ER RÉ DES D ETES ARE RENTE DETTE
Le scandale est un véritable homicide spirituel, puisqu'il tue l’homme dans son âme. Ce péché est si grand, que Notre-Seigneur a dit qu’il vaudrait mieux être jeté avec une pierre au fond de la mer, que de scandaliser le moindre des fidèles,
+ 429.—Sommes nous obligés de réparer le tort causé au prochain ?
—Oui, nous sommes obligés de répare:
le tort causé au prochain par le scandale, par la médisince ou la calomnie, par les injures et les mauvais traitements.
+ 430.— Quel est le sixième commandement de Dieu ?
—Le sixième commandement est : Impu:
dique point ne seras, de corps ni de con:
sentement.
f 431.—Que nous ordor’ie le sixièms commandement ?
—Le sixième commandement nous ordonne d'être purs dans nos pensé:s et modestes dans nos regards, dans nos paroles et dans nos actions.
Nous devons être très particuliers sur ce commandement, puisque chaque violation, pour ainsi dire, que nous en faisons, constitue un péché mortel. Par exemple, si nous volons un objet de peu d'importance, nous commettons un péché véniel, car la gravité du vol dé na de lu valeur de l’objet que nous volons ; inais si nous
tuel, nous rendons coupables d’une action ou d’une | éché pens‘e contraire au sixième commandement, j vau- quelle qu’e* ‘ioit la durée, nous commettons un ‘TE d de péché :ac :. Nous sommes d’autant plus {l i èles. tentes de violer ce commandement, que notre Lie pauvre nature nous y pousse et que nous ne ‘He spa- pouvons faire qu'il en soit autrement ; de là la He. nécessité pour nous de toujours être en garde LE are’ centre ce péché. Il pénêtre dans notre âme par 414 lale les sens qui, pour ainsi dire, en sont les portes. ‘1 les Ilentre par nos yeux lorsque nous regardons FT 3 . . 2 | + des objets ou des tableaux indécents ; par nos :FTRS oreilles, lorsque nous écoutons de mauvais dis- 1H nde- cours ; par notre langue, lorsque nous disons ct ais répétons des paroles immodestes, etc. Si donc, ‘th nous gardons toutes les portes de notre âme, le [IP npu: péché n’y pourra entrer. Ce serait une folie de LS con: fermer toutes les portes de notre maison, moins 4 une ; en effet, une seule étant suffisante pour Pi . laisser pénétrer les voleurs, nous ferions aussi DE cie èms S bien deles laisser toutes ouvertes que d’en laisser FES uneseu'e. Nous devons, pareïillement,. veiller sur 1 | Or- tous nos sens, puisque le péché peut pénétrer k J et dans notre âme aussi bien par l’un quelconque nos de nos sens que par tous. U î Due t 432.—-Que défend le sixième comman- ha:
com- dement ? : Fifa ae —Le sixième commandement défend : Âl | a din 1° toute familiarité indécente avec le 1H an mari ou la femme d'autrui: 2° toute im- 5 de la modestie sur soi-même ou sur d'autres, IT nous par regards, paroles ou actions; 3° toute ill 1 indécence dans le vêtement ; 4° tout ce DEL ITU
cena mom
qui conduit à l’impureté, comme les ta:
bleaux et les spectacles déshonnêtes, les danses vives, les livres et les journaux immoraux.
La lecture d’un livre nous introduit dans la compagnie de celui qui l’a écrit. Nous devrions éviter un mauvais livre avec autant et même plus de soin que nous éviterions un homme vicieux. En effet, lorsque nous lisons, nous pouvons nous arrêter pour réfléchir, revenir sur ce que nous avons déjà lu, et recevoir, par les mauvais passages qui se trouvent dans un livre, une impression plus profonde que celle qui serait produite en nous par les mauvais discours que nous pourrions entendre. Nous devons éviter non seulement les mauvais livres, mais encore ceux qui sont sans utilité. On ne peut passer son temps avec un homme paresseux, sans devenir paresseux comme lui. De même, si nous passons notre temps dans la lecture de livres inutiles, nos connaissances seront, comme le livre que nous lisons, sans utilité. Une foule d’auteurs n’écrivent que pour gagner de l’argent, et ils s’inquiètent peu que leurs livres soient bons ou mauvais, pourvu qu'ils se vendent bien. Que de jeunes gens ont été perdus par de mauvais livres, ou bien encore par des livres insensés ! Les enfants, par exemple, lisent dans des livres sans valeur, les exploits audacieux des voleurs de grand chemin ou des pirates, et immédir tement, ils conçoivent le désir d’imiter les héros de telles histoires. Les jeunes filles s’engouent également pour la fortune ou les aventures mer:
veilleuses d’une jeune femme dont la vie a ét En
les taes, les rnaux
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racontée avec des couleurs vives et séduisantes. Le résultat de telles lectures est que les jeune: gens perdent la vraie notion de la vertu et de la valeur, du noble et véritable rôle de l’homme et de la femme, et que leur cœur et leur esprit corrompus prennent le vice comme modèle.
Ces livres sont remplis de mensonges et d’histoires dont l’invraisemblance et la folie devraient étre évidentes pour toute personne sensée.
Ainei, un livre nous raconte que deux enfants ont défait, tué et capturé plusieurs centaines d’Indiens ! Je vous le demande, est-ce vraisemblable ? La vérité est que si deux [Indiens levaient leurs tomahawks sur un aussi grand nombre d’enfants que pourrait en contenir une vaste bâtisse, chacun de ces enfants prendrait immédiatement la fuite.
Une autre raison pour laquelle nous ne devons pas lire de livres inutiles, c’est que notre esprit ne peut s’assimiler qu’une certaine somme de connaissances, et que si nous le bourrons de mensonges et d’absurdités, il n’y aura plus de place pour la vraie science.
Ne prenons donc pas l’habitude de lire les folles histoires raccntées par les journaux à bon marché; lisons, au contraire, de bons livres où nous puiserons des informations qui nous seront utiles dans toutes les occasions de la vie.
Si, de temps à autre, par amusement ou pour nous reposer de nos études, nous lisons des livres d’h stoires, que ce soient d'excellents livres, écrits par de bons auteurs. Consultons, sur le choix des livres que nous lisons, des personnes qui
soient capables de nous renseigner, comme notre