‹ Le code catholique ou Commentaire du catéchisme des provinces ecclé siastiques de Québec, Montréal et Ottawa [microforme]Chapitre 72 sur 343 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

TEST TARGET (MT

Pour se ressusciter, il n’a pas eu besoin d’un secours étranger, comme les autres hommes qui sont sortis du tombeau avant ou depuis sa venue. Sa divinité n'ayant pas cessé, après sa mort, de rester unie au corps dans le tombeau et à son âme dans les limbes, il y eut donc constamment dans les deux parties de sa sainte humanité, une force qui leur permettait de se joindre réciproquement.

Aucun mortel n’a jamais eu le pouvoir de se -ressusciter lui-même. Dieu a bien donné quel- ‘quefois à certains hommes le pouvoir de ressusciter les morts ; il a même fait part à plusieurs -du pouvoir qui lui appartient exclusivement de ‘pénétrer les secrets des cœurs ; mais pour le “pouvoir de se ressusciter soi-même, c'est la

prérogative incommunicable du Dieu fait homme.

Est monté aux cieux. Le Fils de Dieu, qui, du sein de son Père, était venu en ce monds pour nous racheter, est monté au ciel en corps et en âme, par sa propre puissance, quarante jours après sa résurrection.

Est assis à la droite de Dieu le Père toutpuissant. Cette manière de parler est figurée et ne peut être prise à la lettre, puisque Dieu est un pur esprit, et qu’il n’a ni corps, ni mains, niaucun de nos membres. C’est pour s’accommoder à notre façon de concevoir que l'Ecrituro prête souvent à Dieu un corps et des sentiments humains.

L'expression est assis, ne désigne pas la situa- “tion où Jésus-Christ se tient, ou une certaine position du corps, mais elle indique l'autorité souveraine dont il a été investi comme homme

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par son Père, et le repos immuable dont il jouit au ciel. Cette gloire n'a été accordée qu’à la sainte humanité de Notre-Seigneur ; elle lui appartient exclusivement, aucune simple créature n'en est capable. .

Il en est de même de cette parole du Symbole: à la droite de Dieu. Elle ne signifie nas que Dieu ait une droite et une gauche; mais comme dans la société humaïne il est convenu que la droite cest la place d'honneur, par analogie, pour signifier que Jésus-Christ s’est acquis comme homme une gloire supérieure à toute créature, et qu’il occupe dans le ciel le trône le plus brillant, nous disons qu’il est assis à la droite de son Père.

D'où il viendra juger les vivants et les morts. Ces paroles signifient, qu'à la fin des re Jésus-Christ descendra du ciel -où il

>:t assis à la droite de. son Père, pour juger les Mn et les morts, c’est-à-dire pour récompenser où punir'tous |es honames qui seront sur la terre lorsque la fin du monde arrivera, ou qui seront .moris avant ce jour: formidable :

Je crois ‘au Saint- -Esprit. Sous ce nom le Symbole désigne la troisième personne de la Sainte-Trinité, vrai Dieu comme le Père et le Fils dont elle procède: ‘et à laquelle nous devons croire de‘la‘même manière.

La Sainte Eglise Catholique, Par cette appellation, on entend l'Eglise fondée par Jésux-Christ,' et À laquelle il a donné pour chefs visibles saint Pierre et ses successeurs. Nous disons simplement : Je crois la sainte Eglise catholique QE non pas en h la sainte Eglise catko-

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lique, pour marquer la différence qu’il y a entre le Créateur et les choses créées. Nous croyons au Père, au Fils et au Saint-Esprit, c'e:t-à-dire que non seulement nous confessons leur existence, mais que nous tendons vers eux comme vers notre premier principe et notre dernière fin. Pour l'Eglise, nous confessons aussi son existence, mais nous savons qu’elle est seulement l'organe de Dieu. C’est à ce titre, que nous avons Îl foi dans ses enseignements et sa doctrine, et

c’est à Dieu lui-même par conséquent, que se

rapporte la soumission que nous professons pour

a |: elle. |

| | La communion des Saints. La communion ni. des saints signifie l’union des fidèles entre eux h avec communauté des biens spirituels. Ces biens

