ACTE TROISIÈME
CATHERINE
Oubliez-vous donc quel anniversaire nous sommes?
PACOME.
Ah! oui, la mort du père Glam, je comprends.
CATHERINE, très-vivement jnsqu’à la fin de la scène.
Mais, ça ne m’empêche pas de remplir lous mes devoirs Comme à l'ordinaire. (Apercevant Blaisot qui patse avec deux bottes de paille. ) Ah! Blaisot! cette paille est-elle bientôt rentrée?
V’ià les deux dernières bottes.
CATHERINE
El les sacs de pommes de terre?
Ils sont sous le hangar, pesés et rangés.
* MARGOT
Tous à la file... et si hauts, si fiars, qu’on dirait les gendarmes de notre brigadier.
BLAISOT, montant l’escalier.
A-t-elle de l’esprit, mon épouse... mais en a-t-elle!
MARGOT
Mais z’oui.
CATHERINE
Alors, il vous faudra tantôt réparer la clôture du potager... puis porter les harnais des chevaux de labour, chez le bourrelier.
Oui, not’ maîtresse.
CATHERINE
J’ai fait prix avec lui, ce ne sera que vingt francs, au lieu de trente qu’il vous avait demandés, Pacôme.
HENNKBAUT.
Voyez-vous, la fine marchandeuse...
CATHERINE
Et toi, Margot, la lessive ?
MARGOT
Tout est paré. J’ commencerons dès quand la soupe avalée. La nourriture, c’est sacré...
CATHERINE
Bien, j’irai t'aider à la mise en train. As-tu visité la basse-cour?...
lé ! 'clos-pommiek
!.. lif.'
MARGOT
Oui, not’ maîtresse. J’avons huit douzaines d'œufs, frais comme la rosée.
CATHERINE
La moitié pour la maison, l’autre pour la ville, c’est demain jour de marché. Qu’on ne l’oublie pas. Et ce couvert? Voyons, faut l’ôter, et Vivement, j’ai mes écritures d’hier en retard, (a Heanebant.) Vous avez fini, n’est-ce pas, mon père?
> n- hennebaut. ' • - ” < -oo/ oj.
Oui, mon enfant, mais ne te donne donc pas tantde hü4f.
PACOME.
Ah ! c'esl vous qui la retenez maintenant; quand jë vous le disais, ne nous vaut-elle pas les quinze cents ou deux mille francs que nous eût rapportés la dot d’une autre.) enq 2 /. hennebaut.
Bien mieux, que ça, c’est un trésor... non-seulement pour le travail et l’economie, mais encore pour la bonté du cœur.
i ! ' • •• . . !*••>. pacome. ...mmwm c A
Par ainsi, vous êtescontent, vousf .t ,v> io< oi .in ♦.»
HERïfËfoAd¥; 1 t i'>ni oup inclus i-üo jo i oi ,’iuo[9i)us'J .üunoofOii./noo sà et ol ( .orion «eq aiuc on -il »
pacomb. ,’ noi) eb aoeiq euu »: noq Moi... parguennel je serais bien difficile.
HENNEBAUT.
Alors lu es heureux !.. an jnaimn
pacome. V ûvjq Mais oui... très-heureux!...
HENNEBAUT. - ’ •
Pacômel Pacôme!... Bien què je ne sois guères madré sur le chapitre de l'amour, on ne trompe pas les yeux d’un père.
PACOUÜ.
Que voulez-vous dire?
ixwwrivw j aJte ltil / j
HENNEBAUT. loi ■•-,!-.< J
Suffit... Je m’entends... Catherine... îouuhênoils î «îuoHA
Certainement... El toi 1 ?
Mon père ?
CATHERINE
!'/ j/.ljrt
Viens ça? Repose-toi donc... (Lai prenant le bras.) Tu t’occu-
Î ies par trop de la ferme, et peut-être pas .assez du fermier. 1 était' à la ville, hier, ce matin ëh chasse. Il va ce soir à l’affût. Que diable! restez un peu ensemble... Dis donc, Pa-