‹ Le climat du CongoChapitre 45 sur 97 · NE, SE..E · texte numérisé non relu

NE, SE..E

NE-NW.

Les quelques observations que nous renseignons ci-dessus confirment le fait, très souvent énoncé dans le cours de notre travail, de rirrégularilé de la saison des pluies dans le nord, irrégularité marquée par Tabsence de mois sans pluie. L*atténuation qui se produit de décembre à mars se retrouve cependant dans presque toutes les stations de riiéraisphère nord pour lesquelles nous possédons des observations, et il y a notamment lieu de signaler le nombre très restreint de jours de pluie que Ton trouve en janvier.

L*époque des grandes pluies commence en juin et finit en novembre. Les averses sont alors diluviennes, mais de courte durée. Les orages paraissent les accompagner moins souvent que dans les autres points voisins, mais nous présentons cette remarque sous réserve.

Les brouillards sont fréquents en toute saison ; ils sont ordinairement assez intenses et se dissipent vers 8 ou 9 heures.

CHINGHOXO.

Latitude, S^'O' S.; longitude, 12* 3',5; altitude, 12 mètres. Localité maritime du Loango, dans le Congo portugais. L*expédition dirigée par le ]> Gûssfeldt, en 1873, avait Tait de ce lieu son quartier général.

Les renseignements que nous donnons ci-après sont extraits du Zeitschrifl de la Société auiricliienne de météorologie, t. XIV, 1879, p. 29t, et sont euxmêmes tirés d*un travail étendu publié par von Danckelman, en 1878, sous le litre : Die meteorologischen Beobachtungen der GussfeldCschen Loango-Expedition, nebst einem Ànhang : ResuUate der Beobachtungen von D^ 0. Lenz am Ogowe. Leipzig, in-i® ; 83 pages. Nous aurions pu, grâce à ce dernier travail, donner plus de développement â notre notice sur Chinchoxo, mais des données météorologiques plus complètes au sujet de cette localité ne présenteraient qu'un intérêt relatif, puisqu'elle se trouve dans une situation à peu près analogue à celle de Banana, et assez éloignée déjà des limites de TÉtat Indépendant.

Pression atmosphérique.

Les extrêmes absolus ont été 764°*°'7 et 7S3"""6. Des observations horaires ont été faites pendant deux jours successifs. Elles ont fourni la course journalière suivante :

Heure ... 6 T 8 9 10 ii 42 i S 3 45 Amplitude. De jour. . . 76i,6 61^ 03,2 63,5 61,7 61,6 6i,5 61,2 60,9 60,5 60,3 60,4 i^

De nuit. . . 760,6 61,0 61,6 61,8 6^0 61,9 61,8 61,6 61,2 61,0 61,1 61,2 1,0

Température.

La différence de température des années 1874, avec 23''7, et 1875, avec 24''7, est surprenante pour un lieu équatorial à la côte; la température moyenne à la même heure, 2 heures de l'après-midi, a été, en 1874, de 25''7 et, en 1875, de 27*4, par conséquent plus considérable encore. Danckelman pense que des oscillations dans la marche des courants, et notamment un plus grand afflux du courant chaud de Guinée, pourraient être le motif de ces différences.

Le maximum journalier de chaleur se manifeste déjà entre 11 heures et midi; la brise de mer s'accroissant empêche toute nouvelle augmentation de température.

La plus forte oscillation thermique journalière a été de 11*2 (le 30 juin 1874); les extrêmes thermométriques absolus ont été de 14*6 (le 30 juin 1875) et de 35^9 (le 27 février 1875).

La température des sources a été trouvée comprise entre 28'' et 26''; la température de la mer, en dehors du ressac, de 19<'5 jusque 22*.

Humidité.

Les extrêmes de la tension de la vapeur ont été de 12—4 et de 2»— 7. Les minima de l'humidité relative ont été de ii9 •/. en 1874 et de 62 •/. en 1875. Iaclimat de Chinchoxo, avec 88 •/. d'bumidiié relative moyenne, est encore quelque peu plus humide que celui de Batavia avec 84 •/., et de Zanzibar avec 82 •/..

