Quels avantages résultent de la communion des Saints
—Deux avantages résultent de la communion des Saints : 1° sur la terre les membres vivants de l'Eglise s'assistent mutuellement par leurs prières et leurs bonnes œuvres, et sont aidés par l'intercession des Saints du ciel; 2° les âmes du purgatoire sont soulagées par les Saints du ciel et par les fidèles de la terre.
.883.— Que faut-il entendre par les reliques des Saints ?
—On entend par reliqués des Saints tout ce qui reste de leurs corps et les objets qui ont été à leur usage.
Les reliques se divisent : 1° en reliques approuvées et non approuvées ; 2° en reliques insignes et non insignes,
Les reliques approuvées sout celles que l’autorité compétente a reconnues et authentiquées. L'autorité compétente. c'est tout évêque. Pour les ex poser à la vénératinon des fitèies dans une église, le $S. Concile de Trente a décidé qu’il fallait avoir, en outre, l’autorisition de l’évêque du lieu ; etla Sacrée Congrégation des Rites a ajouté que la signature devait être de la vropre main de l’évêque et non faite avec une gritre. Bien plus, lorsque ües reliques viennent de Rome, approuvées par ie Souverain- Pontite, l’Ordinaire doit les rer:onnaître avant de jes exposer à la vénération de ses diocésains, 5ouï s'assurer que le Souverain Pontife les a bien approuvées, qu'il n’y à aucune raison de douter de leur identité, de leur intégrité, et pour éloigner tout soupçon de fraude, même pieuse.
Les reliques nor approuvées ne peuvent jamais être exposées dans les églises, ni étre placées entre des candélabres, ni enceraées pendant la messe.
Les reliques insignes se divisent en reliques insignes des saints et en reliques insignes de la vraie croix, de la couronne d’épines et des autres instruments de la Passion. Chaque espèce de reliques insignes a des privilèges qui lui sont propres, ei qui ne peuvent pas 8e communique: de l’une à l’autre.
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Les reliques insignes des saints sont le corps entier ou une partie notable du corps,et ne doivent être conservées que dans les églises. D'après un décrêt de Ja $. R. C. du 11 août 191, pour qu’uie relique soit insigne, elle doit provenir d’un saint canonisé, inscrit au martyrologe romain, et son identité être bien prouvée.
e culte public que l’on rend aux reliques approuvées consiste principalement en trois choses : 1° elles sont exposées dans lez églises publiquement, à une place d'honneur, de façon à ce que les fidèles puissent les vénérer et les embrasser ; 2° elles sont exposées ou placées sur les autels et y sont enfermées ; 32 on les porte en procession.
384,—Le premier commandement défend-il d'honorer les reliques des Saints ?
—Non, le premier commandement ne défend pas d'’honorer les reliques des paints, varce que cet honneur 8e rapporte finalement à Dieu, dont les Saints sont les amis
La vénération des reliques a toujours été en usage dans l’Ancien et le Nouveau Testament et, rien ne Ja justifie mieux, que les miracles sans nombre dont il a plu à Dieu de la récompenser. L'Ecclésiaste nous apprend que le corps d’EÉlisée prophétisa et fit des miracles après sa mort. Saint Augustin nous assure, comme témoin oculaire, que saint Amboise n’eut pas plutôt découvert les corps des saints martyrs Gervais et Protais que la ville de Milan fut remplie de miracles opérés par leurs reliques. Les miracles
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opérés par les reliques des Saints se continuent encore aujourd’hui comme autrefois.
- T385.—Le premier commandement dé:
fend-il de faire des images ?
—Le premier commandement défend de faire des images dans le but de les faire adorer comme des dieux; mais il ne défend pas de faire des images pour nous rappeler Jésus-Christ, sa sainte mère et les saints.
La science des images sacrées s'appelle l’iconographie. Elle embrasse tous les sujets religieux traités par la sculpture, la peinture, les arts plastiques et le dessin. L’iconographie religieuse est placée sous la surveillance de l’Ordinaire, qui doit faire observer les règles canoniques. L’évêque a le droit et le devoir de s'opposer aux écarts en cette matière ; il doit veiller à ce que les artistes s’attachent exclusivement aux types religieux, qui n’ont rien de commun avec des modèles d'atelier ; à ce que leur pensée soit pure, chaste, élevée ; à ce qu’ils gardent les formes consacrées par la tradition et ne se permettent aucune innovation.
Les hérétiques, en général, accusent les catholiques de violer le premier commandement en plaçant des images dans leurs églises, parce qu'il dit: ‘ Vous ne vous ferez point d'image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est dans le ciel, et en bas sur la terre,” etc. Eh bien |! si c’est là le vrai sens de ce commandement, ils le violent eux-mêmes, puisque leurs musées foisonnent de statues et de peintures
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et que les tables et les murs de leurs salons sont, chargés des photographies et des portraits de leurs parents et de leurs amis. Ils veulent par là, disent-ils, et nous les croyons volontiers, montrer leur respect et leur vénération pour les personnes que ces peintures représentent, et nullement adorer ces statues et ces portraits. Les catholiques ne font rien de plus. Ïls placent dans leurs églises les images des Saints, simplement pour montrer leur respect et leur vénération pour ceux qu’elles représentent et nullement pour adorer les images elles-mêmes. Par conséquent, si les catholiques violent le premier commandement en agissant ainsi, les hérétiques tombent absolument dans la même faute et encourent le reproche qu’ils font aux autres.
