Quel est le troisième commande went de Dieu
—Le troisième commandement dit: Les dimanches tu garderas en servant Dieu dévotement.
Le mot garder, employé ici, signifie observe: ou sanctifier.
f 403.—Que nous ordonne le troisième commandement ?
—Le troisième commandement nous ordonne de sanctifier le dimanche, qui est appelé le jour du Seigneur, parce que ce jour doit être employé spécialement à servir et à prier Dieu.
Non contents de remplir fidèlement les obli- £utions que l’Eglise leur impose ce jour-là, ceux qui aiment véritablement Dieu s'efforcent de faire quelque chose de plus. Après avoir entendu la messe et le sermon, assisté au catéchisme et aux vêpres, qui sont comme le sacrifice du soir, ils consacrent. en partie, le reste de la journée à faire un petit bout de méditation, le chemin de la croix, la visite au saint Sacrement, des lectures pieuses et diverses autres œuvres de charité,
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telles que la visite et l'assistance des pauvres des maiades et de ceux qui sont dans l’affliction. Ceci ne veut pas dire qu’il faut passer ainsi toute a ‘ournée du dimanche et que tout délassement soit interdit; mais que nous ne devons pas consacrer ce jour presque entièrement, comme il arrive souvent, à des amusements frivoles. à ne rien faire, et sans, pour ainsi dire, penser à Dieu. Le dimanche est un jour de prière et de repos, pendant lequel il n’est pas défendu de se livrer à certains amusements honnêtes et salutaires, pourvu qu’ils ne soient ni publics ni trop fruyants. Bien plus, nous faisons la volonté de Dieu et nous lui sommes agréables, en prenant une récréation permise, en donnant un certain temps à des jeux et à des exercices qui reposent le corps et l'esprit et les rendent plus aptes au travail que Dieu nous a assigné en ce monde.
Il y en a qui murmurent parce qu’ils sont tenus, le dimanche, de consacrer une demi-heure pour entendre la messe; ceux-là, presque toujours arrivés les derniers, se tiennent près de la porte pour sortir les premiers ; ou bien, ce qui est encore pire, ils arrivent trop tard pour entendre la messe entière.
D’autres passent la journée à lire des revues, les journaux ou des livres insipides pour le moins, quand ils ne sont pas mauvais. Ce n’est pas un péché de lire, le dimanche, un journai politique ou un livre d’historiettes, mais donner tout son temps à de semblables lectures et ne jamais rien lire d’édifiant et d'instructif, c'est perdre volontairement son temps, et toute perte de temps est un péché. Chaque famiile devrait, suivant ses moyens, recevoir un ou plusieurs
bons journaux catholiques, et qui ne le sont pas
seulement de nom. Un journal vraiment catho:
lique est celui qui prêche et défend la vérité catholique dans toute son intégrité, qui nous met en garde contre ses ennemis, contre leurs pièges. leurs sophismes, etc, ou encore, un journal qui nous guide sûrement en matière de religion et d'éducation. A part cela, chaque famil!e devrait avoir quelques bons livres, conime :e Nouveau Testament, l’Imitation de Jésus-Christ, la Vie des Saints. et un catéchisme complet de la doctrine chrétienne. D’ur: autre côté, 1l n’est pas nécessaire que tous les livres que nous avons à la maison soient des livres de religion ou de piété ; nous pouvons garder et lire tout livre qui n’est pas contre la foi ou les mœur:. Cependant, un livre peut n'être pas mauvais en soi, et être dangereux pour certaines classes de personnes. Dans ce cas, il ne faut pas le garder sans de bonres raisons, et on doit avoir soin de ne pas le laisser à la disposition de tout le monde.
Les mauvais livres pullulent tellement de nos jours, que nous ne saurions être trop circonspects dans le choix des livres de famille, en particulier.
Nous devons non seulement sanctifier le dimanche, mais nous efforcer aussi de le faire sanctifier par les autres. Il faut cependant prendre garde de tomber dans l'erreur de ceux qui veulent qu'on sanctifie le dimanche comme “anctifiaient le sabbat les Pharisiens de l’ancien temps ; qui défendent, ce jour-là, les promenades à pied, en voiture où sur l’eau ; en un mot, tout exercice ou amusement quelconque.
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Cette sévérité excessive des Pharisiens a été condamnée par Notre$Seigneur ; et Dieu nous ayant donné le dimanche pour notre bien, si nous étions tenus de l’observer comme certains maniaques le veulent, il ne serait plus un bienfait mais une véritable pénitence.