MOU
Moyenne génér. la plus haute, la plus basse. Écart. Mas. absolu. Min. absolu. Écart.
Janvier
Février. . . .
iVt
Mars ....
0^4 Ifi
Avril ....
Mai
Juin
Juillet ....
ii.1 8,4
Août
Octobre . . .
Novembre. . .
Décembre. . .
mm.
Dim.
mm.
mm. mm.
mm ma.
N. B. — Les donnéeî
) du tableau ci-dessus ont été obtenues d'après des observations faites trois fois par j
ii 9, 45 et 21 heures.
Comme nous venons de le dire, le baromètre se tient le plus haut en juillet; il baisse régulièrement ensuite jusqu'en novembre; de novembre à décembre il varie peu : c'est Tépoque improprement appelée petite saison sèche, où se produit une diminution dans fabondance et la fréquence des pluies. Il reprend son mouvement descendant jusqu'en mars, mais, en réalité, de février à avril ses fluctuations sont faibles. La hausse est décidée d'avril à mai, et elle se poursuit ainsi jusqu*en juillet. Les moyennes d'avril à juillet (intervalle de trois mois) présentent une différence de S'^'^O, tandis que de juillet i octobre la différence n'est que de 1""'9. Le passage de la saison des pluies à la saison sèche se fait donc d'une manière beaucoup plus marquée que le passage de la saison sèche k la saison des pluies.
D*une année à Tautre, la hauteur barométrique moyenne mensuelle est notablement plus stable dans la saison chaude que dans la saison froide. De mars à mai, en effet, les moyennes extrêmes ont été de JlZ'^'i et 71 ^"^'"O, tandis qu'en juillet-août les extrêmes ont atteint respectivement 716'""*0 et TiS^^'S.
La plus haute moyenne mensuelle et la plus basse ne diffèrent que de i^'S.
L'écart moyen diurne entre l'observation de 9 heures et celle de 1K heures est de S^'OS. A Luanda, entre les mêmes heures et pour la même période d'observations, l'écart a été de 3'"^02. On voit que la différence est à peine appréciable.
Le niveau le plus haut auquel est montée la colonne mercurielle a été de 719»3, en juillet 1884; le niveau le plus bas, de 707"'"'9, en février 1886. La variation barométrique absolue est donc de 11 """3.
Température.
Mars est moyennement le mois le plus chaud (25*3), juillet le mois le moins chaud (20«3).
Un maximum thermique secondaire se produit en novembre (24*2), un minimum secondaire en décembre (24*0).
En réalité, au cours de la période février-avril, il y a peu de différence dans l'intensité des chaleurs, et si celles-ci sont en général le plus accentuées en mars, le maximum arrive parfois un peu plus tôt (en février), ou un peu plus tard (en avril).
Quant aux moindres chaleurs, elles sont beaucoup plus nettement limitées : elles se montrent toujours en juillet.
Vers la fin de l'année, la hausse thermométrique commencée en août subit un temps d'arrêt, de même que la baisse barométrique liée à cette marche de la température. La moyenne thermique de décembre est inférieure de 0*2 i celle de novembre.
Comme dans le bas Congo, le passage de la saison chaude à la saison dite froide se fait brusquement, par une chute de 2*3 entre la température moyenne de mai et celle de juin. A Kimuenza^ la chute est à peu près la même (2^S).
La hausse qui caractérise le passage de la saison sèche à la saison pluvieuse est, i San Salvador, la plus marquée de septembre i octobre (1*8); à Kimuensa, elle est maximum plus tôt (1*6 de juillet è août et 1*5 d^aoùt à septembre).
De mai è octobre, la température moyenne è San Salvador est de 92*4, à Kimuenza de 23*6. De novembre à avril, les moyennes respectives sont 34*6 £t 25*4. L'écart entre les deux stations est le plus grand, on le voit, dans la saison sèche.
La moyenne des maxima diurnes dépasse toujours 30* en mars ; en février et avril, elle reste parfois au-dessous de 30*, et dans les autres mois elle n*atteint qu*exceptionnellemcnt cette valeur. Bien plus, sur les cinq mois de novembre et de décembre de la période 1883-1887, aucune fois le maximum moyen n*a donné 30*.
La moyenne dos minima diurnes oscille, en juillet, entre 13*6 et 16*5. Aucun minimum moyen mensuel n*a atteint 20*. Le plus fort a été de 19*9, en mai 1885 et mars 1886. Celui d'avril, le plus élevé en moyenne, est de 19*6; ceux de mars et février s*en rapfirochent de très près (19*5).
Sur cinquante-quatre mois d'observations, six mois seulement n'ont pas vu le thermomètre atteindre 30* : juillet et août 1883 et 1887, mai et août 1886.
Annuellement, ce point de Téchelle thermométrique est franchi 149 fois. A Kimuenza, il Test 209 fois.
