Quand notre confession est-elle entière
—Notre confession est entière quand nous faisons connaître le nombre et l’espèce de nos péchés, et les circonstances qui en changent la nature.
19 Le mombre.—Lorsque le pénitent peut donner le nombre exact, il doit le faire. Mais assez souvent, surtout dans les confessions de longue date. il est impossible de se rappeler le nombre précis de ses péchés Alors, il suffit d’en donner le nombre approximatif, et de dire, par exemple, qu’on a juré, blasphémé, médit, etc. environ tant de fois par jour, par semaine, par mois ou par année. De cette manière, le pr 2e seur peut apprécier l’état de la conscience du pénitent.
20 L’espèce.—Tous les péchés ne sont pas de Ja même espèce. Ainsi les jurements, le vol, la médisance, la calomnie, etc., ne sont pas des péchés de la même espèce, et doivent être accusés séparément.
3° Lee circonstances qui en changent la nature.— On entend par circonstances tout ce qui accompins l’action, comme par exemple, les motifs, es moyens, le lieu, l'intention, les personnes, les
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suites, etc. Quelquefois les circonstances changent la nature du péché ; quelquefois elles aggravent beaucoup ou peu la malice du péché; et quelquefois elles la diminuent. Il est absolunent nécessaire de mentionner les circonstances qui changent la nature du péché, et font que la ième action renferme à elle seule plusieurs jéchés Quant aux circonstances qui aggravent ou qui diminuent la malice du péché, il vaut mieux les faire connaître, bien qu’on n’y soit pas tenu d’une manière certaine et indiscutable.
Ainsi, celui qui a commis un vol, n’a pas besoin de dire si ce vol a été fait au détriment d’un épicier, d’un boulanger ou d’un marchand de gros, car cette circonstance ne change en rien la nature du péché. Il lui suffit simplement de mentionner le montant qu'il s’est approprié injustement. Mais si le vol a eu lieu dans une église, ou si c’est une chose sacrée qu’il a dérobée, il doit mentionner cette circonstance, parce qu'alors ce péché est à la fois un volet un sacriloge. Il vaut mieux, comme nous l'avons déjà dit, faire connaître les circonstances qui aggravent ou diminuent la malice du péché, en ayant soin de laisser de côté toutes celles qui n’ont aucun de ces effets.
+ 229.—Que doit-on faire quand on ne peut pas se souvenir du nombre de ses péchés ?
— Quand on ne peut pas se souvenir du nombre de ses péchés, on doit déclarer aussi exactement que possible, combien de fois par jour, par semaine ou par mois,
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+ 230.—$Si nous oublions Ge confesser un péché mortel, sans qu'il y ait de notre faute, notre confession est-elle mauvaise ?
—$Si nous oublions de confesser un péché mortel sans qu'il y ait de notre faute, notre confession est bonne, et ce péchéest pardonné ; mais, si plus tard il nous revient à la mémoire, nous sommes tenus de le confesser.
231.—Est-ce une faute grave que de cacher volontairement un péché mortel en confession ?
—Oui, c'est une faute grave que de cacher volontairement un péché mortel en confession, parce que c’est mentir au Saint-Esprit, et la confession est nulle et sacrilège.
Cacher volontairement un péché mortel ci confession est un mensonge au Saint-Esprit.
Dieu voit chaque péché que nous commettous, et est présent quand nous entrons dans le confessionnal et que nous déciarons confesser tous nos péchés. $i alors, nous cachons volontairement un péché que nous sommes obligés de confesser, Dieu est témoin de notre mengonge sacrilège.