“ sont : les sacrements, les bonnes œuvres qui se Al font dans l'Eglise, les grâces, les mérites de (3 à | Jésus-Christ, de la sainte Vierge et des saints, S .. et aussi jusqu’à un certain point les biens tem- Y | porels. el | (ll La communication de ces biens se fait entre (2 | D | les membres des trois Eglises : de l'Eglise de la K ff terre, de celle du ciel et de celle du purgatoire. L | M Comme ils ne font tous qu’un seul corps, ils de [bi participent tous aussi aux mêmes biens, autant y qd

hi que chacun d’eux en est capable, selon l’état où il ilse trouve. se If 0 ! La rémission des péchés. Quand nous ie 1! disons cette parole du Symbole: Je crois la C- (fil rémission des péchés, nous devons entendre et te, ji croire que Jésus-Christ a donné à l'Eglise le Co) Ë il j'ouvoir de remettre et de retenir les péchés. Par pa. | 16 suite de ce pouvoir, chaque fois qu’un prêtre de pos

la Loi Nouvelle absout légitimement et selon les rigles étadlies par Notre-Seigneur, les péchés sont véritablement remis et pardonnés.

La résurrection de la chair. Nous devons tous mourir. Il n’en est point sur la terre qui, tôt ou tard, ne doive succomber à cette nécessité inévitable, comme l'enseigne l’Ecriture Sainte : “Souviens-toi donc, Ô homme! que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.”

Mais quand tous les hommes auront payé ce tribut à leur Créateur, la mort aura son tour; elle sera vaincue par la vie, et forcée de lui restituer toutes ses victimes. Le Symbole nous le déc'are Jar ces mots : Je crois la résurrection de la chair.

ar cette résurrection, il entend signifier que tous leshommesressusciteront.sansaucune exception.

L'expression : résurrection de la chair a été choisie à dessein. Le corps seul a besoïn de résurrection ; l’âme est immortelle, comme les divines Ecritures l’affirment en plusieurs endroits ; et c’est un dogme de foi. Le mot chair, est ici exactement synonime de corps. C’est comme si l’on disait : des deux parties dont se compose l’homme, savoir le corps et l’âme, le corps seul doit retourner dans la poussière d'où il a été tiré, quant à l’âme, elle demeure incorruptible.

Séparé de l’âme pur la mort, le corps humain se réduit peu à peu en poussière. Comment cette poussière pourra-t-elle se runimer? Elle se ranimera au souffle de la toute-puissance de Dieu. C-""i quia créé le corps d'Adam d’un peu de te,.e, saura bien en reconstituer les débris. Notre corps, en effet, quoique réduit en poudre, n'est pas anéanti par la mort; les parties qui le comrosent prennent une autre forme ; mais elles ne

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laissent pas de subsister toujours; aucuné n’est totalement détruite.

Eh bien! c’est avec ces restes que Dieu, par sa puissance, réformera notre corps. Ce ne sera donc pas avec un corps différent que chacun de nou: ressuscitera, mais avec le même corps qui lui a appartenu en cette vie, pour être heureux dans le ciel ou malheureux dans l'enfer, selon que nous l’aurons mérité.

La vie éternelle. Les Apôtres ont termi.

né le symbole en nous proposant la vie éternelle, pour nous apprendre à fixer toutes nos pensées sur cette souveraine félicité que Dieu réserve à ses amis dans l’autre vie.

Ces mots: vie éternelle, ne signifient pas seulement une vie saus fin, car les méchants vivront aussi perpétuellement; mais ils veulent dire: éternité de bonheur, bonheur sans fin. Pour que les saints soient parfaitement heureux, il faut que leur félicité soit interminable et inamissible.

La véritable béatitude est donc éternelle et comprend à la fois la délivrance de tous les maux et la jouissance de tous les biens. Deux choses la constituent : 1° voir Dieu en lui-même, tel qu’il est; devenir tous semblables à lui; 2° devenir, pour ainsi dire, d’autres dieux.

À la pensée des beautés du ciel, le Roï-prophète, transporté d’admiration, s’écriait : ‘Qu'ils sont délicieux vos tabernacles, ô Dieu des armées ! Mon âme languit dans l’impatier.ce d’habitor les parvis du Seigneur; mon cœur et ma chair tressaillent vers le Dieu vivant.”

Que tels soient aussi nos sentiments et notre langage à tous.

Ainsi-soit-il, Qu'il en soit ainsi.

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