ACTE PREMIER
GLAM
Moi, rien... c’est...
ROQUEBERT
C’est ce procès-verbal qu’il lui faut enjoliver de son paraphe et ça le chiffonne un peu.
CATHERINE, qui parcourt le papier on même temps que Simon.
Je sais ce que c’est, mais je viens de promettre à la mère Soisy de demander sa grâce.
GLAM
A M. Hennebaut?
CATHERINE
Naturellement.
GLAM
Il est là... mais à parler franc, je doute fort...
J’ai idée, moi, qu’il y aurait meilleure chance si mademoiselle Catherine s’adressait à Pacôme.
SIMON
Vous croyez?
GLAM
Tiens, pourquoi donc ça?
CATHERINE
Effectivement, il m’accueille toujours très-bien... et quoiqu’il passe pour un peu bourru, j’ai comme un espoir qu’il ne me refusera point... C’est près d’ici, si j’y allais tout de suite ?
SIMON
Voulez-vous que je vous accompagne, Catherine?
CATHERINE
Non, il vaut mieux que je l’aborde toute seule.
SIMON
Cependant...
CATHERINE
Que craignez-vous?... ma bonne intention me servira d’escorte, et me portera bonheur. Restez avec mon pere, Simon, conduisez-le, comme d’hajmude, à son jeu lavon des dimanches, à sa chère partie de boules... mais apres qu'il aura signé.
clam.
Ahî tu veux nonobstant...
LE CLOS- POMMIER
CATHERINE
Sans doule... donnez toujours satisfaction à M. Hennebaul, »;a ne lern que le rendre moins rétif au meilleur vouloir de son fils, si toutefois le bon Dieu me permet de l’obtenir. J’v cours et je reviens. Allendez-moi tous les deux. A bientôt, Simon... au revoir, père, au revoir. (Elle sort.)