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Péché,
Supposons, par exemple, que je rencontre quelqu'un dans un endroit où il lui a été défendu d'aller, et qu’ensuite il ne craigne pas de nier positivement le fait, bien qu’il sache parfaitement que J'ai remarqué sa présence en cet endroit. Il est doublement coupable ; car, outre le péché de désobéissance qu’il a commis en allant en cet endroit malgré une défense formelle, il outrage sciemment la vérité en essayant de faire croire que mon assertion est fausse. De même, cacher volontairement un péché mortel en confession, équivaut à nier en présence de Dieu que nous sommes coupables de ce péché dont il a été le témoin, En outre, il n'y a pas de plus grande folie que de cacher un péché à confesse, car il faudra nécessairement le confesser tôt ou tard, et plus nous le cacherons longtemps, plus nous éprouverons de honte à avouer un jour les sacrilèges commis. D'ailleurs, pourquoi avoir honte d’avouer à son confesseur des péchés que nous n'avons pas rougi de commettre en la présence de Dieu ? Ce serait—ce qui est absurde-professer un plus grand respect pour le prêtre que pour Dieu. De plus, cette confession qui accompagne l’aveu de nos fautes est un commencement d’expiation. Notre-Seigneur savait certainement quand il institua le sacrement de pénitence, que la confession serait pénible pour la pauvre nature humaine ; et cet acte d'humiiité lui plaît, est une espèce de punition de nos péchés, et remet probablement une partie du clâtiment que nous aurons à souffrir pour ies expier, Souvent aussi la pensée de la confession empêche de faire le dernier pas qui conduit au péché. Une autre réflexion qui devrait nous en-
courager à accuser tous nos péchés de bon cœur, et même avec un certain plaisir, c'est que si on refuse de le faire, on aura à subir la honte infiniment plus grande de les voir un jour dévoilés, non pas devant un seul homme, comme au tribunal de la pénitence, mais aux yeux de tous nos parents, de nos amis, du monde entier réuni au pied du tribunal du Juge suprême. Il faut prendre garde de croire que le confesseur aura une moins bonne opinion de nous après une confession peut-être chargée. Au contraire, plus il constate que notre confession a dû être pénible, plus nous grandissons dans son estime et dans son affection, si nous avons bravement fait les choses. D'ailleurs, en sortant du confession nal, le confesseur oublie le récit des misères qu'il vient d'entendre. T' ne désire rien tant que de perdre le souvenir de tout ce qu’il a entendu. \ | afin de conserver plus facilement son âme {ll exempte de la moindre souillure. C’est à peine | | même, bien souvent, si l'accusation des péchés
terminée, il se les rappelle suffisamment pour donner l’absolution. Ajoutons encore, que le confesseur est toujours plus content d’entendre
| la confession d’un grand pécheur ou de quel- À vx 1 qu'un quia été longtemps éloigné des sacre- N fe ments, que la confession de celui qui se présente M
fréquemment ou qui n’a presque rien à dire. Ce % ;
qui lui fait plaisir, en pareil cas, ce n’est ni la À 2 multitude ni l’énormité des péchés du coupable | “A
qui est à ses genoux, mais la conversion dece M Le
pauvre malheureux, qui a enfin le courage de briser les chaînes qui le retenaient esclave depuis tant d’années. Notre-Seioneur n’a-til pas dit: — ‘qu'il y aura plus de joie dans le ciel pour un
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omme ux de entier me. Il ‘esseur ès une e, plus re petime et nt fait fession nisères int que itendu.
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seul pêcheur qui fait pénitence, que pour quatrevingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence.” (1) Plus une personne a été exposée au danger de périr, plus ses amis se réjouissent en la voyant sauvée d’une mort presque certaine. Si un frère tombant à l'eau, en plein milieu du fleuve, était ramené à la surface, juste au moment où il enfonce pour la dernière fois, ce sauvetage nous ferait infiniment plus plaisir que si on le tirait d’un étang au fond duquel il se serait laissé choir, et dont la profondeur de l’eau n’est pas suffisante pour le noyer. Ainsi, plus nous nous sommes approchés de l’abîme, plus nous nous sommes exposés à perdre nos âmes et à descendre en enfer, plus les anges et les saints se réjouissent quand nous sommes sauvés. Celui qui échappe à un grave danger sera plus prudent dans l’avenir ; de même le pécheur après avoir échappé au danger de la mort éternelle, par le pardon de ses péchés, ne risquera peutêtre plus jamais son salut, ou du moins sera beaucoup plus circonspect.
+ 232.—Que doit faire celui qui a caché volontairement un péché mortel en confession ?
—Celui qui a caché volontairement un éché mortel en confession, doit accuser e péché qu'il a caché, puis le sacrilège qu'il a commis, et enfin accuser de nouveau tous les péchés qu'il a commis depuis sa dernière bonne confession.
(1) S. Luc, xv, 7. 29
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Il faut bien remarquer que, oublier et cacher, nc sont pas la même chose. Cependant, si on n6 glige volontairement d'examiner sa conscience, ou si on ne fait aucun effort pour connaître ses p‘chés avant de se présenter à confesse, alors oublier et cacher sont presque équivalents. Une confession sans préparation peut difficilement être bonne. Lorsqu'on doute si une action est péché ou ne l’est pas, ou si on a déjà confessé une faute quelconque, il ne faut jamais sortir du confessionnal avant d’avoir tiré les chose: au clair. Maïs on doit prendre garde de se laisser aller à des inquiétudes inutiles et fatigantes, en per gant sans cesse aux péchés passés, et surtout à ceux qu’on peut avoir eu le malheur de commettre dans l’enfance et la jeunesse. Cette pratique n’est pas sans danger ; car, en s'arrêtant ainsi aux péchés de la vie passée, on s'expose à y prendre plaisir et à pécher de nouveau. Il vaut mieux ne revenir sur aucun péché particulier commis autrefois, ou sur les circonstances qui l’ont accompagné, et se rappeler seulement, d’une manière générale, qu’on a péché dans le passé contre tel ou tel commandement et contre telle ou telle vertu. Le passé, tout regrettable qu’il puisse être, ne nous appartient plus, et il ue sert de rien de se le remettre constamment sous les yeux. C'est l’avenir qu’il faut prévenir et employer à l’œuvre de notre sanctification. Très souvent, cette préoccupation presque exclusive de la vie passée est une ruse du démon, qui a recours à ce moyen pour nous empêcher de nous mettre en garde contre les dangers de l'avenir La confession une fois faite, ne pensons plus aux péchés que nous venons d'accuser.
