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KINOILA NORD.
Poste chef-lieu du territoire de Lufudi-Mata» fondé en 1894 et situé dans la partie NW. du district des Cataractes, à 750 mètres de la rivière LuLasu et à 70 mètres au-dessus du niveau des eaux de celle*ci. La rivière coule dans une vallée en partie submergée à la saison des pluies.
Le soly sablonneux par places, est recouvert d'une couche d'humus dont l'épaisseur varie de 25 à 75 centimètres, et qui repose sur une couche de limon rouge. Pays assez tourmenté aux environs et au N. et au S. du poste; au NW., plateau de 30 à 40 kilomètres d'étendue.
Température maximum : 40<»5; minimum : 15''0.
En saison sèche, Técart diurne est assez sensible et atteint parfois 17*.
La saison des pluies dure du 15 octobre au 15 janvier et du 20 février au 15 mai.
Les pluies sont très fréquentes, et souvent accompagnées d*orage en décembre et en mars.
Les tornades se montrent surtout en mars, vers 16 heures; elles viennent du SE. et prennent alors un caractère spécial d'intensité.
Les vents dominants sont ceux de SW. et de SE.
Brouillards fréquents en mai et en juin.
Rosées fréquentes et très fortes en juin-juillet.
LAMBARENE.
Latitude/Qo 35' S.; longitude, 10* 18' 15"; altitude, 40 mètres.
Lambarene ou Elimbareni est un poste du Congo français, situé sur la rive gauche de TOgowé, è 222 kilomètres en amont de fembouchure du fleuve. L'Ogowé a de 1200 à 1400 mètres de largeur devant la station, et est parsemé en ce point d'iles boisées et de bancs de sable qui le divisent en trois chenaux.
Les renseignements qui suivent sont tirés des Annales du Bureau centrai météorologique de France (année 1894, 2"* partie), et résultent d'observations recueillies de mai à décembre 1894 par M. Delavoipière. Les Annales susdites ne donnent aucune indication, ni sur Tinstallation de la station, ni sur les instruments employés.
Température, — Le maximum absolu a été de 33*0, en mai; le minimum absolu, de 16^5, en juillet.
Juillet a été le mois le moins chaud (23*6), décembre le mois le plus chaud (27*2).
Sur les 245 jours d'observations, 140 fois le maximum journalier a atteint ou dépassé 30^ et 57 fois seulement le minimum de la nuit est descendu audessous de 20^.
La température observée à Lambarene est exactement la même que celle constatée à Banana pendant le même temps. La moyenne est des deux parts de 25*4. Certains mois, comme mai, juin, septembre et octobre, n'ont pas présenté de différence sensible entre les deux stations. Juillet et août, à Lambarene, ont été plus chauds qu'à Banana de 1*1 en moyenne; par contre, novembre et décembre y ont été moins chauds de 1*2.
Pluies. — Les précipitations sont abondantes à Lambarene : 1017"^, répartis sur une période de huit mois et fournis par 86 jours de pluie. Il pleut tous les mois, mais très peu de juin à août : ce trimestre n'a donné au pluviomètre que 22°'°', pour 11 jours de pluie. Octobre et novembre présentent réunis un total de 721""°*, quantité normale annuelle que l'on observe à Banana.
La plus forte précipitation en un jour a été de 66°""4.
Du 13 juin au 5 juillet (23 jours), et du 24 jtiillet au 14 août (22 jours), il n'y a pas eu de pluie.
La dernière pluie intense de la saison pluvieuse 1893-1894 a eu lieu le 11 juin (15'°"'3); la première de la saison 1894-1895 s'est produite le 23 septembre (42'""*4). Le maximum d'eau tombée dans l'intervalle a été de 4™2, le
Brouillards; Rosées. — Le brouillard et la rosée paraissent peu fréquents. L'observaieur signale la nuit du 16 au 17 juin comme ayant été remarquable par un dépôt énorme de rosée.
