Quels sont les principaux commandements de l'Eglise
—Les fêtes tu sanctifieras, quite 3ont decommandement ; Les dimanches, messe entendras, et les fêtes pareillement ; Tous tes péchés confesseras, à tout le moins une fois l’an ; Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques humblement ; Quatre- Temps, vigiles jeûneras, et le Carême entièrement; Vendredi, chair ne mangeras, ni le samedi mêmement,; Droits et dîmes tu paieras à l'Eglise fidèlement.
On peut résumer les principaux commande ments de l’Eglise comme suit : |
1° Entendre la messe les dimanches et fêtes d'obligation, ct s'abstenir des œuvres serviles ;
29 Se confesser au moins une fois par année ;
3° Communier au moins une fois par année, dans le temps pascal ;
4° Jeûner et faire maigre certains jours déterminés ;
5° Payer ce que l’on doit pour les frais du culte et l'entretien des pasteurs.
+ 457.—Sommes-nous obligés d’observer les commandements de l'Eglise ?
—Oui, nous sommes strictement obligés d'observer les commandements de l’'Eglise, parce que c'est Jésus-Christ luimême qui lui a donné le pouvoir de faire des lois, auxquelles il veut que nous obéissions.
Nous trouvons dans l’Evangile la preuve que Jésus-Christ a donné à son Eglise le pouvoir de faire des lois : Si quelqu'un, y lisons-nous, n’écoute pas l'Eglise, qu'il soit à votre égard, comme un pañen et un publicain. (1)
Premier Commandement de l'Eglise.
+ 458.- Que nous ordonne le premier commandement: Les fêtes tu sanctifieras qui te sont de commandement ?
—Le premier commandement nous ordonne de sanctifier les fêtes d'obligation déterminées par l'Eglise.
Par fêtes d'obligation, on entend certains jours où les fidèles sont tenus, sous peine de péché mortel, d'entendre la messe et de s'abstenir des œuvres serviles, comme les dimanches.
(1)S. Mathieu, xvirr, 17.
459.—Pourquoi les jours de fêtes ont-ils été institués par l'Eglise ?
—Les jours de fêtes ont été institués par l'Eglise pour nous rappeler les grands mystères de la religion, et les vertus et la gloire des saints.
L'Eglise a ses fêtes religieuses pour la même raison que la plupart des peuples ont leurs fêtes légales, destinées à rappeler certains faits historiques qui, sans cela, seraient vite oubliés, tels que, par exemple, la déclaration de leur indépendance, une bataille célèbre, la naissance d’un citoyen regardé comme le sauveur de la patris, etc. Ainsi, la fête de Noël nous rappelle la,naissance du Sauveur ; Pâques est le glorieux anniversaire de notre délivrance du joug du démon ; l’Ascension nous fait soupirer après le ciel où Jésus-Christ est allé nous préparer une place ; la Pentecôte nous rappelle la venue du Saint-Esprit ; les fêtes de la sainte Vierge et des Saints nous rappellent la gloire suréminente à laquelle ils sont élevés, nous invitent à implorer leur secours et nous excitent à les imiter.
Chaque jour de l’année l'Eglise honore quelque mystère de notre sainte religion ou quelque saint, en célébrant la messe en l’honneur de la fête, et en imposant à ses prêtres et à ses évêques l'obligation de réciter l'office divin à la même intention. La fête d’un saint est généralement le jour de sa mort, parce que ce jour est considéré comme celui de son entrée dans le ciel, le jour qu’il est né à une vie nouvelle qui est la seule véritable vie.
L'office divin est un recueil de prières, d’hymnes, de leçons et de psaumes que tout prêtre et évêque doit réciter chaque jour de sa vie. Comme on l’a déjà dit, chaque jour est consacré à la mémoire d’un mystère particulier ou d’un saint, en sorte que la plus grande partie de l'office divin varie tous les jours. Les prières sont adressées à Dieu, pour lui demander ordinairement de nous accorder les grâces qu’il lui a
lu d'accorder au saint dont nous faisons la fête.
es hymnes sont en l’honneur du mystère célébré ou du Saint ; les leçons sont des fragments de la Sainte Ecriture ou un résumé de la vie du saint ; et les psaumes sont ces incomparables poèmes que le roi David composa et chanta en l'honneur de son Dieu. L'office divin est la prière de l’Eglise universelle pour ses enfants, et si un prêtre, sans raison grave, néglige de le réciter chaque jour, il commet une faute grave. I] faut environ une heure pour le réciter en entier, mais il n’est pas destiné à être dit en une seule fois. Il est divisé en trois parties dont la récitation, autant que possible, doit correspondre à des heures différentes. Ainsi Matines et Laudes doivent se réciter de bonne heure le matin ét avant la messe, à moins qu’on n'ait le privilège de les dire la veille ; les Petites Heures doivent se dire un peu plus tard, dans le cours de la matinée; Vêpres et Complies, dans l’aprèsmidi. Pendant le Carême, il est recommandé de réciter les vêpres avant le dîner. On voit donc par là la sollicitude de l’Eglise pour ses enfants, puisqu'elle oblige ses évêques, ses prêtres et ses religieux à prier tous lesjours pour les fidèles, et à faire monter la même prière vers le trône de Dieu.
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Ces fêtes instituées par l'Eglise pour nous rappeler les grands mystères de la religion, les vertus et la gloire des saints sont, pour les provinces ecclésiastiques de Québec et de Montréal: la Circoncision, l’Epiphanie, l’Annonciation, quand elle n’est pas transférée, l’Ascension, la Fête- Dieu, la Saint-Pierre, la Toussaint, l’Immaculée Conception et Noël; et pour la province ecclésiastique d'Ottawa, les mêmes fêtes, à l’exception de l’Annonciation, de la Fête Dieu et de la saint-Pierre. Cependant, par un indult du 28 janvier 1892, les fidèles des provinces ecclésiastiques de Québec et de Montréal sont dispensés de l’obligation de s’abstenir des œuvres serviles aux fêtes de j’Annonciation, de la Fête-Dieu et
de la Saint-Pierre, mais restent tenus d'entendre la messe ces jours-là.