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mais aux mesures à prendre pour les éviter dorénavant. Quand une blessure est guérie, on ne voit jamais un malade l’ouvrir de nouveau pour mieux s'assurer de sa guérison ; ainsi, quand les blessures faites à notre âme ont été guéries par l’absolution, nous ne devons pas les sonder de nouveau
Telle est la règle à suivre au sujet des confessions ordinaires Mais il est bon et nécessaire quelquefois, de faire une confession générale ou une confession extraordinaire, comme nous allons maintenant le voir La confession générale embrasse toute la vie, et elle est, par conséquent, l'accusation de tous les péchés commis depuis l’Age de raison. La confession extraordinaire est celle qui ne remon‘'e qu'à une certaine époque, à la première communion, par exemple, à une retraite, ou à la dernière confession sur laquelle on peut prudemment compter.
La confession, soit générale soit extraordinaire, est nécessaire aux uns, utile à plusieurs et nuisible à d’autres.
Elle est absolument nécessaire à ceux dont les confessions précédentes sont nulles, quelle que soit la cause de la nullité.
Elle est utile, sans être nécessaire, à ceux dont les confessions précédentes inspirent des doutes, des inquiétudes ; À ceux qui embrassent un nouvel état de vie ou qui se préparent à la mort; à l’époque de la première communion, d’un jubilé, d’une retraite, etc. Elle est utile, parce qu’elle nous donne une connaissance plus parfaite de l’état de notre âme, en rassembiant, pour ainsi dire, en un seul tableau, non pas seulement les fautes de quelques semaines et de
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quelques moïs. mais de toute la vie. Nous les pe<ons comme Dieu les pèsera au jour du jugement, nous calculons le bien et le mal que nous avons fait, et nous comparons notre actif et notre passif spirituel, afin de voir si nous sommes en déficit Nous prenons ensuite la ferme résolution de faire le plus de bien et i: moins de mal possible, de fuire pénitence ; et ainsi, cette espèce de jugement que nous nortons sur nous-mêmes, rend la confession générale utile et profitable. Elle est nuisible aux personnes scrupuleuses, qui regardent comme péché presque tout ce qu'elles font, parce qu’elle ne fait qu’angmenter leurs inquiétudes au lieu de les diminuer. Ces personnes ne sont jamais satisfaites de leurs confessions, veulent toujours les recommencer, ct craignent de s'approcher des sacrements.
Leur conscience n’est jamais à l’aise, et elles sont souverainement malheureuses. Elles ont tort de penser et d’agir de cette manière, et feraient bien mieux de s’en rapporter à la décision de leur confesseur, et de comprendre que dans leurs scrupules, il y a beaucoup trop de crainte, pas assez de confiance, et peu d'amour de Dieu.
Notre-Seigneur dont la bonté est infinie, n’a pas institué les sacrements pour nous rendre malheureux, mais, au contraire, pour nous rendre heureux et pour rendre la paix à nos âmes quand nous l’avons perdue par le péché.
Les personnes scrupuleuse: doivent donc suivre à la lettre la ligne de conduite que leur trace le confesseur, quelleque soit leur manière de penser, etne jamais solliciter la permission de faire une confession générale qui ne servirait qu'à aug menter leurs inquiétudes.
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La préparation pour une confession générale est la même que pour une confession ordinaire ; mais elle exige un peu plus de temps, et lorsqu'elie n'est pas absolument nécessaire, il n'e:t pas nécessaire qu'elle soit aussi exacte ni aussi détaillée.
+ 233.—Pourquoi le prêtre impose-t-il une pénitence après la confession ?
—Le prêtre impose une pénitence après la confession, comme satisfaction pour la peine temporelle due au péché, et comme moyen de détourner le pénitent de le commettre de nouveau.