Nébulosité; Pluie».

La nébulosité du ciel diminue en général à partir du matin jusqu'au soir. Seuls les mois de mars, avril et novembre présentent, i cause des orages du soir, un léger accroissement à partir de midi jusqu'au soir. Les moyennes annuelles sont :

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Parmi les diverses formes de nuages, les cumuli sont les plus fréquents. Us se présenlenl dans tous les mois et ils sont souvent remarquables de grandeur et de beauté. Vers la fin de la saison sèche, il arrive fréquemment qu'un graii.l voile de nuages et de brouillard obscurcit le ciel durant des journées entières; de même dans la petite saison sèche, qui arrive en décembre et en janvier, il n'est pas rare d'avoir des journées avec un temps absolument couvert, ce qui ne se produit pas à la saison des pluies.

Les hauts cirrocumuli ont une màribe tout particulièrement dirigée vers l'ouesl, tandis que les cumuli, les strati et les cumulo-slrati. à peu d'exceptions près se dirigent vers l'intérieur. La marche des cirri oscille, dans toutes les saiso'ns de l'année, entre le SW. et le NW.; peu d'indications renseignent un cours dirigé vers le NE. et l'E.

En ce qui concerne les précipitations, la saison des pluies de 1873 à 1874, de même que les précédentes, en ont peu fourni, tandis que celle de 1874 à 1875 a donné une quantité de pluie forte et inattendue. Les deux époques suivantes de pluie ont de nouveau été excessivemenl maigres ; de même la saison des pluies de 1877 à 1878 a, d'après le D' Pechuel-Lôsche, été si peu abondante que la sécheresse et la disette se sont produites à la côte de Loango.

Les pluies abondantes sont presque toujours accompagnées d'orages; des pluies sans au moins quelques éclairs et quelques coups de tonnerre sont rares; il en est de même des averses locales. Les plus fortes quantités d'eau tombée dans de courts intervalles ont été de 43-»9 en 1 «/t heure, le 11 novembre 1874, et de 138"» dans la nuit du 9 au 10 février 1875. A part cela, il est tombé en janvier 1875, une fois 80""» et une autre fois 90»» en vingt-quatre heures.

Les dépôts de rosée sont particulièrement forts lors de la saison sèche.

Les mois de novembre et de décembre se distinguent par la pureté de Tair. La clarté de la lune était encore si vive cinq jours avant et après la pleine lune que, pendant la nuit, on pouvait facilement, sans éclairage artificiel, enregistrer les observations au cahier.

Phénomènes électriques.

Les orages sont le plus fréquents de février à avril, tandis que de juin à septembre la côte est exempte de décharges électriques. La première apparition d*éclairs, après la période sèche de 1875, a éié notée le 17 octobre. Il est toutefois remarquable de constater que, de la première rangée de collines au versant de la station, même au milieu de Tépoque de sécheresse on a pu observer, presque journellement, une lueur éloignée d orage, à la soirée. On n*a toutefois jamais observé des éclairs i Thorizon occidental, mais constamment au-dessus du pays, le plus fréquemment au N. ou au NE., rarement au S. ou au SE.

La distribution quotidienne des orages dans Tintervalle d'octobre 1874 à mars 1876, peut être établie comme il suit :

Orages.

Midi Matin, et après •oiidi. Soir et suit.

Nombre 37 53 M

Les orages les plus grandioses éclatent d'ordinaire après le coucher du Soleil.

