ARRET
f 240.—Après le Confiteor que faut-il faire ?
—Après le Confiteor, 1° on doit dire combien il y a de temps qu'on a été à confesse, si l’on a reçu l’absolution la dernière fois et si l’on a accompli la péritence imposée ; 2° On accuse ensuite tous les péchés mortels commis depuis la dernière absolution, et les péchés véniels qu’on veut mentionner, en disant à chaque péché : Mon père, je m'accuse de.....
241.—-Quand on à fini d'accuser ses péchés que faut-il dire ?
—Quand on a fini accuser ses néchés, on dit : ‘ Mon père, je m'accuse, de plus, “de bien d'autres péchés que je ne ‘“ connais pas et de ceux de toute ma vie; ‘ j'en demande pardon à Dieu, et à vous, ‘“ mon père, la pénitence et i’absolution.” Puis on écoute avec attention les avis
ue le confesseur juge à propos de
onner.
Ou peut résumer comme suit, tout ce que nous venons de dire sur ie cérémonial que doit suivre le pénitent. Il se met à genoux en entrant au confessionnal, et du moment que le confesseur est prêt à l'entendre, il dit: au nom du Père, et du Fils, et du Ses ‘-Esprit. Aïnsi-soit-il. Je me confesse à Dieu out-puissant, et à vous mon père. Il y a cinq ou dix semaines que j'ai été à confesse ; j’ai reçu, ou je n’ai pas reçu l’absolution la dernière fois ; j'ai accompli ou je n’ai pas
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DE LA MANIÈRE DE 8E CONFESSER. 879 accompli la pénitence imposée. Mon père, je m'accuse d’avoir négligé, deux, quatre ou six fois, d'assister les dimanches et fêtes d'obligation, à la sainte messe. Mon père, je m’accuse d’avoir dérobé une, deux ou trois piastres. Mon père, je m'accuse d’avoir blasphémé, douze ou quinze fois environ. Mon ptre, je m’accuse d’avoir tenu des conversations criminelles, cinq ou six fois. Le dernier péché une fois accusé, il ajoute : Mon père, je m’accuse, de plus, de bien d’autres péché que je ne connais pas, et de ceux de toute ma vie; j'en demande pardon à Dieu, et à vous, mon père, la pénitence et l’absolution.
Cela fait, il ne reste plus qu’à écouter des avis que le confesseur juge à propos de donner. Le prêtre au saint tribunal de la pénitence, est à la fois père, juge, docteur et médecin. Comme père, il doit aimer indistinctement toutes les âmes qui se présentent à lui; et s’il les aime, il sera pour elles, bon, doux, miséricordieux et patient. Comme juge, il doit examiner si Jésus- Christ, dont il tient la place au confessionnal, veut une sentence favorable ou un refus de pardon. Autrement, le ininistère de la confession serait tout simplement une espèce de métier, puisque tout consisterait à faire un signe avec la main droite, et à pronorcer une formule d’absolution. Comme docteur, il doit connaître la loi de Dieu pour en faire une juste application, pour l’interpréter judicieusement et discerner ce qui est grave de ce qui ne l’est pas. Comme médecin, il doit guérir toutes les maladies de l’âme, bien lus nombreuses que les infirmités corporelles. 1 lui faut rendre l’ouïe aux sourds, la vue aux aveugles, faire marcher les boîteux et rendre le
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mouvement aux D Vo Lo Pour cela, il doit | connaître la cause et l’ancienneté de ces mala-
dies, le tempérament moral des infirmes et des à blessés, et prescrire les remèdes de nature à rendre à l’âme la santé spirituelle. A la moindre indisposition ou au plus lég2r malaise que nous éprouvons, nous avons immédiatement recours | au médecin; nous écoutons attentivement ses recommandations, et 1ous suivons scrupuleuxe- LU ment le traitement qu’il juge bon de prescrire. |! A plus forte raison, le pénitent doit écouter relil: gieusement les avis de son confesseur, et les suivre à la lettre s’il désire sincèrement la guérison des maladies de son âme. Il ne doit pas, comme ces malades qui changent de médecin à tout instant, quitter son confesseur ordinaire pour en prendre un autre, sans une raison grave. S'il vit | dans un milieu qui lui permet le choix entre Ë plusieurs, il prie D.eu de l’éclairer ; et une fois Li son choix arrêté, il ne doit s’en écarter que pour d'excellentes raisons. De cette façon, le confesseur débrouillera en peu de temps la conscience
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Il ! de son pénitent, connaîtra ses tentations, sa pas- ro Ai ! sion dominante et les difficultés avec lesquelles nl : il est aux prises. [l pourra constater s’il avance no
Nl : ou s’il recule ; s’il prend de l'empire sur ses tir
Nl | mauvaises habitudes ou s’il en devient de plus
à | en plus l’esclave ; si les remèdes donnés convien- « NB nent au tempérament du pénitent, et s’il met en | ve
NE 1 pratique les avis et les conseils qui lui sont don- | ac
ul ! nés. Du moment que le confesseur est au fait de 4 de
LE ! tous ces détails, il n’a plus à les demander, et le ;
Î pénitent, de son côté, n’a plus à les rééditer de |
nouveau. Plus le confesseur connaît la vie inti- Le
| me de son pénitent, plus il est en état de lui ren- 6 ;
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DE LA MANIÈRE DE SE CONFESSER. a8l
dre service ; car, outre le pardon de nos péchés, une foule d'autres avantages découlent de la réception du sacrement de Pénitence.
fais s’il y a danger, pour n'importe quelle raison, de faire une mauvaise confession à son confesseur ordinaire, on doit alors aller en trouver un autre auquel on ne craindra pas de tout confier. En effet, il vaut mille fois mieux changer de confesseur que de courir le risque de faire une confession sacrilège.
I] ne faut pas non plus tenir à son confesseur ordinaire au point de ne pas vouloir se présenter à un autre, lorsqu'il est absent. Il faut, autant que possible, oublier l'homme pour ne voir au confessionnal que le représentant de Notre. Seigneur Jésus-Christ. Le seul fait qui importe est celui-ci : Celui qui se tient là, quel qu'il soit, est un prêtre qui représente Dieu. et qui a reçu “ pouvoir de pardonner ou de retenir les péchés.
+ 242.—Quand le confesseur nous inter.
roge, comment devons-nous répondre ?
—Quand le confesseur nous TT La nous devons répondre sincèrement et distinctement.
t 243.—Est-il permis d'accuser de nouveau un ou plusieurs péchés qu'on a déjà accusés dans les confessions précédentes ?
—Oui, il est permis et il est même quelque fois utile de renouveler l'accusation e certaives fautes, afin de s’exciter da-
vantage à la contrition, et d'assurer la validité du sacrement.
Si nous n’avons aucun péché mortel à confesser, il est prudent de renouveler l’accusation d’une faute mortelle de la vie passée. En effet, iorsque nous avons seulement de légères fautes vénielles à confesser, il y a toujours un certain danger de ne pas avoir la contrition nécessaire pour en obtenir le pardon. Mais lorsque nous æjoutons l’accusation d’un péché mortel que nous sommes bien sûrs de regretter du fond du cœur, alors notre contrition s'étend à tous nos péchés et nous donne la certitude que notre confession est bonne.
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