La légère pénitence que le prêtre impose ne peut pas pleinement satisfaire à Dieu ; mais son acceptation montre que nous sommes disposés à faire pénitence et à expier le mal que nous avons fait. Si Dieu se contentait d’un simple changement de vie, sans exiger aucune réparation, la facilité du pardon pourrait devenir un encouragement au crime. Au reste, que sont ces pénitences de quelques Pater ou de quelques Ave, imposées au pénitent, en comparaison de la grièveté d'un seul péché mortel, pour lequel il aurait eu à souffrir dans l’enfer pendant ioute l'éternité? Que sont également ces pénitences si on les compare à celles qui étaient imposées aux Chrétiens des premiers siècles de l'Eglise ? Dans la primitive Église, ceux à qui il était prescrit de faire péuitence pub'ique venaient, le premier jour du carême, se présenter à la porte de l’église, en habits pauvres, sales et déchirés. Etant entrés dans l’église, ils recevaient de la
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main du prêtre les cendres sur la tête et les cilices pour s’en couvrir ; puis ils demeuraient prosternés, tandis que le clergé et l’assistance faisaient pour eux des priéres à genoux. Le prélat faisait une exhortation pour les avertir qu’il allait les chasser pour un temps de l’église, comme Dieu chassa Adam du paradis pour son péché; ensuite il les mettait hors de l’église, dont les portes étaient aussitôt fermées derrière eux. Les pénitents demeuraient d'ordinaire enfermés et occupés à divers exercices laborieux. On les faisait jeûner tous les jours et très souvent au pain et à l’eau, ou on leur imposait d’autres mortifications, selon leurs péchés, leurs forces et leur ferveur. On les faisait prier longtemps à genoux ou prosternés, veiller, coucher sur la terre nue, distribuer des aumônes selon leurs ressources. Pendant la durée de leur pénitence, ils s’abstenaient non seulement des divertissements mais encore des conversations ordinaires, des affaires et de tout commerce, même avec les fidèles, à moins d’une grande nécessité. Ils ne sortaient que les jours de fêtes, auxquels ils revenaient se présenter à la porte de l’église. Puis, après un certain temps, on les faisait entrer pour entendre la lecture et les sermons, mais à la condition de sortir avant les prières. Enfin ils étaient admis à prier avec les fidèles, et leur pénitence était terminée.
La pénitence publique était encore plus sévère quand il s'agissait de péchés connus et énormes. Cette pénitence consistait en quatre degrés : ceux des pleurants, des écoutants, des prosternés et des consistants. Les pleurants étaient, aux heures des offices, dans un vestibule sans toit placé au-
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devant de l’église, où il leur était défendu d'entrer, Ils se tenaient à genoux, gémissant sur leurs péchés. et ils conjuraient les fidèles qui passaient de prier pour eux. Tes écoutants étaient appelés ainsi, parce qu'ils étaient admis aux instructions sans pouvoir assister au saint sacrifice Les prosterné: étaient prosternés contre terre. vendant qu’on faisait sur eux des prières ; ils étaient admis à celles qui précédaient la célébration des divins mystères, mais ils étaient obligés de sortir de l'église aussitôt après la lecture de l'Evangile. Les consistants pouvaient assister au sacrifice de la messe en entier; mais il ne ieur était pas permis de communier. Les pécheurs scandaleux. passaient successivement par ces divers degrés de pénitence, et ils y demeuraient plus ou moins longtemps, selon l’énormité de leurs péchés Ainsi, celui qui avait commis un meurtre, était quatre ans entre les pleurants, c'est-à-dire u’il se trouvait à la porte de l'église aux heures e la prière, et demeurait dehors, non pas sous le vestibule, mais sur la place publique, exposé aux injures de l'air I] était revêtu d’un cilice, il avait de la cendre sur lu tête et se laissait croître la barbe. En cet état, il priait les fidèles qui entraient dans l’église de prier pour lui; et, en effet, toute l'Eglise priait pour les pénitents, comme elle le fait encore pendant le carême en particulier. Les cinq années suivantes, il était au rang des auditeurs ; il entraiït à l’église pour entendre les instructions ; mais il demeurait sous le vestibule avec les éntéchumènes, et il en sortait avant que les prêtres commençassent.
De là, il passait au troisième rang, et priait avec
les fidèles, maisau même lieu, près de la porte, prosterné sur le pavé de l’église, et il en sortait avec les catéchumènes. Après avoir été sept ans en cet état, il passait au dernier, où il demeurait quatre ans, assistant aux prières des fidèles, et priant debout comme eux, mais sans qu’il lui fût permis de communier. Enfin, les vingt ans accomplis, il était reçu à la participation aux choses saintes, c'est-à-dire à l’Eucharistie. Les fautes pour lesquelles on imposait ces dernières pénitences étaient généralement publiques, et voilà pourquoi la réparation et l’amendement devaient aussi être publics.
