CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME
Des Sacramentaux.
|- 314.— Qu'appelle-t-on sacramentaux ?
—On appelle sacramentaux certaines choses désignées ou bénites par l'Eglise, destinées à faire naître en nous de bonnes )8nsées, à accroître notre dévotion et par ;uite à nous obtenir la rémission de nos aates vénielles.
Les Sacramentaux ne donnent pas la grâce, nais ils nous inspirent des sentiments de dévoion, d'amour de Dieu et de regret de nos péchés. Jne personne, par exemple, entre à l'église et prit le chemin de la croix. Les stations sont des [acramentaux. La première station représente ésus condamné à mort ; la seconde le montre hargé de sa croix ; la onzième le fait voir attaûé à la croix ; la douzième mourant sur la roix, si la quatorzième le représente mort et lis dans le sépulcre. En face de chacune de ces ^présentations elle médite sur les souffrances e notre Sauveur, et commence à détester le pelé, qui en est la cause. Alors elle pense aussi à !S propres péchés, et commence également à les ■gretter. Cette douleur que la vue de chaque
ation lui fait éprouver, lui donne la grâce qui
remet les péchés véniels. Les sacrements produisent toujours la grâce lorsque nous les recevons avec les dispositions requises ; mais lorsqu'il s'agit des sacramentaux, la mesure de la grâce que nous recevons dépend du degré de dévotion que nous avons. Plus la dévotion est vive, plus la grâce est abondante.
Les sacramentaux sont destinés à faire naître en nous de bonnes pensées et à accroître notre dévotion. Si, en effet, nous nous agenouillons devant une muraille nue, nous ne pouvons prier avec la même dévotion qu'au pied d'un crucifix qui nous montre les clous des mains et des pieds, les épines enfoncées dans la tête, le sang qui s'échappe du côté ; car la vue de toutes ces choses nous fait nécespairement penser aux souffrances terribles de Notre Seigneur. Le portrait d'un ami que la mort nous a ravi nous fait souvent penser à lui et nous empêche de l'oublier. Ainsi, le3 images représentant Notre Seigneur et les Saints les rappellent plus vivement à notre mémoire.
315.— Quelle différence y a-t-il entre les sacrements et les sacramentaux ?
—Entre les sacrements et les sacramentaux, il y a une double différence : 1° les sacrements ont été institués par Jésus- Christ, tandis que les sacramentaux l'ont été par l'Eglise ; 2° les sacrements donnent la grâce par eux-mêmes, pourvu que nous n'y mettions pas d'obstacles, , tandis que les sacramentaux font simplement naître en nous de pieuses dispositions, par lesquelles nous pouvons obtenir la grâce.
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L'Eglise peut bien augmenter ou diminuer le nombre de3 sacramentaux, mais elle ne peut changer celui des sacrements.
t 316.— Quel est, parmi les sacramentaux, le premier et le plus en usage ?
—Parmi les sacramentaux, le premier et le plus en usage, c'est le signe de la croix.
t 317.— Comment fait-on le signe de la croix ?
—On fait le signe de la croix, en portant la main droite au fronc, puis à la poitrine, de là à l'épaule gauche, enfin à l'épaule droite, et Ton dit en même temps : " Au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit. Ainsi soit-il"
Il importe beaucoup que la croix soit bien faite et que les mots soient prononcés distinctement. Soit par insouciance ou par routine, certaines personnes ne font pas du tout le signe de la croix, quoiqu'elles aient l'intention de le faire. Elles posent la main seulement sur le front et la poitrine, sur le front et le menton, ou 6iir le front et les épaules, etc. D'autres ne se touchent même pas le front. Ce sont, il est vrai, des signes et des mouvements de la main, mais
g faire toute notre vie.
t 318.- Pourquoi faisons-nous le signe de la croix?
—Nous faisons le signe de la croix pour montrer que nous sommes chrétiens, et que nous croyons les principaux mystères de notre religion.
La croix est le drapeau ou l'étendard de la Chrétienté, comme les trois bandes transversales, aux couleurs bleu, blanc et rouge, sont le drapeau ou l'étendard français, qui indique la nationalité du navire sur lequel il flotte.
319.— Comment le signe de la croix estil une profession de foi aux principaux mystères de notre religion ?
— Le signe de la croix est une profession de foi aux principaux mystères de notre religion, parce qu'il exprime les mystères d'un seul Dieu en trois personnes, de l'Incarnation et de la Rédemption.
320.— Comment le signe de la croix exprime-t-il un seul Dieu en trois personnes ?
— Les mots " au nom " indiquent un seul Dieu ; les mots suivants " du Père et du Fils et du Saint-Esprit" indiquent les trois personnes divines.
321.— Comment le signe de la croix exprime-t-il les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption ?
—Le signe de la croix exprime les mystères de l'Incarnation et de la Rédemp-
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tion, en nous rappelant que le Fils de Dieu, s'étant fait homme, a souffert la mort pour nous racheter.
Outre ces principaux mystères, nous remarquerons, si nous y réfléchissons un peu, que le signe de la croix nous rappelle une fuule d'autres choses. Il nous rappelle, par exemple, la faute de nos premiers parents, qui a rendu la croix nécessaire; il nous rappelle encore la haine que Dieu porte au péché, puisqu'il lui a fallu endurer de telles souffrances pour sa satisfaction ; il nous rappelle aussi l'amour de Jésus-Christ pour les hommes, etc.
t 322. —Quel est parmi les sacramentaux, le plus en usage après le signe de la croix ?