On ge fait un devoir, en certaines circonstances, de déposer des fleurs au pied des statues trigées en l’honneur de ceux qui ont bien mérité de la patrie. IL n’est personne assez naïf pour croire qu’on veuille pour cela honorer le bloc de pierre, de marbre ou de bois dans lequel ont (té taillées ces statues, ou que ces blocs de pierre et de marbre se regardent comme honorés. Tout le monde comprend que ces hommages s'adressent aux personnages que ces statues représentent. C’est pour la même raison que les catholiques déposent des fleurs et font brûler des cierges au pied des statues et des images des saints. Un enfant même sait très bien que le bois d’une statue aurait pu également être employé à n'importe quel autre usage, que la statue ne peut ni le voir ni l'entendre, et que ses
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prières ne s'adressent pas à cette statue, mais au Saint qu'elle représente. Il n’y a guère de plus grave insulte que de brûler quelqu'un en effigie ou de fouler aux pieds le drapeau d’une nation. Pourquoi encore ? Parce que ces insultes s’adressent, non à l'efligie elle-même ou au drapeau, mais à la personne ou à la nation qu’ils représentent. De même, ceux qui manquent de respect aux images de Jésus-Christ et de ses Saints, insultent Jésus-Christ lui-même et ses Saints.
L'Eglise tient d'autant plus au culte des images, qu’elles sont un excellent moyen pour faire connaître les mystères de la religion et porter les fidèles à l’imitation des vertus des Saints. Saint Grégoire les appelle le livre des ignorants, parce qu’elles leur mettent sous les yeux ce qu'ils ne sauraient lire dans les livres. Ainsi, un pauvre ignorant entre dans une église catholique et aperçoit un tableau de saint Vincent de Paul. Il peut, s’il le veut, connaître la vie de ce Saint presque aussi bien que s’il savait lire. La vue de la soutane qu'il porte, lui fait comprendre que saint Vincent était prêtre. Les petits enfants qui l'entourent et qu’il tient dans ses bras, lui apprennent que ce Saint a été un véritable père pour les enfants pauvres et les orphelins, et qu’il a fondé des asiles pour les recueillir. Le crâne et les instruments de pénitence qu’il voit sur la table de ce saint, lui disent aussi que saint Vincent méditait souvent sur la mort, sur l’éternité, et qu'il pratiquait la mortification. De plus, les images produisent les plus heureuses impressions dans l’âme de celui qui les contemple.
Peut-on, en effet, considérer un crucifix ou une image de la sainte Vierge, sans se sentir pénétré
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d'amour pour ce Dieu si bon, pour cette mère si tendre? La vue d’une Madeleine porte au repentir; la vue d’un martyr inspire le courage de la vertu, et ainsi des autres.
Le premier commandement ne défend donc point de faire des images, mais d’en faire pour les adorer, comme faisaient les gentils. Après avoir donné les commandements à Moïse, Dieu lui commanda plus tard de placer les images des ch‘rubins sur l’arche d'alliance, d'élever le serpent d’airain comme une image, une figure allésorique de Jésus-Christ sur la croix, afin que ‘eux qui le regarderaient avec respect fussent sutris de la morsure des serpents. Il remplit lui-même de son esprit et de sa science Béséléel et Ooliab, pour inventer et tailler diverses ima- “es pour l’ornement du tabernacle. Or, Dieu ne peut changer ni se contredire comme les hommes. $es actes sont immuables. Par conséquent, s'il a purementet simplement commandé à Moïse, var le premier commandement, de ne point faire d'images, il ne peut, un peu plus tard, lui avoir ordonné d'en faire. Ce que Dieu défend, c'est de faire des images pour les adorer, et œest le point sur lequel il insiste: ‘ Vous ne fcrez point d'images, dit-il, pour les servir et les adorer.” Ceci est facile à comprendre quand on connaît quelque peu l’histoire des Israélites auxquels Dieu donna ce commandement. Ils étaient la seule nation qui connût et adorût le vrai Dieu, et étaient extrêmement portés au culte des idoles et au crime de l’idolâtrie, et par leur propre penchant, et par l’exemple des peuples idolâtres qui les environnaïent. La preuve, c'est que fatigués d’ottendre Moïse qui était sur la
montagne avec Dieu, et pensant qu'il ne reviendrait plus, ils n'hésitèrent pas à fabriquer un veau d’or et à l'adorer comme un dieu. (1)
Les rapports des Israélites avec les peuples qui ne connaissaient pas le vrai Dieu et qui adoraient les idoles, ont été la cause principale de leur apostasie et de leur infidélité. Leurs chutes doivent nous apprendre à ne jamais courir le risque d’affaiblir ou de perdre notre foi, en entretenant des relations intimes et assidues avec des personnes qui ne professent pas la vraie religion ou qui n’en ont pas du tout. Nous devons, sans doute, les regarder comme les enfants de Dieu, les traiter avec charité, et surtout prier pour leur conversion à la vraie foi, mais en même temps, éviter les rapports qui ne sont pas absolument nécessaires.