SCÈNE XIII
FRIQUETTE, puis PICQUEFEU.
FRIQUETTE, seule.
Ah bienl.. en voilà une révolution !.. décrocher le premier!.. Quand je disais qu’il ne flânerait pas longtemps à son clou !.. C’est le second qui aura prouve à sa femme qu’il valait mieux qu’un mari en peinture !... (montant sur une chaise.) Allons^ décrochons Monsieur !
• PICQUEFEU, rentrant **.
Enfin ! je l’ai flanqué à la porte ! (Apercevant Friquette montée sur la chaise.) Friquette, qu’est-ce que tu fais là?
FRIQUETTE.
Le Montgicourt est mûr... je le cueille I
PICQUEFEU.
Comment ! tu oses...
FRIQUETTE.
Par ordre de Madame !
PICQUEFEU.
Par ordre ! Un instant! (l.a faisant despeudre de la chaise et prenant sa place.) Ça mc regarde’*' !.. Tu ne voudrais pas me priver de ce plaisir-là !
FRIQUETTE.
C’est trop juste !
PICQUEFEU, cherchant à décrocher le portrait.
Eh bien !.. il ne veut pas venir !.. 11 est donc cloué ?
FRIQUETTE.
Il en est bien capable !
PICQUEFEU.
Ah ! le voilà ! (Descendant, et très-gaiement.) Le baStion Montgi- COUrteSt enlevé ’*** ! (Il se promèue, le portrait sous le bras, enimiiunt le son de la trompette.) Ta ra ta ta 1 ta ra ta la ! (ll pose le portrait contre le bureau.)