‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 296 sur 343 · D ET · texte numérisé non relu

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2° Il faut entendre la messe avec dévotion, , l'E c'est-à-dire avec des sentiments d’adoration, ches puisque le sacrifice de la messe est l’acte d’adoe. ration par excellence ; avec des sentiments de reconnaissance, puisque la sainte messe nous est à la donnée comme moyen de remercier Dieu ; et > l'E: avec des seaiiments de repentir, puisque Jésus- Christ s’immole sur l’autel pour nos péchés.

| 3° [1 faut entendre la messe avec respect. Il glise, faudrait plutôt dire, avec un profond anéantistière, | sement de tout notre être devant un Dieu dont le ciel et la terre ne peuvent soutenir les regards, et qui est si proche de nous. Notre attière, et tude doit donc, pour le moins, être pleine de 8 qui, modestie et de recueillement. | Lorsque 4° I] faut entendre la messe avec attention, e, qu’à c’est-à-dire l'esprit uniquement occupé de ce qui de ces se passe à l’autel et débarrassé de toute pensée ‘4 pour étrangère. Autrement, le corps seul est présent, e habi- et il n’y a plus qu’une présence machinale, qui Loue est plutôt une irrévérence qu’un hommage. ps, LES

463.—Est-ce un péché mortel de ne pas entendre ou d'empêcher quelqu'un d’'entendre la messe, les dimanches et fêtes d'obligation ?

—Oui, c’est un péché mortel, 1° de ne pas entendre la messe un dimanche ou une fête d'obligation, à moins d’une raison grave ; 2° d'empêcher sans raison suffñsante quelqu'un d'assister à la messe.

On entend par raison grave, une très bonne raison, telle que la maladie, le soin des malades et des enfants, la APRVAISEENCS, le risque d’une

rechute en s’exposant au grand air, la difficulté des chemins, comme il arrive quelquefois surtout pendant la saison de l'hiver, en un mot, l’impuissance réelle et l'impuissance morale. Une légère indisposition, un mauvais temps ordinaire, le fait d'être légèrement fatigué ou d’avoir perdu un peu de sommeil, ne sont pas des raisons suffsamment graves. Notre-Seigneur était bien fatigué lorsqu'il se rendait au Calvaire chargé de sa croix, puisqu'il tomba plusieurs fois. Cette excuse ne saura donc justifier personne au jour du jugement. |

Ceux qui vont passer la belle saison à la campagne se pensent quelquefois justifiables de ne pas assister à la messe, parce qu’ils sont un peu plus éloignés de l’église, ou que l’heure de la messe ne leur convient pas aussi bien qu’à la ville. Ces personnes s’abusent certainement, elles sont liées par les mêmes obligations que ceux qui passent toute l’année dans la paroisse, et sont tenues d’assister à la messe comme ces derniers.

Ceux qui vont ainsi passer quelque temps à la campagne et qui ont la liberté du choix, ne devraient pas, sans une grande nécessité, aller de: meurer dans un endroit où il n’y a pas d’église, où ils en sont trop éloignés, exposés à perdre la messe et à ne pouvoir s'approcher des sacrements pendant un temps considérable.

C’est, de plus, un péché grave d'empêcher sans raison suffisante quelqu'un d’assister à la messe le dimanche, ou de ne pas veiller à ce que ceux qui dépendent de nous soient fidèles à l’accomplissement de ce devoir. Aïnsi les parents sont tenus d'envoyer leurs enfants à la messe le di-

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DES COMMANDEMENTS DE L'ÉGLISE. Gui manche ; les maîtres et maîtresses sont tenus à la même obligation à l'égard de leurs serviteurs. S'ils négligent de le faire, s'ils ne leur en donnent pas le temps, comme il arrive trop souvent, ils se rendent coupables du même péché que ceux qui perdent la messe sans raison suffsante. De même, les catholiques, les compagnies et les corporations qui ont à leur service un grand nombre d'employés, obligés quelquefois de travailler le dimanche, doivent, autant que possible, arranger les choses pour que tous ces employés puissent entendre la messe les dimanches et fêtes d'obligation.

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