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Pluies, — La saison des pluies commence dans les derniers jours de mars pour finir en novembre. Décembre est un mois de transition; il y pleut moins qu*en novembre. En janvier, février et mars les pluies sont très rares; il pleut cependant encore, mais cette période est considérée comme saison sèche.
Les pluies sont le plus fréquentes de mai à août. Elles sont alors souvent copieuses, mais de courte durée; la plus forte précipitation en un jour a été de 125"", en septembre.
La quantité totale pour les neuf mois d*observations de mars à novembre 1894 est de 1368—8.
Orages. — Ces météores sont le plus fréquents au début de la saison des pluies.
Les tornades sont rares.
Les brouillards sont très fréquents, surtout en janvier, février et mars.
Les rosées sont fréquentes en toute saison.
Niveau des eaux. — Nous exposons ci -après le régime des eaux de TUbanghi, diaprés les observations du D' Brackman de mars è fin novembre 1894.
A partir du 5 mars, le fleuve n*a cessé de monter jusqu'au 1*' novembre, date à laquelle il a atteint son plus haut niveau, dépassant de 4"'95 celui du 5 mars.
La montée la plus rapide a été observée du 2S mai au 12 juin (soit 18 jours); elle a donné une différence de niveau de 1*50; il y a eu ensuite baisse rapide de 50 centimètres en huit jours, après laquelle la hausse a repris avec quelques petites chutes jusqu*au P' novembre.
« Le M*Boinu et PUelle, ainsi que PUbanghi qui en est formée sont des rivières qui subissent d*ënonnes variations de débit. Presque è sec aux eaux les plus basses, vers février et mars, ces rivières grossissent considérablement. Cest ainsi, par exemple, que rUbanglii-Diia, è sa naissance, au confluent de TUelle et du M*Bomu, présente sur une largeur de 1000 mètres une profondeur de 50 centi-
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mètres environ, sauf en un point où sur quelques mètres de largeur existe nue profondeur de 2 mètres au plus. Vers la fin d octobre le niveau s*élève de 5 à 6 mètres et la vitesse du courant est doublée; le débit est donc de quinze à vingt fois plus considérable qu'aux eaux basses (i). »
Nous ajouterons à ce chapitre quelques notes extraites de la relation du voyage du capitaine Julien (2), de Tarmée française, dans la région au N. de TUbanghi.
« En sVIevant vers le N., le climat devient meilleur, plus sain, plus léger, Talmosplière moins humide, la tension électrique moins forte que dans les régions de rUbanghi. Comme Pair est plus frais, on respire plus à Taise et on a très rarement à redouter les moustiques; 1rs chiques sont inconnues.
(1) Capitaine G. Le Marikel, La région du Ifaut-Ubûnghi. (Bull, de la Soc. rot. Bblcb de Géogr., 1693, pp. 9 el suiv )
(t) Capitaine Julien, Du Baut-'Vbanghi vers le Chari, par te bassin de la rivière Koto (!*' mai- 5 octobre 1894), daua le Bull, de la Soc. Géocr. Paris, 1907.
> Les nuages qui garnissent le ciel sont, au lever et au coucher du soleil, de légers stratus colorés^ remplacés dans la journée par des cumulus floconneux, lesquels font place, aussitôt les tornades déchaînées, aux nimbus qui filent avec une grande rapidité. Chaque fois que la journée s*annonce comme devant être chaude» une brume intense très basse persiste jusque vers les 9 heures du matin, puis le ciel devient d*une pureté remarquable.
» Les saisons sont au nombre de deux : la saison des pluies, de mai à décembre, et la saison sèche, de janvier à avril.
» Généralement les tornades et les pluies inclinées de 45® viennent tantôt d'entre le SE. et le S W., tantôt d'entre le NE. et le NW. A partir d'août, il tonne souvent très fort; les éclairs sont nombreux, longs et durent parfois deux secondes.
» La hausse des eaux a lieu pour le Koto et ses affluents dès le mois de juin. Elle atteint rapidement 2"K0, mais elle perd un tiers de son volume dans la seconde quinzaine de juillet, pour croître en août de 2 mètres, en septembre d'autant. En oclobre» elle atteint son apogée, soit au total G^'SO. Dès novembre, la baisse des eaux se continue pour être au plus bas à la fin de janvier.
