
Total. . .
Eau tombée .
La fréquence des orages avec pluie n'esl pas la caracléristique de Banana, de même que ces plicnomènrs ny sont pas remarquables par leur intensité. Malgré le cas que nous signalerons tantôt, il semble qu^ils sont beaucoup plus faibles qu*à rintérieur, et, assez souvent, ils se bornent à quelques coups de tonnerre et quelques éclairs accompagnés de pluie. Le nombre des jours d*orage, comme celui des jours de tonnerre, est en proportion avec la hauteur des pluies relevée en une saison, et les maxima coïncident avec les mois de plus grande chute.
La saison 1890-1891, remarquable par la faible quantité d*eau tombée jusqu'au 1*' janvier, Test également par la rareté des manifestations électriques, car il n'y eut pas d'orage avant le 18 mars.
Les orages, de même que tous les phénomènes électriques en général, ont une grande tendance à venir de TE., ou mieux de la partie de Thorizon comprise entre le N. et le SE. Le nombre de ceux qui ont leur origine en dehors de ces limites est en réalité assez restreint, et c'est une exception quand les orages viennent de l'W,
Pendant les trente-huit mois de saison de pluie pour lesquels nous possédons
des observations, six mois eurent quinze jours et plus de tonnerre, et mars 189S en eut vingt, et vingt-einq de phénomènes électriques. Il est vrai que les exha* laisons sont très nombreuses et que rarement elles ne précèdent ou ne suivent pas à une ou deux heures d'intervalle, parfois plus, les coups de tonnerre. Ces exhalaisons sont en général peu intenses.
Les orages s'aôcompagnent rarement de coups de vent. L'une des tornades observées par le D' Étiejine a été toutefois remarquable. En voici la description :
« 9 décembre 1889. Le matin, brouillard peu intense au loin. Avant 10 heures, sombre, très humide, lourd. — A 10^48"*, noir au SE., gris partout ailleurs. Une pluie diluvienne, véritable nappe liquide, fait irruption. Trois minutes après, tonnerre : six coups en une minute, éclairs presque continus. — A H^'IO", Torage semble s'éloigner vers le NW.; le NE, se découvre. — A 1 1**30*, la pluie cesse. — Les roulements de tonnerre se font encore entendre deux heures plus tard, mais au loin vers TW. et plus tard vers le SW., où le ciel est sombre et sillonné de nombreux éclairs.
» Au début de la tornftde, la giroueue semblait affolée; malheureusement, je ne pouvais en suivre toutes les évolutions de Tendroit où je me trouvais. — A certains moments, le vent tombait complètement. — Au plus fort de la tornade, Tair était tellement chargé d'électricité que« pendant que je surveillais les oscillations du Fortin (lesquelles ont été presque nulles), des aigrettes lumineuses vinrent me frapper les doigts, ma main se trouvant par hasard près des deux pointes qui servent de support à l'anéroïde suspendu à proximité.
1 Le pluviomètre donna 30 millimètres en 4S minutes. »
La température qui, à 10 heures, était de 26''6, tomba & 21<'4 pendant la tornade; à midi, elle était remontée à 93''9; à 14 heures, i 24*1; et a 16 heures, à 25*3.
c A Banana même, rapporte le D' Etienne, je n'ai jamais observé de brouillard proprement dit. Pendant la période d'observations, jamais la transparence de l'air ne fut troublée au point de ne pouvoir distinguer les objets à une distance de 3 kilomètres. Il n'en est cependant plus de même au pied des collines voisines, c'est-à-dire à une petite lieue de distance, où les habitants voient parfois, rarement il est vrai, un brouillard éphémère assez dense pour ne rien apercevoir à quelques mètres. »
€ En janvier, j'ai pu noter quatre de ces brouillards éloignés; en juillet, deux, et en août, deux. »
Cette absence complète de l)rouillards ne s'est pas confirmée, car voici ce que nous relevons dans les manuscrits du D' Etienne :
12 mars 1894 : brouillard épais, surtout à l'E.; tout est mouillé.
16 mai 1894 : brouillard au NE.
Rosée.
La rosée n'est pas aussi commune à Banana que dans le haul Congo/ ei il se passe souvent un mois sans que Ton en remarque.
Pendant Tannée 1890, le D' Etienne signalait pour les six derniers mois :
Juillet 6 jours de rosée, dont 4 fortes.
Août 43 - 3 -
Septembre 8 — 9 —
Octobre 8 — 1 —
Novembre 0 — 0 —
Décembre 10 — 4 —
Mais de juin 1893 è mars 189S, soit en vingt-deux mois, ses observations en renseignent seulement douze, savoir :
Juillet 1893 i très forlc, 1 forie, S assez fortes, 0 faible.
Août 0— 1—0 — 1 —
Mai 1894 0— o— 0 — 1 —
Juin 0— i— 0 — 1 —
Juillet 0— 0-1 — i —
En réalité, on peut donc considérer la rosée comme un phénomène assez rare.
Régime des eaux.
A Banana, la présence de la mer ne permet pas au régime du fleuve de se faire sentir, à cause de l'influence des marées, et l'on ne s'aperçoit guère des crues que par les îles flottantes, amas d'Iurbes, parfois considérables, que le fleuve charrie pendant la saison des hautes eaux.
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