‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 103 sur 343 · S OC · texte numérisé non relu

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de détruire nos péchés sans toucher à notre péché capital,nous ne ferons que couper des branches qui renaîtront. En effet, un grand nombre de personnes ne font jamais que couper des branches, et c’est la raison pour laquelle elles ne retirent pas de la prière, des messes qu’elles entendent, des sacrements et des sermons, autant d’a-

antages qu’elles devraient en retirer. Ne nous imaginons pas, cependant, parce que nous ne sommes pas devenus meilleurs après avoir prié, entendu la messe et fréquenté les sacrements, que nous ne faisons aucun progrès dans la vertu. Ce serait une erreur et faire le jeu du démon qui voudreit nous voir cesser ces pratiques de piété. À quoi vous servent, dit-il quelquefois, vos efforts pour devenir meilleurs ? Vous êtes aussi méchants qu’il y a un an. Défions-nous de ces trompeuses suggestions, car sans la prière et la fréquentation des sacrements, nous serions pires que nous ne summes. Je suppose qu’un homme remonte à la rame le courant rapide d’une rivière. Il rame aussi fort qu’il le peut, mais sans refouler le courant d’un seul pouce; s’ensuit-il qu’il perd son temps ? Non, il fait beaucoup : il empêche le courant de l’entraîner plus bas. Il conserve la même position jusqu’à ce que la force de la marée ait diminué, et alors il peut remonter la rivière.

Il en est ainsi de ceux qui s'efforcent d’être bons, et qui combattent contre les violentes tempêtes des tentations. S'ils cessent de combattre, ils seront entraînés dans le grand océan du péché et perdus pour toujours. Si, au contraire, ils luttent avec persévérance, un jour la violence de la tentation diminuera, et ils pourront alors s’avancer vers le ciel. Nous éprouvons surtout des ten-

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tations lorsque nous essayons de leur résister et de nous bien conduire, parce que nous luttons contre nos mauvaises inclinations, qui sont la forte marée de nos passions. Lorsque nous nous laissons entraîner, elles n’ont pas besoin de monter à l'assaut.

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