‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 260 sur 343 · SANTE CNP ER EE RE · texte numérisé non relu

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serait un péché de nous exposer au danger volontairement et sans nécessité, pour la raison que nous portons un scapulaire. Ainsi, ce serait une tentative de suicide pour quelqu'un qui ne sait pas nager, de se jeter à l’eau, et de croire que la sainte Vierge le sauvera miraculeusement. parcequ’il porte son scapuluire. Ce serait encore mal d'attendre un miracle de Dieu, lorsqu'un secours naturel est suffisant, comme ferait un homme qui se serait cassé une jambe et qui refuserait d’appeler un médecin pour réduire la fracture,sous le prétexte qu’il attend sa guérison de Dieu seul. Les rêves sont causés par le travail que fait l'esprit pendant que le corps dort et repose. L’esprit ne dort jamais, il est toujours éveillé et en travail ; ainsi, pendant que nous dormons, l’imagination qui n’est pas alors guidée par la raison, confond une foule de choses que nous avons vues. entendues, ou auxquelles nous avons pensé, et nous présente des scènes et des tableaux très curieux. Ce que nous avons rêvé semble que!quefois arriver ; mais cela dépend de ce que nous rêvor.s tant,qu’il serait étrange que rien n’arrivât de ce que nous avons rêvé. Nous rêvons généralement sur ce qui nous a récemment occupé l’esprit. Nous lisons dans la Sainte Ecriture, que Dieu a quelquefois fait connaître sa volonté par le moyen des songes ; comme, par exemple, lorsqu'il fit connaître au roi d'Egypte qu'il y aurait une grande famine dans son royaume; ct lorsqu'un ange apparut à saint Joseph pendant son sommeil, pour lui dire de s'enfuir en Egypte avec Notre-Seigneur, afin que le roi Hérode ne pût le faire mourir. (1)

(1) S Mathieu, IT.

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Les songes mentionnés dans la Sainte Ecriture étaient plus fréquemment des visions que des songes. Dans une vision, les objets sont réellement présents, tandis que dans les rêves elles n'existent que dans notre imagination. Dieu ne se sert plus des songes pour communiquer avec ses créatures, parce qu’il a chargé son Eglise de nous faire connaître sa volonté. Quelquefois, cependant, il fait connaître certaines choses à ses fidèles serviteurs sur la terre, d’une manière spéciale et privée ; comme par exemple, lorsque Notre Seigneur apparut à la Bienheureuse Marguerite Marie pour lui exprimer son désir de voir établir la dévotion au Sacré-Cœur. Nous devons toujours croire l’Eglise lorsqu'elle nous affirme que c’est Dieu qui lui a fait connaître ce qu'elle nous dit, mais nous ne sommes pas obligés de croire les saints personnages qui prétendent avoir eu des révélations À Dieu, à moins que l'Eglise nous autorise à les croire. Quoique nous n’y soyons pas obligés, nous pouvons cependant les croire si nous le voulons ; mais nous ne sommes pas hérétiques et nous ne faisons aucun péché en refusant de croire aux révélations ct aux choses merveilleuses qui sont relatées dans les vies des saints, quoiqu'elies puissent toutes être vraies.

Les médiums et les spirites sont des personnes

qui prétendent converser avec les morts, et a

prendre d'eux où ils sont et ce qu'ils fout. Ils ont des figures qui paraissent se mouvoir et parler, et d’autres tours pour tromper ceux qui leur accordent leur confiance. Tout ce qu’ils font n’est que péché et foærberie. Si ces choses pouvaient être faites, ou si Dieu désirait

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w’elles fussent connues, il donnerait ce pouvoir q

à l'Eglise fondée par son Divin Fils, et non pas à des imposteurs.

Lorsque l’âme a quitté le corps, son sort nous estinconnu, et nous ne pouvonsdire avec une certitude absolue si elle est heureuse ou malheureuse.

Personne n’est revenu de l’autre monde pour nous donner une idée exacte de son aspect général ou de ce qui s’y passe. Tout ce qui est connu, l'Eglise ie connaît et l’enseigne ; tout le reste est faux ou douteux. En réfléchissant un peu, nous pouvons voir que, par notre commerce avec les diseurs de bonne aventure, etc., nous attribuons aux êtres créés ce qui n'appartient qu'à Dieu seul.

+ 367.—Est-ce que l'on pèche contre ls |

premier commandement de Dieu, en péchant contre la foi, l'espérance et la charité ?

—Oui, l’on pèche contre le premier commandement de Dieu, en péchant contré la foi, l'espérance et la charité.

: T 568. GJomment pèche-t-on contre la oi 5

—On pèche contre la foi: 1° quand on doute volontairement de quelque vérité révélée : 2° quand on refuse de croire ce

que Dieu nous enseigne par son Eglise; |

3° quand on rougit de paraître chrétien ou qu’on renonce formellement à la foi; 4° quand on néglige d'apprendre sufisamment la doctrine chrétienne.

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