‹ Le Climat Marin De Calais: Ses Indications ThérapeutiquesChapitre 19 sur 33 · TE ES · texte numérisé non relu

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8 prises, une moyenne de 3,7 microbes (par m° d’air), seulement; pour 6 prises faites à l'Enfer de Plogoff, 6 microbes. Enfin, à la Pointe du Raz, une moyenne de 7,6 microbes.

En montagne, les mêmes auteurs, Sartory et Langlais, n’ont constaté une pureté bactériologique à peu près analogue qu’à des altitudes voisines de 1.300 m., ayant trouvé :

— Dans les Alpes, à 1.100 m. : 40 bactéries.

— Au ballon d'Alsace, 1.250 m. : 14-8-6 bactéries.

— Au plan des Aiguilles (près Chamonix) : 4-3-3 bactéries.

Cristiani, au cours d’une ascension en ballon, audessus de Genève, avait encore trouvé 900 bactéries à 1.000 mètres.

À Paris, d’après Sartory et Langlais, sur la Place de la Madeleine (en face de la rue Royale) :

— 8 heures du matin : 545 bactéries,

—— 17 heures (circulation intense) : 20.800 bactéries. Miquel avait prouvé :

— rue de Rivoli : 55.000 bactéries,

— Montsouris : 7.600 bactéries.

D'une facon générale, « les microbes paraissent cantonnés dans l’atmosphère qui enveloppe la terre, surtout dans le fond des vallées et dans le voisinage des agglomérations humaines » (Rochaix) ; la comparaison entre les quelques chiffres précédents montrant assez que l’air marin de ce littoral atteint un degré de pureté bactériologique remarquable, au

moins égal à celui des très hautes altitudes.

IIIe ETAT CHIMIQUE DE L’ATMOSPHERE (Ozone — NaCI —— Iode)

Quelle est — au point de vue chimique — une des grandes caractéristiques de lair marin et — comme ous le constaterons dans la suite — sa première < vertu » ?

Sa riche teneur en oxygène et, surtout, en ozone. C’est un fait établi que l'air des villes — par suite de ia présence de matières organiques, puis d'azote, renferme environ 3 fois moins d’ozone que Fatmosphère marine.

A Middelkerke, Casse qui a étudié cette question avec précision, a montré que Pair marin du littoral de la Mer du Nord était un des plus fortement 0z0nisés — sur l'estran de Calais, l'atmosphère marine en renfermerait, environ, 6 mgr. (par 100 m° d’air). L’air de Paris n’en contiendrait guère que 1 mgr. 7. Celui de Chamonix (1.100 m.) 3 mgr. 7 seulement ; il atteindrait jusqu’à 9 et 10 mgr. dans les forêts de pins «d’Hyères où d'Arcachon.

Plusieurs éléments expliquent, ici, cette richesse de l’air en ozone : en premier lieu, Fabsence de matières

Ar

urganiques et, partant, du manque d’azote résultant de leur décomposition. Au contraire, dans l’intérieur Gu pays, la présence de matières azotées, et d’azote dans l’air diminue la proportion d’ozone qu’il renferme, par suite de leur oxydation, « l’ozone se trouvant dans l’atmosphère en proportion inverse des produits volatils organiques de la putréfaction ».

Kuborn considère sa présence constante dans l’atmosphère comme un signe de salubrité.

Pour Casse, la quantité minima d’ozone, à la mer, serait toujours supérieure au maximum dans lintérieur du pays. |

La direction des vents, la prédominance des vents de Sud-Ouest, semblent, ici, contribuer d’autre part à cette ozonisation forte de l’air, ainsi qu’il ressort des «bservations de différents auteurs :

« Dans le Nord de la France, par les vents d'ouest et de sud-ouest, l’air contient plus d’ozone et moins d’acide carbonique que par vents du nord, de l’est ou de sud-est » (Besson).

L'opinion de Casse est analogue :

« Les expériences faites en France ont démontré que îa direction des vents exerce, de son côté, une influence très marquée sur les quantités d'ozone dosé.

« Toutes les fois qu’il tourne à l'Ouest ou au Sud- Ouest, l'ozone est abondant. Or, ce sont précisément ces vents qui règnent sur nos côtes ».

Il est possible, par ailleurs, que les tempêtes fréquentes de la Manche, ses marées habituellement

fortes, ainsi que l’état d’agitation à peu près constant

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