‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme de Québec [microforme]Chapitre 110 sur 132 · est permis de faire serment dans des cir · texte numérisé non relu

est permis de faire serment dans des cir

ent constances graves, CCMmMmMe lorsqu'on ÿ'est obligé par j une autorité légitime, ou qu’il est nécessaire pour

l'honneur de Dieu, pour notre bien et pour celui du

Dieu prochain. je Lorsqu'on y est obligé par une autorité ñ faire légitime. Par exemple : devant les tribunaux ; quand + on accepte certaines charges publiques, ou que l’on

de ne passe certains contrats.

t des Ou qu’il est nécessaire pour l’honneur de

ents Dieu. Par exemple : les serments exigés par l’Eglise

ou les supérieurs ecclésiastiques.

pee Pour notre bien. Par exemple : se procurer ét le

391. Qu'est-ce que faire! serment ? 392, Quand est-il permis de faire à | serment ce ver < Lu f 1} (2)

quelque grand bien ou éviter quelque préjudice notable.

Et celui du prochaîin. Par exemple : les serments exigés par les magistrats pour le bien de la société. (

898. Jurer en vain, c’est : 1. faire serment sans nécessité ; 2. affirmer par serment ce que l’on sait être faux, ce qui s'appelle parjure ; 8. s'engager par serment à faire une chose défendue.

Jurer en vain, c’est jurer sans les conditions requises pour que le serment soit permis.

Ces conditions sont : la nécessité, la vérité et la justiee. va 4

894, Oui, le parjure ou faux serment est un péché mortel de sa nature, parce qu’il fait à Dieu une grave injure, en paraissant vouloir le rendre complice du mensonge. ,

En paraissant vouloir le rendre complicè du mensonge, c.-à-d. en donnant à entendre que Dieu ignore la vérité ou qu'il peut attester une fausseté,

395. Non, celui qui a juré de faire une chose défendue n’est pas obligé d'accomplir son serment, car il a fait une faute en faisant ce serment et il en ferait une nouvelle en l’accomplissant.

896. Le vœu est une promesse délibérée que l’on : fait à Dieu, avec l’intention de s’obliger rigoureusement à accomplir une chose qui lui est agréable.

Est une promesse délibérée, c.-à-d. faite après y avoir bien réfléchi et librement.

393. Qu'est-ce que jurér en vain ! 394. Le purjure ou faux serment est-il un grand pécré ? 395. cer qe a juré de faire une chose défendue est-il obligé d'accomplir son serment ! 396. Qu'est-ce qu'un vœu f

| Que l’on fait À Dieu, parce que le vœu est un acte de dépendance et d'’adoration.

F Avec l'intention de s’obliger rigoureusement,

k c.-à-d. sous peine de péché. é Quand on ne s’oblige pas sous peine de péché, il n’y PRE. d a qu’une simple promesse. ail + Une chose qui lut est agréable. Le vœu d’une 4 y - chose désagréable à Dieu serait une moquerie. 1 897. Oui, c’est un péché de ne pas accomplir ses 4 e- vœux, et ce péché est mortel ou véniel, suivant la nature du vœu et l'intention qu’on avait en le faisant, CRE Suivant IR nature du vœu, c.-à-d suivant son importance.

hé Ce péché est mortel si le vœu est en matière imporave tante, et véniel seulement si le vœu est en matière 8 du légère. A] Et l'intention qu'on avait en le faisant, fé vw. du c.-4-d. que ce péché peut être véniei seulement, si on Dieu a eu l’intention expresse de ne s’obliger que fous pei-

ne de péché véniel, même en matière grave.

L'autorité ecclésiastique, pour de bonnes raisons,

fen- peut dispenser des vœux, ou les changer en d’autres * ila bonnes œuvres. .

une

898. Oui, il est bon de faire des vœux, puisque c’est un excellent moyen d’honorer Dieu ; cependant il est

l’on prudent de n’en pas faire sans y avoir mûrement réuse” fléchi, ni sans avoir pris l’avis de son confesseur.

| I! est bon de faire des vœux. Preuve : ‘‘ Faites après des vœux, et aocomplissez-les,”’ dit la S. Ecriture.

Sans y avoir mûrement réfléchi, c.-à-d. sérieuest-il sement réflééhi.

ue est-il £ 397. Est-ce un péché de ne pas accomplir ses vœux f 398. Est-ü bon de Jaire des vœux?

196 LE CODE CATHOLIQUE Ni sans avoir pris l'avis de son confoesseur, c.-4-d. non sans avoir demandé conseil à son con-

fesseur.

899. Le second commandement défend tout serment faux, téméraire, injuste ou inutile, ainsi que les blasphèmes et les malédictions.

Faux, e.-à-d. cont'aire à ia vérité.

Téméraire, c.-à-d. sans être certain de ce que ’on affirme.

Injuste, c.-à-d. contraire à l’honnéteté ou à la justice.

Inutile, c.-à-d. sans nécessité. . Les blasphèmes. Voir réponse 400.

Les malédictions, c.-à-d. les mauvais souhaits.

400. Blasphémer, c’est dire des paroles ‘“injurieuses <ontre Dieu ou les Saints, et surtout profaner le saint . nom de Dieu.

Blasphémer. Ce mot signifie blesser én paroles.

. C'est dire des paroles injurieuses contre . Dieu. Par exemple : attaquer ou contester quelqu’une de ses perfections. * . attribuer quelque imperfection,

fre les Saints. Par exemple : prononcer des paroles t:nnies contre leur personne ou leurs bonnes antiotss.

(‘a veut aussi blasphémer contre les choses saintes. Par &vempie : prononcer des paroles injurieuses racre les sacrements, le calice, le ciboire, le calvaire, etc.

Le mot sacré, ordinairement employé par les blasphémateurs, signifie maudit.

FF 999, pe défend le second commandement ? 00. Qu'est-ce que le blasphème

ne Profanér le saint nom de Dieu, c.-à-d. le proà noncer avec mépris, le maudire, etc.

401. Le blasphème est un péché très grave, que jé FA Dieu souvent punit même en ce monde, 7.

es Le blasphème est un péché très grave,

À parce qu’il outrage Dieu lui-même, directement ou

| personnellément.

A Il est aussi le plus inexplicable, parce qu’il ne pro-

ue cure aucune jouissance.

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