Humidité. — Moyennes i :
A Banana, dans le même temps, et à 13 heures, la moyenne a été de 68, valeur 1res voisine de celle observée i Lambarene i 14 heures.
Nébulosité. — A été la plus faible en mai (3,3), la plus forte en octobre (6,9). A Banana, pour la même période, la nébulosité a été la moindre en juin (5,1), la plus élevée en octobre également (7,4).
Les moyennes aux heures d^observation sont respectivement :
On voit que le ciel s*éclaircit notablement à la soirée.
Orages. — Semblent peu fréquents : 6 jours de tonnerre seulement ont été noiés pendant la période d*observations. Les phénomènes orageux se montrent de préférence du côté E., entre le NNE. et le SSË.
Les derniers roulements de tonnerre avant la saison sèche ont été entendus le 9 mai, et les premiers au début de la saison pluvieuse, le 23 septembre.
Vents. — Les vents de S. et de SE. ont été prédominants, puis TE. et le SW., mais les calmes sont nombreux. Voici d ailleurs le tableau de la fréquence des différents vents en pour-cent du nombre total d*observations :
NE 5
SE 46
SW 7
NW 2
Calmes 32
Le calme de Tair s*observc le plus souvent dans la soirée et le moins souvent au milieu de la journée. Sur 224 observations de calmes, 117 ont été relevés h 8 heures du soir, 61 à 8 heures du malin et 46 seulement i 2 heures de Taprèsmidi.
Le tableau de la force du vent reflète» do son edté» cette marche diurne de Tagitation almospliérique :
Moyenne à 8 h i,i
Phénomènes naturels. — Le l"*' septembre, floraison des manguiers. Le 1^' octobre, floraison du citronnier et du cerisier du Brésil.
Des observations ont également été recueillies à Lambarene pendant le mois de novembre 1893, par le Rév. C. Bonzon (i). En voici le résultat :
nui.
Hauteur barométrique moyenne à 9 h. du matin 758,6
Maximum moyen 3iM
Minimum moyen 21,2
Température. { Moyenne. . ^. ....... 26,1
Maximum absolu^ ;13,9
Minimum absolu 19,1
OIID.
! Total 3:12,8 Maximum en ua jour 41,7 Nombre de jours 2H
Ces valeurs se rapprochent très sensiblement de celles constatées en novembre 1894.
(i) Voir Report de TAssocialion britannique pour 1895.
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XiEiJffBA*
Latitude, S^" 15' S. ; longitude, IS^" 28'; ahitude, 100 métrés.
Poste fondé en 1892, au confluent de la Lemba et de la Lukula, à la limite occidentale de la région du Mayombe. Il est établi dans le fond d'une vallée, a 78 mètres de la rivière et à 33 mètres au-dessus du niveau de ses eaux, dans un pays largement ondulé; è TE., il est couvert d'une très riche végétation forestière entrecoupée de plaines sablonneuses à savane ou brousse; à l'W., il est formé de plaines sablonneuses couvertes uniformément de brousse.
Le régime météorologique doit se rapprocher, sinon être le même que celui de Banana et Boma, y compris Télat hygrométrique, entretenu ici par la forêt.
Au cours de la saison des pluies, qui s*étend de février à avril et d'octobre è janvier, et au cours de la saison sèche, la température prise sous une véranda a présenté les variations suivantes :
Saison des pluies.
Saison sèche.
6 heures .
. . de 2i à 35»
de 16 à 20O
. . de 27 à aiA
de 25 à 30*
. . de 23 à 29o
de 22 à 270
Les nuits de la saison sèche sont humides et froides, i cause de Pintensité et de la durée des brouillards^ qui généralement ne se dissipent pas avant 4 heures.
Voici ce que dit, au sujet des brouillards dans la région de Lemba, le capitaine Cabra (i) :
« L'expédition, en quittant Lemba, franchit en terrain ondulé les crêtes atteignant 180 mètres d'altitude, séparant les bassins de la Lukula et de la Lubusi.