Chaque péché mérite deux peines appelées :
l’une, la peine éternelie, et l’autre, la peine temporelle. Un exemple va le faire comprendre. Supposons que devenant un voleur de grand chemin ou une espèce de brigand, j’assomme au coin d’une route un voyageur que je laisse à moitié mort après lui avoir enlevé son argent et sa montre. Je lui cause, comme il est facile de le comprendre, un double dommage, et je mérite un double châ'iment pour les deux délits dont je me suis rendu coupable, en le frappant inhumainement et en le dépouillant. Il peut bien me pardonner les mauvais traitements dont il a été l’objet de ma part, maïs cela ne me dispense pas de l'obligation de lui restituer son argent et sa moutre ; car le fait qu’il me pardonne ne me donne pas le droit de garder ce qui est sa propriété légitime. Eh bien ! quand nous péchons, c'est à peu près la même chose. Nous injurions Dieu et nous lui dérobons ce qui lui est légitimement dû, savoir : ie culte, le respect, l’obéissance et l'amour que nous lui devons comme à
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notre Créateur et à notre Rédempteur. Dans le sacrement de pénitence, Dieu pardonne l’injure que nous lui avons faite en péchant, mais il exige la restitution de ce que le péché lui a enlevé,
De même, si un soldat qui a juré de mourir pour son pays, déserte son poste en temps de guerre, il se déshonore et encourt une sévère punition ; mais si, de plus, il passe à l’armée ennemie pour combattre dans ses rangs, il se rend coupable d’un délit beaucoup plus grave que le premier, du crime de trahison, qui entraîne la peine de mort. Nous faisons absolument la même chose lorsque nous péchons après avoir promis en recevant le Baptême ct la Confirmation, de servir Dieu et de combattre ses ennemis Nous désertons notre poste de soldat chrétien, nous passons à l'ennemi ; car Notre- Seigneur a dit: Celui qui n'est pas avec moi est contre moi.
Nous pouvons satisfaire à la peine temporelle due à nos péchés, c'est-à-dire restituer, soit en faisant pénitence sur la terre, soit en passant un certain temps dans le purgatoire. Les pénitences faites pendant la vie sont très agréables à Dieu, et notre intérêt bien compris est de faire pénitence autant que possible, afin de séjourner moins longtemps dans le purgatoire. Saint Augustin qui, avant sa conversion, avait été un grand pécheur, priait souvent Dieu de multiplier ses tribulations sur la terre, afin d’avoir à souffrir moins longtemps dans le purgatoire.
Par conséquent, après avoir accompli la pénitence que le prêtre donne au confessionnal, il est prudent et sage de s'imposer d’autres pénitences proportionuées à notre âge et à notre con-
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dition. Mais il ne faut jamais entreprendre des pénitences extraordinaires, ou faire des vœux ct des promesses sans consulter son confesseur. La confes-ion terminée, on doit avoir snin d’accomplir la pénitence imposée par le ronfesseur, aussitôt que possible, et de la manière wrescrite ; car elle a une valeur que les pénitences de notre choix ne peuvent avoir. Si nous prévoyons l’impossibilité de l’accomplir, il faut demander au confesseur de vouloir bien nous en donner une autre. Cette satisfaction est une partie, sinon essentielle, du moins intégrante du sacrement de Pénitence ; de telle sorte qu’il faut avoir la volonté de remplir cette condition l’absolument nécessaire, pour obtenir la rémission de nos péchés ; et sans cette volonté bien sincère, l’absolution est nulle. Remarquons toutefois que la satisfaction, quoique nécessaire, n’est pas abso- Jument essentielle à la validité du sacrement, Ainsi par exemple, si un pénitent l’oublie involontairement ou que, se trouvant en danger de mort, il ne puisse l’accomplir, l’absolution n’en est pas moins valide ; il suffit qu’il ait le désir de satisfaire à Dieu, quana il le pourra.
234.—Le sacrement de Pénitence remetil toutes les peines dues au péché ?
— Le sacrement de Péniten’:e remet toujours la peine éternelle due au péché, mais il ne remet pas toujours la peine temporelle que Dieu exige comme satisfaction pour nos péchés.
Comme nous venons de l'expliquer, le sacrement de Pénitence remet toujours le péché ;
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mais il ne remet pas toute la peine temporelle encourue. Il diffère, sous ce rapport, du sacre-
ment de Baptême, qui remet toujours, non seulement la peine éternelle, mais aussi toute la peine
temporelle due au péché. Par conséquent, celui qui meurt immédiatement après avoir reçu le Baptême, va directement au ciel, tandis que celui qui meurt immédiatement après avoir reçu le sacrement de pénitence, passe généralement quelque temps dans le purgatoire, pour achever de satisfaire pleinement à la peine temporelle due au péché.
235.—Pourquoi Dieu exige-t-il une eine temporelle comme satisfaction pour
le péché ?
- Dieu exige une peine temporelle comme satisfaction pour le péché, afin de nous faire comprendre la grande malice du péché et nous empêcher d'y retomber.
236.—Par quels moyens pouvons-nous satisfaire à Dieu pour la peine temporelle due au péché ?
—Nous pouvons satisfaire à Dieu pour la peine temporelle due au péché, principalement par la prière, par le jeûne, par ar les œuvres de miséricorde spirituelle et temporelle, par la patience à supporter les maux de la vie, et par la pénitence que le confesseur impose.
