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EFFETS PHYSIOLOGIQUES DU CLIMAT

Une conséquence importante, d'ordre hygiénique, découle d’abord de la grande stabilité, de l’uniformité des conditions météorologiques de ce climat : la température uniformément douce, régulière, ainsi que la stabilité hygrométrique et barométrique, ont une première influence favorable sur l’organisme. Vis-àvis des germes microbiens, elles empêchent cet état de moindre défense, de « réceptivité » où le placent, du fait de réactions brutales, sinon le froid, du moins les variations brusques de température et du degré hygrométrique.

Action de préservation, donc.

Valeur préservatrice du climat « physique », encore amplifiée par la grande pureté bactériologique de l’atmosphère, ainsi que l’influence antiseptique Ge l’ozone (Ohlmuller) et des ultra-violets.

Climat « sain ». Ambiance « ingrate » pour les affections microbiennes dont le destin y est bref; nullement propice aux épidémies.

Au point de vue physiologique, un premier effet important résulte, ici, des hautes pressions atmosphériques habituelles.

La pression barométrique, constamment forte, agissant sur le rythme respiratoire même, elle ralentit les mouvements respiratoires, diminuant leur fréquence mais en augmente l’amplitude (Mathieu et Urbain). Le sujet respire, ici, plus facilement, de façon plus ample, à « plein poumon » pour ainsi dire.

La fonction respiratoire se trouvant ainsi facilitée, l'appareil pulmonaire n’y est pas obligé, comme à l’altitude où la pression atmosphérique est basse, de fournir un effort d'adaptation. L’irrigation alvéolaire est plus abondante et il est établi, par ailleurs, que la quantité d'oxygène absorbée augmente plus par lamplitude que par la fréquence des respirations.

Une seconde conséquence, ici, de cette forte pression atmosphérique, est que l’air marin peut être assimilé — selon la comparaison même de Peter — à de « l’air comprimé ». (1) (Au bord de la mer, à la pression de 760 mm. un litre d’air pèse 1 gr. 297, contenant environ 0,259 d'oxygène (Regnard); à lPaltitude, si ce volume reste le même, son poids et celui de loxygène contenu diminuent sensiblement). « L'air marin agit par sa densité qui est au maximum. Ainsi, le volume de chaque inspiration contient relativement une plus grande quantité d'oxygène ». (Robin).

Paul Bert, Bordier ont montré, par ailleurs, que

« l’hémoglobine se combine d’autant mieux avec

(1) Peut-être était-ce dans ce sens que dans l’ancienne Rome, Celse préconisant le bord de la mer avait qualifié l'air marin « d’air plus épais ».

l'oxygène que la pression est plus élevée ». Il résulte de cette double action favorable des hautes pressions barométriques, l’une sur le rythme respiratoire, la seconde sur le mécanisme même de l’oxygénation globulaire — dans une atmosphère par ailleurs riche en oxygène et en ozone — que les conditions de lhémalose, augmentation du nombre des hématies aussi bien que de la teneur du globule en hémoglobine, sont, ici, optima.

Cette action stimulante nette et, pour ainsi dire, immédiate, du climat marin sur l’hématopoièse et la régénération globulaire, a été bien mise en évidence par un certain nombre d’auteurs, expérimentant sur différents littoraux.

Déjà en 1885, G. Badaloni avait constaté à l’hôpital marin de Fano, l’augmentation de l’hémoglobine. Depuis Marcon-Butzner, au Sanatorium d’Hendaye, de Batz, à Arcachon, ont fait la même constatation.

Un accroissement du nombre des globules rouges et de leur teneur en hémoglobine a été bien observé à Berck par Cazin, Baena et Dhourdin. Augmentation des hématies, étudiée, depuis, à Roscoff, par Ranvier : cette multiplication des globules croissait jusque vers la 3 semaine du séjour sur le littoral, puis elle diminuait, mais le nombre des hématies demeurait encore sensiblement supérieur à celui que l’on avait obtenu avant la cure marine. |

Lalesque et Motz ont noté des résultats analogues.

Stimulation, vive, de l’hématose entraînant une

augmentation de la consommation d'oxygène, du quo-

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