> Un fait à signaler, c'est que dans la vallée de la Lubusi nous sommes tous les matins au milieu d'un brouillard très épais, qui baigne les pentes et recouvre les sommets. L'humidité est telle que tous les objets sont imprégnés, même
(i) Beigique coloniale, 1898, p. 126.
dans rintérieur des tentes. D'après le dire des factoriens établis depuis plusieurs années dans ces parages, d'après les renseignements donnés par les indigènes, ces vapeurs seraient plus denses et plus épaisses encore pendant la saison sèche, et entretiendraient ainsi une humidité permanente. »
En pleine saison les pluies sont fréquentes; elles viennent journellement entre 14 et IS heures, et sont souvent accompagnées d*orages ou de tornades. En saison sèche, il y a souvent de petites pluies fines, survenant le matin, et durant assez longtemps.
l£opoij>viixe.
LaUtude, 4M9'36''S.; longitude, ISM^lt"; aiUtode do SlableyPtel, 393 mètres; de la station, 395 mètres; au point d'observation» 340 mètres; au sommet du mont Léopold, 374 mètres.
La station est située sur la rive sud du Stanley-Pool et dans une baie que le fleuve forme avant son entrée dans les rapides. Elle est bâtie sur un palier taillé sur le versant E. du mont Léopold, palier qui affeete la forme d*un arc de cerele et dont la direction générale va du N. au S., pour s*infléchir ensuite vers leSW.
Le mont Léopold, qui protège la station à Touest, a son sommet situé à TWNW. du point d'observation; il se prolonge vers le S.» puis vers le SE.» Tabrite contre les vents d*W. A S., et il n*y a guère que ceux de SE. à N. qui puissent l'atteindre direciemenL
Cet emplacement a été en partie abandonné» et quelques habitations ont été construites dans la plaine qui se trouve au pied de la montagne et qui se dirige en pente très douce vers le fleuve, dont la rive à cet endroit est un peu marécageuse. Le pays environnant est formé de forêts et de savanes; i Touest, il se développe en hautes plaines entrecoupées de vallées ; à l'est, en plaines sablonneuses situées de 8 à 20 mètres au-dessus du niveau du Pool. Sol argilo-sablonneux, renfermant une grande proportion de sable.
Température.
Dans les considérations qui vont suivre» nous nous baserons sur les seules observations du ly Mense (i); toutefois» nous donnerons en annexe le résumé
(i) Observations faites du 1» mars 1886 au 28 février 1887, et encore inédites.
• En ma qualité de médecin de la station de Léopoldville, dit le D' Mense, j*ai passé seize mois dans cette station et mon service pratique m*a laissé assez de temps pour faire quelques observations météorologiques; mais ne possédant pas un nombre suffisant dMnstruments dès mon arrivée au Stanley-Pool, je ne pus faire d'observations pendant les premiers mois de mon séjour.
> Peu à peu les instruments arrivèrent ou j*en reçus des voyageurs qui passaient à Léopoldville et, encouragé par le lieutenant Wissmann, qui avait fait des observations précieuses dans des circonstances beaucoup plus difficiles, jMnstallai mes instruments vers le commencement du mois de mars 1886.
> Malgré la complaisance de plusieurs membres de la station, qui lisaient les instruments quand j'étais absent de la station ou quand de légères indispositions m*empécbaient de les lire moi-même» il y a quelques lacunes dans les observations.
9 Mon outillage se composait de deux thermomètres ordinaires, dont un servait de thermomètre humide, d*un thermomètre à maxima et d*un ii niinima, tous les deux de Watson, d*un baromètre anéroïde (Casella) et d*un thermomètre qui avait été yériiié par moi-même au laboratoire
PLAN DE LA STATION DE LÉOPOLDVILLE EN 1888 ET CROQUIS* DU STANLST-POOL ET DE SES ENVIRONS (l).