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Nous pouvons donc satisfaire à Dien : 1° Par la prière ; et, sous ce nom on comprend tou: les exercices de piété, l’assistance aux office: de l'Eglise, la méditation des vérités cternelles, les lectures pieuses, la visite au Saint Sacrement, le chemin de la croix, etc.
2° Par le jeûne; et par ce mot, on entend non seulement les jeûnes prescrits par l'Eglise, certains retranchements dans la nourriture, mais toutes Îes mortifications qu’on peut pratiquer, comme par exemple, la mortification de la langue, des yeux, des oreilles, de l’amour-propre et de la curiosité.
3° Par ies aumônes, en argent ou autrement, données aux pauvres et en faveur des œuvres de charité. L'aumône, a dit l’Esprit-Saint, est aussi puissante pour abolir les crimes que l'eau pour éteindre le feu. (1)
4° Par les œuvres de miséricorde spirituelle et temporelle, c'est-à-dire par les œuvres de miséricorde qui se rapportent à l’âme et au corps, et dont nous allons parler dans un instant.
5° Par la patience à supporter les maux de la vie, tels que la maladie, la pauvreté, les accidents, etc.
6° Par la pénitence que le confesseur nous impose, et dont nous avons déjà parlé au long.
237. — Quelles sont les principales œuvres de miséricorde spirituelle ?
—Les principales œuvres de miséricorde spirituelle sont: exhorter les pécheurs
(1) Eccl. nr, 33.
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mais iquer, de la ropre
ment, res de | aussi L pour
ituelle ne 1111corps,
de la acci-
nous long.
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au repentir ; instruire les ignorants ; donner de bons conseils ; consoler les affigés ; supporter patiemment les injures ; pardonner toutes les offenses ; prier pour es vivants et les morts.
1° Exhorter les pécheurs au repentir. Nous n'avons pas le droit de nous désintéresser du sort de notre prochain. Nous sommes tenus, dans la mesure du possible, de travailler à son salut, en lui faisant remarquer la gravité de certains actes, les funestes conséquences qu'ils peuvent avoir, en le reprenant charitablement, ct en g'issant à l’occasion une pensée de foi. Nous sommes surtout obligés de le faire, lorsque sa faute est grave, lorsque nous avons autorité ou une certaine influence sur lui, et lorsqu'il a lieu de croire que nos avertissements produiront sur lui un effet salutaire. Mais si nos conseils ne devaient servir qu’à le rendre pire, il vaut mieux alors garder le silence et éviter tout rapport avec lui.
2° Instruire les ignorants, spécialement des vérités de la religion.
3° Donner de bons conseils, en dissipant une prévention, en éclairant un doute en matière de religion, en prévenant les folies ou les malheurs du prochain,
4° Consoler les affligés, en leur adressant des paroles d'encouragement, et leur rappelant que rien n'arrive sans la permission de Dieu
5° Supporter patiemment les injures, en nous montrant charitables et bienveillants pour ceux qui parlent mal de nous, qui nous accusent faussement, etc., mais si ces fausses accusations sont
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de nature à scandaliser ou à causer du préjudice, ous devons alors nous défendre et en faire justice. Si, par exemple, certaines accusations sont de nature à faire perdre à un père de famille son autorité sur ses enfants ou à lui enlever la confiance de sa femme, il doit défendre sa réputation et faire la lumière sur les propos injustes tenus sur son compte. Maïs lorsque les injures n’ont pas d’autres inconvénients que de nous contrister, et sont seulement connues de Dieu et de nous, il faut les supporter patiemment et le: offrir à Dieu qui ne manquera pas à sa promesse
de nous en dédommager un jour. Peu importe
ce que l’on pense de nous, si nous sommes agréables à Dieu qui voit Le fond des cœurs!
6° Pardonner toutes les offenses, nous rappelant qu il faut pardonner aux autres si nous voulons que Dieu nous pardonne. C’est dans le pardon des injures que se montre toute la perfection du christianisme.
72 Prier pour les vivants ctles morts, spécialement pour la conversion des pécheurs, pour les malades à l’article de la mort, pour ceux qui souffrent dans le purgatoire et que nous avons peut-être fait tomber dans le péché.
238.—Quelles sont les principales œuvres de miséricorde corporelle ?
—Les principales œuvres de miséricorde corporelle sc-° au nombre de sept :
donner à manger 2 ceux qui ont faim ; donner à boire à ceux qui ont soif; vêtir ceux qui sont nus; racheter les captifs; donner l'hospitalité aux étrangers : visiter les malades ; ensevelir les morts.
idice, e juss sont e son | conputajustes 1jures 3 conet de le: ofmesse aporte agréa-
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1° Donner à manger à ceux qui ont faim. Faites part de votre pain à celui qui en Manque, lisons-nous dans la Sainte Ecriture. (1) “ Ce pain qui se gâte chez vous, cet argent qui vous est inutile, n’est pas à vous, dit saint Basile ; le superflu du riche appartient au pauvre. Si le pauvre périt faute de ce secours, vous êtes coupables de sa mort.” Hélas ! que de choses se perdent dans les maisons, que de sommes dépensées inutilement et même pour des fins criminelles, qui pourraient nourrir des centaines de pauvres!