Le contraste entre les deux stations est assez sensible i cet égard, mais il Test bien davantage en ce qui concerne les minima nocturnes, qui, a San Salvador, au cours d'une année moyenne, restent 54 fois seulement au-dessus de 20*, tandis qu'à Kimuenza le fait se produit 168 fois dans l'année.
Il n'y a pas lieu de s'étonner de ces différences, qui sont dues en partie aux situations respeciives des deux postes par rapport i la latitude et k leur distance de rOcéan.
La variation thermométrique diurne est sensiblement la même à San Salvador qu'à Kimuenza (11*1 et 10*7), et si la station portugaise l'emporte légèrement sur celle de l'État Indépendant, il faut attribuer le fait aux conditions physiques qui les distinguent Tune et l'autre. La question d'altitude intervient aussi pour une faible part.
A San Salvador, comme à Malange, Luluabourg, etc., la plus grande variation se produit en saison sèche (12''1 en moyenne de juillet à septembre), tandis que dans les autres stations, plus au nord, — et Kimuenza est du nombre, — la variation a plutôt une tendance à être maximum dans la saison des pluies. En plusieurs points, d'ailleurs (voir le tableau de la p. 300), le maximum tombe franchement dans les premiers mois de l'année, c'est-à-dire de février à avril.
La plus faible moyenne, à San Salvador, est de 9*7, en décembre (à Kimuenza, 9*9, en juillet).
Pendant toute la période d'observations, le mois qui a présenté la plus grande amplitude diurne a été août 1885, avec 14*3, et celui qui a présenté la moindre a été mai 1886, avec 8*7.
Quant A Pécari enire les lempcralurcs moyennes mensuelles, il esl annuellement de i'^B, mais il a atleint S^'S en 1887 et est descendu à ^Z en 1883. Il est donc peu élevé, et indique déjà un acheminement vers Tuniformilé de température que Ton constate au centre du continent.
L^écart thermométrique absolu a été de ^G^'S (maximum absolu, 36*8; minimum absolu, 10*3).
La température moyenne annuelle, déterminée d'après les maxima et minima de chaque jour, est de 23*5 Ramenée au niveau de la mer, cette valeur devient 26*3; elle esl plus élevée de O^'i que la moyenne de Banana, station située sous la même latitude; mais nous savons, par tout ce que nous avons vu jusqu'ici, que la chaleur augmente à mesure qu'on s'avance vers l'intérieur du continent.
Humidité.
Dans le Kasaï (Luluabourg) ei dans le Katanga, le minimum d'humidité atmosphérique s'observe en juillet (66 et 70 */o respectivement). A Malange et à Kimuenza, un mois plus tard, en aoîit (64 et 62 */o). A San Salvador, le minimum arrive plus tardivement encore, en septembre : 70 */o en moyenne; mais la valeur pour août ne diffère que d'une unité de celle de septembre.
La moyenne de la période juillet-octobre est de 72; celle de novembre à juin, de 78.
Le degré hygrométrique s'élève rapidement à partir d'octobre-novembre, pour atteindre un premier maximum en décembre (80 %). Il diminue ensuite, pour tomber à 75 en mars, puis remonter à 80 en avril et mai.
La moyenne annuelle est de 76 */o.
A Luluabourg, on constate le maximum d'humidité en Tévrier-mars (86 */o) ; à Malange, en avril (88); à Kimuenza, en mai (81).
MOIS
génér.
max.
mil
Janvier
Février
Mars
Avril
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
La marche de Thumidité à San Salvador, mise en regard de celle indiquée pour Banana et Kimuenza, montre la gradation que Ion observe en allant de la côte vers Tintérieur; à la côte, il y a unirormité dans la courbe hygrométrique
annuelle, tandis que dans les stations du centre africain IVeart entre la plus haute et la plus basse moyenne mensuelle est assez notable.
Moyenne mensuelle
la plus haute, la plui batse.
Éear
Banana
San Salvador ....
iO
Kimuenza . .
.... Bi 68
Au cours de Tannée, le degré hygrométrique oscille, à San Salvador : le matin (9 h.), entre 79 en mars et 88 en mai; le soir (9 h.), entre 77 en septembre et 91 en avril.
La variation entre les différentes époques est presque aussi grande dans la soirée qu*au milieu du jour, car le maximum à 3 heures est de 68 (en décembre) et le minimum de 52 (en août).
La variation annuelle à 15 heures est indiquée ci-dessous :
Janvier 63 «/o
Février W
Mars 60
Avril 67
Mai 66
Juin 80
JuUlet 5K
Août 52
Septembre < . . 53
Octobre 88
Novembre 66
Décembre 68
On retrouve ici, comme à Kimuenza, un minimum secondaire en mars, et ie minimum principal en août.
La tension de la vapeur d'eau mesure en moyenne 16"*"* de mercure, avec minimum de 12"""7 en août, et maximum de 18'"'1 en avril.
Comme à Malange, la tension, en saison chaude, est plus forte au milieu du jour que le matin et le soir, tandis qu'en saison sèche c'est Tinverse qui a lieu.