Les orages prennent naissance à Tintérieur du pays, apparaissent le plus souvent au NE. vers les montagnes, et se dirigent, en général, entre les montagnes et la côte, vers le NW., jusqu*à ce qu'ils atteignent la mer au cap Matuti, à la baie de Yumba, d'où, se dirigeant d'habitude vers la mer, ils disparaissent i rW. Parfois cependant, ils tournent en ce point vers le S. et suivent alors à peu près la ligne de la plage. Ces orages en retour sont les plus violents et les plus effroyables. Lors de l'un de ceux-ci, on compta une fois 88 éclairs et une autre fois (le 14 mars 1875) jusque 358 éclairs en S minutes. Il parait touterois surprenant que, malgré ce nombre de décharges électriques, il se produise très peu de dégâts et d'accidents. Quoique des décharges semblent avoir atteint certains points du voisinage de la station, on n'a pu trouver aucune trace de coup de foudre sur des arbres, etc.; les indigènes du reste ne craignent absolument pas réclair.

Les orages sont parfois accompagnés de coups de vent de peu de durée.

Venu.

La brise de mer se lève d'abord faible, entre 9 et 10 heures du matin, comme vent de SSW.; elle devient graduellement plus forte, et atteint l'après-midi le degré 4 à S de l'échelle du vent (divisée en 10 parties) et tourne alors à l'W. Vers

le soir, elle faiblit et retourne au S. Depuis le eoucher du Soleil jusque 9 heures régne d^habitude le calme de Pair, puis se produit la brise de terre, beaucoup plus faible, qui le plus souvent tombe après minuit et fraîchit seulement de nouveau vers le lever du Soleil. Pendant la saison des pluies, la situation est plus incertaine. Ainsi que le montrent les tableaux, une période annuelle prononcée des vents ne se produit pas.

La vitesse moyenne du vent a été en 1875, à 7 heures, de 1,7; à 2 heures, de 2,9 ; et à 9 heures, de 2,3 (échelle de 0 à 10).

Des vents violents, de la force 6 et au-dessus, ne se produisent que rarement et sont de courte durée. Ils ne se montrent que dans la saison des pluies et le plus fréquemment lors des orages; ils soufflent pour la plupart du SW* ou du NW. De petites branches et de petits troncs d'arbres ne sont que rarement brisés par le vent; ces tempêtes n*ont aucune influence sensible sur Tétai barométrique.

Pour terminer, nous signalerons ici quelques observations de la tempéniture faites par le D' Lenz dans la région de TOgowe.

Nous donnons uniquement les résultats dos deux plus longues séries d^observalions, faites Tune à Ofue, dans le territoire d'Atima, à 6^/2 kilomètres au-dessus de Tembouchure de TOfue dans TOgowe, au milieu de la forêt vierge, très épaisse et très humide, près des rives du fleuve, lautre à Ogowe, près Niangi, entre Lopez et Aschuka, pays d^Okande, dans une plaine dégagée recouverte d*herbes.

Température.

Ofue.

Nombre Moyenae

de jours. 1^ ^ S^ (7, S, 8, S)

Octobre 10 S3o2 S9»8 23o8 ««l

NoTcmbre 30 23.0 29,6 24,1 26,2

Décembre 31 23,1 29,4 24,4 25,3

Janvier 31 23,5 30,4 24,8 25,9

Ogowe.

Mirs 30 28,8 30,8 25,7 26,5

Avril 24 233 30,5 25,5 26^

Mai 13 23,3 30,5 25.9 26,4

En ces points, le ciel a été le plus souvent assez couvert, avec orages nombreux de novembre à mai; les plus violents ont sévi la nuit ou tout au matin. En juillet et aoîit, il n*est tombé à Lopez que deux fois une faible pluie. Remarquable a été à Lopez le grand nombre de jours avec vent fort : le soir el la nuit, on a constaté très souvent un fort vent d*W., qui se transformait même parfois en véritable tempête; ce phénomène a été particulièremenl surprenant pendant dix-huit jours. La station de Lopez est située dans une plaine ouverte, entourée très au loin d*une ceinture de montagnes.

PRESSION ATMOS-

TEMPÉRATURE

HUMIDITÉ

NÉBULOSITÉ

MOIS

PHÉRIQUE.

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