LE CLCFÜ AUX MARIS
OLYMPIA
Allez demander un bain pour Monsieur. (Amédéesort*. — a Pk- . quefeu.) Vous le prendrez icil
PICQUEFEÜ.
Je voulais, en même temps, passer chez mon coiffeur.
OLYMPIA
Votre coiffeur?., très-bien ! (eub sonne à gauche.)
AUÉDÉE, reparaissant.
Madame ?
OLYMPIA
Vous amènerez le coiffeur de Monsieur? (Amédée sort.)
PICQUEFEU.
Alors, attachez-moi par la patte !
OLYMPIA
Oh! je ne vous quitterai plus! je serai là! toujours !
PICQUEFEU.
Comment ! pour le bain aussi?
OLYMPIA
Je ne plaisante pas , Monsieur!..
Quoi?
OLYMPIA
Répondez : depuis que nous sommes mariés, m'avez-vous tonjours été fidèle?
PICQUEFEU.
Cette bêtise! nous sommes mariés depuis cinquante-cinq minutes. (a part.) Elle est jalouse à présent!
OLYMPIA
Jurez-le !
PICQUEFEU, levant la tnain.
Oh ça, je le jure !
OLYMPIA, éclatant.
C’est infâme!" c’est infâme!
PICQUEFEU.
Mais qu’est-ce qu’il y a ?
OLYMPIA
Après ça, Montgicourt aus'i me le jurait... Montgicourt aussi m’embrassait, me donnait les noms les plus tendres... les plus insensés.. .
PICQUEFEU.
C’était un gros hypocrite !
OLYMPIA
Je ne croyais pas qu’un mari pût tromper sa femme... j’étais simple et naïve... je ne comprenais pas la jalousie; mais vous m’avez ouvert les yeux !
PICQUEFEU, à part.
Ah! diable! qu’est-ce que j’ai fait?..