DE L'UNITÉ ET DE LA TRINITÉ DE DIEU
Un mystère est donc une vérité révélée par Dieu, et que nous devons croire, bien que nous ne puissions pas la comprendre. Un exemple fera voir que rien n’est plus raisonnable.
Lorsqu'un enfant fréquente l’école, on lui enseigne que la terre est ronde comme une orange et opère une double révolution donnant naissance, l’une, au A et à la nuit, et l’autre, aux quatre saisons : le printemps, l'été, l’automne et l'hiver. Au sortir de la classe, il va faire un tour dans la campagne où il voit des milles de plaine unie et des montagnes qui ont des centaines de pieds de hauteur. Il descend ensuite sur le rivage où des navigateurs lui disent que l'Océan a plusieurs milles de profondeur. Alors il se dit : comment la terre peut-elle être ronde lorsque les montagnes, les vallées et la plaine unie démontrent le contraire à mes sens ? Comment peut-elle être en mouvement lorsque tous les objets qui sont à sa surface sont à l’état de repos ? Il croit cependant, même contre le témoignage de ses sens, que la terre est ronde et animée d’un double mouvement, parce que son professeur n’a aucun motif de le tromper, qu’il a des connaissances plus étendues que les sienr.es, puisées au contact d'hommes qui, après de ongues années d’études et de recherches, ont constaté ces phénomènes et les savent vrais,
onc, 8i sur le simple témoignage d’un homme, nous devons croire des choses que nous ñe pouvons pas comprendre, pourquoi, sur le témoignage de Dieu, ne croirions-nous pas d'autres vérités ? Il est infiniment plus raisonnable de croire dans le dernier cas que dans le
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premier. Si l’enfunt qui fréquente la classe en savait aussi long que son maître, il n'aurait pas besoin d'aller à l’école, et il serait sous ce rapport l’égal de son professeur, comme nous serions aussi grands que Dieu si nous avions sa science. Il est tout aussi facile de renfermer l’océan dans les petits trous que les enfants, pour s'amuser, creusent dans le sable du rivage, que de comprendre pleinement la sagesse de Lieu.
C’est là l’erreur capitale des incrédules, de vouloir comprendre, malgré les bornes de l’intelligence humaine, les voies mystérieuses de Dieu, et de refuser de croire ce qu’ils ne peuvent comprendre. Rien de plus insensé ! Ne se moquerait-t-on pas d’un enfant d'école qui refuserait de croire que la terre est ronde et se meut dans l’espace. parce qu’il ne peut le comprendre ? A mesure qu’il avancera en âge et que le cercla de ses connaissances s’agrandira, il comprendra mieux. De même, lorsque nous jouirons de la présence de Dieu, nons comprendrons clairement beaucoup de choses qui sont maintenant au-dessus de la portée de notre intelligence. et par conséquent inintelligibles. Pour le moment, nous n'avons qu'à les croire sur le témoignage de Dieu qui nous les enseigne. Refuser de croire tout ce que nous ne pouvons comprendre, c’est nous condamner à ne presque rien croire, et c’est de plus nous rendre ridicules.
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