2° Donner à boire à ceux qui ont soif. Rafraîchir les entrailles des pauvres, c’est rafraîchir les entrailles de Jésus-Christ, quia déclaré qu’un verre d’eau froide donné en son nom ne restera pas sans récompense. (2)
3° Vétir ceux qui sont nus. Revêtez ceux qui sont nus, et ne méprisez pas votre chair, dit le prophète Isaïe. (5) Cependant, on voit souvent des chrétiens parer magnifiquement leurs chevaux, les murailles de leurs muisons, et se montrer durs et impitoyables à l’égard de pauvres couverts de haïillons et presque nus.
49 Racheter les captifs, en particulier les missionnaires qui se consacrent à l’é vangélisation des nations païennes, et sont quelquefois jetés dans les fers, en haine de la religion qu'ils prêchent. Il n’y a pas de bien plus précieux, après la vie, que la liberté ; on conçoit donc que la rendre à ceux qui en sont priv cs, est le meilleur acte de charité. Autrefois, à l’époque des
(1) Is., Lvrn, 7.
(2) È ss X, 42
(3) Is., Lv ‘II, A
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croisades et des invasions des Sarrasins, il v avait un grand nombre de malheureux qui gémissaient dans l'esclavage, et 1l y en a encore beaucoup aujourd'hui, en particulier dans l’Afrique. Toutes les nations civilisées s’occupent, depuis quelque: années, de faire sortir de l’esclavage et de l’idôlatrie, des millions de nos semblables qui peuvlent le centre de l'Afrique, et dont l’état de barbarie déjasse de beaucoup ce que nous aurions osé imaginer. Les bétes sauvages sont moins cruel es que bien des peuplades de l'Afrique centrale, jui s'entr'égorgent pour la moindre cause. Les enfants sont massacrés et dévorés ou livrés en pâtureaux animaux. Chaque année, quatre cent mille noirs sont capturés. transportés à de grandes distances, et vendus comme des troupeaux au plus haut enchérisseur. Souvent. le: parents vendent leurs enfants et Îles enfants vendent leurs parents. Quelquefois, la famille entière est brûlée ou ensevelie vivante avec le chef défunt. Les roitelets de ces tribus, lorsqu'ils se sentent en danger de mourir, font immoler en sacrifice des milliers de personnes de tout âge et de tout sexe, pour obtenir leur guérison. Malheureux pendant la vie, ces peuples le sont encore davantage pendant toute l'éternité, parce qu'ils ont violé toute leur vie les lois les plus simples que lintelligence et la nature ordonnent de suivre. C’e:t pourquoi, profondément touché du malheur temporel et éternel de ces millions de nos frères, le Souverain Pontife a ordonné, le 20 novembre 189), de faire dans les églises du monde entier, une quête pour soutenir les missionnaires envoyés jusque dans le centre de ce continent si digne
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de pitié. On peut donc, aujourd’hui comme autrefois, racheter les captifs, doublement esclaves le plus souvent, ou au moins, coopérer à l’œuvre admirable de la Propagation de la foi, afin que la loi évangélique. qui est la véritable Joi de liberté, se répande dans tous les coins du monde, et brise partout les fers du pire des esclavages, puisqu'il tient les âmes sous la doinination du prince des ténèbres.
5° Donner l'hospitalité aux étrangers. Exercez l'hospitalité, dit la Sainte Ecriture, recevez dans votre maison les indigents, les voyrgeurs. (1) C’est Dieu même qui vient frapper à votre porte dans Ja personne de ce pauvre abandonné. Dans les premiers siècles de l’Eglise, la maison de chaque fidèle était une hôtellerie, où étaient accueillis comme des frères, les chrétiens qui venaient de tous côtés et passaient d’un lieu à un autre pour Jeurs affaires.
6° Visiter les malades, surtout les malades pauvres, sans parents ni amis, les infirmes et les pauvres honteux, qui ne peuvent aller mendier de porte en porte, ainsi que les prisonniers.
7° Ensevelir les morts. C'est ce que faisait Tobie, même au péril de sa vie. Faisons-nous un devoir d'assister, autant que nos occupations le permettent, aux funérailles de nos semblables. Le dernier service que nous puissions rendre à nos parents, à nos amis, à notre prochain en général, c’est de les accompagner à leur dernière demeure. Que ce ne soit pas un pur sentiment de civilité qui nous y conduise, mais un véritable
(1) Is., Lvirr, 7e
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esprit de religion. Tout en accompagnant le corps avec un pieux recueillement, prions et songeons en même temps aux besoins de l’âme, qui brûle peut-être dans les flammes du purgatoire.