(Le poste d'observation se trooYe aa coin W. de la deuxième maison que l'on rencontre i droite, en partant du point H. ~ Le croquis du Stanley-Pool montre la disposition des hauteurs qui entourent LéopoldnUe.)
STANLIYPOOL
(i) Gravure extraite de LéopoldviUe, par le lieutenant Libbrechts.
de celles recueillies, mais pas d'une manière continue, par MM. Costermans, Gorin, Bureau, Schaggestrôm, et, de Tavis même de ces observateurs, avec des instruments peu sûrs.
La plus haute température relevée est SG^'ô en avril 1886; la plus basse, iS"? en juillet de la même année; d'où écart absolu de 30"^.
Tableau des maxima et minima.
MOIS
Nombre de joars d'observations.
Maximum
le plus élevé.
le plas bas.
Minimum
le plus élevé.
le plus bas.
Nombre de jours
PI
Mars 4886 . .
Avril . . . .
Mai
Juin . . . .
Juillet. . . .
Août . . . .
Septembre . .
Octobre . . .
Novembre . .
Décembre . .
Janvier 1887. .
Février . . .
Le maximum moyen oscille entre 32^9 en octobre, et 37^3 en juillet; le minimum moyen, entre 21^6 en mars et 17^S en juillet; donnant respectivement une moyenne annuelle de 30*8 et de 20^3.
de l'Institut hy^éuique de Munich. Je remployais comme thermomètre du baromètre et pour trouver la correction des autres instruments.
9 Bien qu'il ne fût pas nécessaire d'avoir un thermomètre du baromètre, je Tai toujours observé, parce quMI donnait une bonne idée de la température qui régnait à Tintérieur des maisons. Linstallation des quatre thermomètres n'a pu être faite d'après les strictes règles d'une station météorologique. Le vol répété des boites destinées à servir de pluviomètre m'a fait redouter la perte de mes instruments. Le voisinage de la station était trop fréquenté par les indigènes, c'est pourquoi j'ai été obligé de garder les instruments près de la maison.
» Les quatre thermomètres étaient suspendus à 2 mètres au-dessus du sol, au coin de la véranda d'une maison qui avait i^JSO de largeur. Le toit de paille saillant les protégeait contre les rayons du soleil, et quelques planchettes mettaient les réservoirs des instruments à l'abri de la pluie. Le coin de la maison était dirigé vers le SW., de sorte que tous les vents avaient accès, excepté ceux de NE.
9 Le pluviomètre (modèle Livingstone), avec verre gradué en centièmes de pouce, que je dois à M. le ly baron von Schwerin, était placé sur le toit d'une maison. La pente du toit était &ible. Cet instrument en cuivre était un objet trop précieux aux yeux des indigènes pour pouTOIr être insullé à un endroit accessible. Par ces précautions, malheureusement nécessaires, les observations perdent un peu de leur exactitude. • (Note manuscrite du D^ Mense.)
L'examen des maxima et mînima moyens montre qu'aux deux eulmiuations du soleil, le 5 mars et le 7 octobre, correspondent les deux maxima annuels, tandis que les minima s'observent le premier en juillet et le second en janvier, sans que, cependant, on puisse les rencontrer avec une grande fixité dans ces mois.
Ainsi que von Danckelman l'avait pressenti, et comme nous l'avons fait voir nous-mêmes précédemment, Técart moyen est plus grand à l'intérieur du continent qu'à la côte, mais il serait assez difficile, étant donné le peu d'années d'observations que nous possédons, d'établir dès maintenant une régie fixe sur le régime de cette variation. Jusqu'ici, celles dont nous disposons ont plutôt une tendance à montrer la plus grande variation en dehors de la saison sèche.
Cette augmentation de la variation de la température se remarque facilement à l'examen du tableau ci-dessous (i).
VARTÀTION MOTENNE.
MOIS
mi
Jaovier ....
SoO
im