Pluies.
Il tombe moins d'eau à San Salvador qu'à Malange et à Kimuenza : moins qu'à Malange à cause de l'altitude (600 mètres de différence), moins qu'à Kimuenza à cause de la situation plus rapprochée de l'Océan (mais altitude à peu près la même).
La répartition des pluies dans le cours de l'année se fait à San Salvador comme dans une grande partie de la région occidentale de l'État Indépendant»
c*esl-i'dire que le maximum principal de précipitations se montre en avril, donnant à peu près le quart de la hauteur de pluie de Tannée, et qu'un maximum secondaire se déclare en novembre. Les mois de juillet et août sont absolument secs; juin et septembre voient très exceptionnellement de très Taibles chutes.
Un minimum secondaire se présente en décembre-janvier.
La saison 18861 887 a été très pluvieuse : le total pour la période octobre à mai s'est élevé à 1225"", et novembre seul a fourni 322"'".
La plus grande quantité d*cau en un jour a été de 1 10"°", en octobre 1886.
Si les saisons sont bien tranchées quant & Tabsence ou à la fréquence des précipitations, il y a lieu de remarquer des différences parfois considérables entre les totaux de pluie d*un même mois au cours des années successives : ainsi, janvier, qui ne donnait au pluviomètre que 5°"^ en 1885, en fournissait 170 en 1887; octobre, qui n*avait que 20"'"' en 1884, en recevait 22S en 1886; et ainsi de suite.
Ce régime, qui est le plus accentué à la côte, s'atténue à mesure qu'on avance dans l'intérieur, mais il est encore assez marqué i Kimuenza, par exemple.
Le nombre de jours de pluie est le même à San Salvador qu'à Kimuenza (80 dans une année moyenne).
Brouillards; Rosées.
Ces phénomènes ne paraissent pas avoir été régulièrement notés, tout au moins au cours de Tannée 1887.
EIn 1884 on a noté 39 jours de brouillard; en 1885, 30 jours. Les mois de mai à juillet, puis de novembre à janvier semblent constituer les périodes de plus grande fréquence du phénomène, mais, nous le répétons, les observations sont plus ou moins sujettes à caution.
Il en est de même en ce qui concerne la rosée, très rarement signalée.
La proximité relative de San Salvador de la côte peut rendre compte en partie du petit nombre de brouillards et de rosées observées.
La c eacimbo » , par contre, est très fréquente en saison sèche; elle se prés( nte de 50 à 60 fois en moyenne chaque année.
Orages.
Les phénomènes orageux font totalement défaut m juin et juillet; en aoîit, on entend le tonnerre à peu près une fois chaque année.
C'est à partir d octobre que les manifestations électriques s'annoncent assez nombreuses, mais leur plus grande fréquence a. lieu de janvier h mai, avec maximum mensuel en avril, qui compte en moyenne 13 jours d'orage. En 1886 ce chiffre a été doublé (26 jours). Cette année, d'ailleurs, a été particulièrement remarquable sous le rapport des orages, car 115 jours en ont donné.
Nébulosité.
I^ nébulosité moyenne annuelle est de 6.0, qui est la valeur que Ton rencontre dons une grande partie de la région du Congo.
Comme on le remarque aussi dans toute cette région , le ciel est le plus nébuleux au commencement de la saison des pluies, d'octobre à décembre (moyenne Bs 7.1); il s'éclaircit ensuite jusqu'en mars (moyenne de janvier k mars B=3 6.3), pour arriver au maximum de nébulosité vn a\ril (7.5). Les nuages deviennent moins nombreux à partir de ce moment, et en juin-juillet la nébulosité moyenne tombe è 3.9, pour remonter à 8.0 en août- septembre.
Dans rintervalle d*un jour, le ciel 8*éclaircit depuis le matin jusqu'au soir.
Aux différentes heures d'observations et aux époques caractéristiques de Tannée, le degré de nébulosité est le suivant :
Heuren. Novembre. AtHI. Juin. Année.
C*est on juin, dans la première partie de la saison sèche, que le ciel se dégage le plus au cours de la journée, et en avril, en pleine saison des pluies, que l'aspect du ciel varie le moins.
Les matinées de novembre sont les plus nuageuses.
Il y a lieu de Taire remarquer ici que, malgré les fumées que dégagent les incendies de savanes, la nébulosité du ciel diminue fortement, en juin, juillet et août, de 15 è 21 heures. San Salvador se trouve bien placée pour appeler l'attention sur cette particularité, car elle se trouve dans une sone où la saison sèche est longue et où annuellement on met le feu aux herbes.
Venu.
Le régime des vents est tout à fait semblable à celui de la côte : les courants d'VV. et de SW. ont une prédominance considérable. Le S. vient ensuite, mais il souflQe trois fois moins souvent que l'W. Quant aux autres directions, on les observe très rarement.
Vents à San Salvador.
NE 20