Tous les chrétiens sont tenus à ces œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle, d’une manière ou d’une autre. Il y a presque partout, il est vrai, des communautés religieuses qui les dispensent de faire eux-mêmes le service de l'assistance publique. Les unes recueiïllent les orphelins, les malades, les pauvres, les vieillards et les enfants abandonnés. Elles les nourrissent, les habillent, les soignent, les instruisent et les moralisent. Les autres se dévouent à l’œuvre de l'éducation dans les collèges, les couvents et les académies. Toutes font cela gratuitement, ou moyennant une rémunération insignifiante.
Mais si ces communautés font les œuvres auxquelles nous sommes tenus, si elles veulent bien se dépenser pour le bien général de la société, nous devons, au moins, les aider à soutenir et à développer ces maisons d'éducation et de charité. Par conséquent, nous devons patron: ner, dans la mesure de nos forces, non seulement les institutions de charité, inaïis, en général, toutes celles qui ont pour but de procurer la gloire de Dieu et le bien de la religion.
Ces communautés d'hommes ou de femmes se composent de personnes qui, désirant mener la vie parfaite, mettre en pratique les conseils évangéliques, renoncent au monde pour se consacrer au service de Dieu. Elles vivent ensemble sous une constitution approuvée par l’Eglise, et sous la direction de supérieurs, choisis de temps en
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temps, par les membres de la communauté. Leur journée est partagée entre la prière, le travaii et les bonnes œuvres. Les maisons dans lesquelles vivent ces religieux et ces religieuses, sout appelées couvents ou monastères, et on désigne sous le nom d'ordres religieux, de communautes ou de congrégations, les sociétés dont ils font partie Dans quelques-unes des communautés d'hommes. tous les membres sont prêtres; dans d'autres, le personnel se compose de prêtres et de frères; dans d’autres enfin, tous les nembies sont des frères Les prêtres appartenant aux ordres religieux forment ce que nous appelons le clergé régulier, pour les distinguer du clergé séculiz ou des prêtres qui vivent et exercent le saint ministère dans les paroisses qui leur ont été confiées par leurs évêques respectifs Les Sœurs et les Religieuses signifient presque la même chose , mais les Religieuses proprement dites sont celles qui vivent sous une regie plus sévère, et qui ne peuvent jamais sortir de jeur couvent ou de leur monastère. De même, lee Resigieux, sous certains rapports, mènent presque le même genre de vie. Mais, les uns, tels que les membres des Ordres contemplatifs, congacrcut la majeure partie du temps à la prière et à la méditation ; les autres, tels que les Frères, donnent presque toute leur journée à l'étude et à l’enseignement, un certain nombre s'occupent surtout du soin des malades; d’autres eufin, tels que les Trappistes et les Chartreux, se livrent particulièrement à la pénitence et à la mortification, et vivent sous une règle très sévère. Il y a aussi les ermites, qui. vivent seuls dans quelque désert, ou dans un
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tianisme il y avait un très grand nombre d’er- °| | mites et d’anachorètes, mais aujourd’hui les {| religieux vivent ensemble et sont groupés en [1 communautés.
Les membres des Ordres religieux d'hommes
| ou de femmes prononcent les trois vœux de | pauvreté, de chasteté et d’obéissance. La plupart Li de ces ordres ont été fondés par des saints, et l pour une fin spéciale approuvée par l'Eglise. 4 Ainsi, les Dominicains ont eu saint Dominique pour fondateur, et leur œuvre spéciale est la | prédication et la conversion des hérétiques et de L : ceux qui ont apostasié la vraie foi. L'ordre il-
L lustre des Jésuites a été fondé par saint Ignace de Loyola, et leurs œuvres spéciales sont l’enseignement et la prédication. De même, les Rédemptoristes, les Oblats, les Franciscains, les Paulistes, etc, ont pour spécialité de donner des missions. En un mot, chaque communaute d'hommes ou de femmes doit remplir le but D.
particulier pour lequel elle a été fondée.
Mais pourquoi, demandera-t-on, y a-t-il difrérents Ordres religieux ? D'abord, tout le monde n’a pas les mêmes aptitudes ni les mêmes goûts. Quelques-uns excellent dans l’enseignement, dans le soin des malades, tandis que d’autres tr sont tout-à-fait inaptes à ces deux fonctions En second lieu, 'orsque Notre-Seigneur était sur la
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Û terre, il se faisait tout à tous, il accomplissait de Nr toutes les œuvres de miséricorde corporelle et 1 | Lil spirituelle, et pratiquait chaque vertu d’une | le: NU EU munière parfaite. [1] jeûnait priait, secourait les U ill pauvres, consolait les aflligés, gucrissait les P