» La température moyenne de l'eau est de 24''.
1^ La moyenne des variations du thermomètre est ; SO"" au lever du soleil, S?'' vers 10 heures du malin, 31 "" vers 3 heures de l'après-midi (le plus haut est 33*»5), 24*» au coucher du soleil, 13**5 après minuit.
» Le baromètre, même par les plus grandes tornades, s'est toujours maintenu entre 732 et 727~. Une seule fois, le 14 juillet, il s'est affaissé jusqu'à 722"-. »
YAMBUYA.
Latilude, !<> 10' 7" N.; longitude, SK» 4'; allitude, 400 mètres. Station du district de rArruwirai, située sur les bords de la rivière Arruwimi, à 4 mètres au-dessus du niveau des eaux, en pays de forêts, à sol sablonneux.
Température. — La moyenne de février à août est de îl^l. La plus haute température à 2 heures est de 49<^5 au soleil et de 38^ à i*ombre. Écart nycthéméral absolu: 19*.
L*écart est en général assez sensible, surtout pendant la saison sèche.
Pluies: — La saison des pluies dure d'août à décembre inclus, mais il pleul également en avril, mai, juin et juillet. La saison des moindres pluies comprend les mois de janvier à avril.
De février à août 1896, soit en 213 jours, il y a eu S5 jours de pluie.
Les pluies ont une durée de 2 heures environ et sont généralement fortes, parfois même torrentielles.
En avril, mai et juin il y a eu 26 orages.
Brouillards. — De janvier à avril, un jour sur deux.
Rosée. — En avril et mai, un jour sur deux.
Nébulosité. — Ciel souvent couvert pendant la saison des pluies.
Niveau des eaux. — Hautes eaux en août, septembre et octobre; basses eaux de février à juillet.
ZAMBI.
Latitude, 5<> 50' S.; longitude, 12<» 52'; altitude, 30 mètres.
Camp d'instruction fondé en 1891 sur la rive N. et à 300 mètres environ du Congo, un peu en amont de Ponta da Lenba, sur un bras du fleuve qui contourne rtle de Mateba. Il est établi dans une plaine ondulée couverte de brousse et formant palier, pour mener au N. et au NE. à des hauteurs situées à 3 ou 4 kilomètres du camp. Le plateau sur lequel il est installé est de 10 à 14 mètres au-dessus du niveau du fleuve, mais il s'affaisse à TE. et surtout à TW. pour former de vastes plaines basses, marécageuses, d'où les vents d'W. et de SW. apportent régulièrement les émanations à la station.
Le sol est argilo-sableux avec très forte proportion de sable.
Le climat est le même qu'à Ponta da Lenba.
Température. — Nous donnons ci-après les quelques observations que nous possédons :
Température moyenne à 6 heures
— — à 12 heures
— — à 18 heures
— — du mois .
— maximum à 12 heures
— minimum à 6 heures
Avril. Mai.
Hauteur totale de pluie ....
Maximum en un jour
Nombre de jours de pluie recueillie
— d'orage . . .
— de tonnerre . .
Nov.
mm.
Dec.
mm.
« La station de Zambi se trouve à 10 ou 14 mètres au-dessus du niveau du fleuve; on y jouit d'une brise presque continuelle. L'après-midi, généralement, s'élève une brise de mer, dont on ressent agréablement les effets. La marée montante s'y fait sentir et varie de 40 à 4K centimètres avec la marée descendante. Séparées du bras principal, les eaux sont généralement tranquilles, mais deviennent dangereuses pour les embarcations légères, lors des ouragans et tornades de la saison des pluies. Ceux-ci sont excessivement violents et généralement abattent soit des cases indigènes, soit de grosses branches d'arbre.
» La station est entourée de hauteurs prononcées formant, pour ces ouragans, une sorte d'entonnoir, et quelquefois on remarque de véritables cyclones qui, en avançant, n'épargnent rien (i). »
Niveau des eaux. — Du 1*' au 31 décembre 1897, le Congo tomba de 80 centimètres par une baisse régulière, interrompue trois fois par une hausse de 5 centimètres, coïncidant avec les pluies renseignées.
(i) Notes inédiles du lieutenant Dkrsghkid.