—Parmi les sacramentaux, le plus en usage après le signe de la croix, est l'eau bénite.
t 323.— Qu'est-ce que l'eau bénite ?
— L'eau bénite est celle que le prêtre a bénite en faisant des prières solennelles pour implorer la bénédiction de Dieu sur ceux qui en font usage et sa protection contre les puissances de l'enfer.
Le prêtre prie pour que ceux qui font usage de cette eau soient préservés du péché, échappent à la puissance du démon, et soient exempts des maladies corporelles, etc,. Par conséquent, ceux
qui se servent de cette eau bénéficient de toutes ces prières, parce que le prêtre dit : S'ils en font usage, que Dieu leur accorde toutes ces choses.
324. — Y a-t-il d'autres sacramentaux que le signe de la croix et l'eau bénite ?
—Oui, outre le signe de la croix et l'eau bénite, il y a d'autres sacramentaux, tels que les chandelles bénites, les rameaux, les crucifix, les images, les rosaires les scapulaires
Les Cierges sont bénits le jour de la Purification de la sainte Vierge. La cire des cierges, composée d'éléments que les abeilles vont cueillir sur les fleurs et à la surface des plantes, nous rappelle la pureté du corps de Notre-Seigneur, et la flamme de ces cierges nous rappelle sa divinité. De plus, les cierges sur l'autel nous rappellent les anges, ces esprits brillants qui.se tiennent sans cesse auprès du trône de Dieu; ils nous rappellent aussi la persécution des jhrétiens dans les premiers siècles de l'Eglise, obligés de se réunir dans les catacombes pour prier et assister au saint sacrifice, et de se servir de lampes et de cierges pour illuminer ces obscurs dédales. L'Eglise a conservé cet antique usage; il est pour nous un précieux souvenir de ces temps reculés, et il nous rappelle aussi les enseignements lumineux que Notre-Seigneur nous a donnés, et l'amour dont les fidèles doivent être pénétrés pour un Dieu si bon Les lumières sont encore un signe de joie. Que fait-on quand on veut honorer un dignitaire de l'Eglise ou de la société civile,» saluer le passage d'un prince ou le retour
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d'un général victorieux ? Comment ex prime- t-on sa joie ? Chacun s'empresse d'illuminer et de faire disparaître sous des milliers de feux les ombres de la nuit, Ainsi en est-il dans l'Eglise ; nos solennités et nos joies religieuses trouvent leur plus brillante expression dan3 les illuminations de nos temples et de nos autels.
Les Rameaux nous rappellent l'entrée triomphante de Notre-Seigneur à Jérusalem, acclamé par le peuple chantant ses louanges, jetant des rameaux sous ses pas et voulant en faire son roi. Cela n'empêcha pas ce même peuple, huit jours plus tard, de demander la mort de celui qu'il avait reçu avec de si grands applaudissements. Ne nous arrive-t-il pas souvent, à nous aussi, d'honorer Notre-Seigneur, de l'appeler notre roi, et, peu après, de l'insulter et de l'outrager par le péché, autant que nous le pouvons ? Nous lui disons dans le Notre Père : Que votrenom soit sanctifié, et nous ne craignons pas ensuite de blasphémer ce même nom adorable.
Crucifix signifie attache à la croix. Par conséquent, un crucifix est la figure ou la représentation de Jésus-Christ attaché à la croix.
Les images sont la représentation de Jésus- Christ, de la sainte Vierge et des saints, en sculpture, en peinture, en giavure, en dessin, etc.
Le Rosaire est le Chapelet de quinze dizaines ou le Chapelet répété trois fois. Nous parlerons d'abord du Chapelet et ensuite du Rosaire. : L'origine du Chapelet date des premiers siècles de l'Eglise. C'était la coutume des anciens peuples dans les pays orientaux, d'offrir des couronnes de roses aux personnes distinguées par leur mérite et leur dignité, et les
chrétiens se plaisaient à honorer ainsi la sainte Vierge et les saints. Saint Grégoire de Nazianze fut inspiré de substituer à la couronne de roses une couronne spirituelle de prières. Il composa à cet effet une couronne de prières tissue dea plus belles louanges, des plus glorieux titres et des plus belles prérogatives de Marie. Mais cette invention heureuse avait besoin, pour être à la portée de tous, d'être composée des prières les plus ordinaires de l'Eglise, qui sont l'Oraison Dominicale, la Salutation Angélique et le Symbole des Apôtres. C'est l'idée que réalisa dans le cinquième siècle, sainte Brigitte, patronne de l'Irlande. Puis, pour faciliter cette dévotion nouvelle, elle adopta l'usage des anachorètes de l'Orient, qui se servaient de petits globules de pierre ou de bois, pour mieux compter leurs prières ; elle pensa qu'il fallait enfiler ces grains en forme de couronne et en avoir de différentes grosseurs pour distinguer chaque prière différente.
Le Chapelet, considéré dans le sens matériel, est donc une couronne, parce qu'il en a la forme, et que les grains dont il se compose sont enfilés les uns aux autres comme des fleurs disposées en forme de couronne ; et considéré dans le sens spirituel, c'est aussi une couronne, parce qu'il se compose des plus excellentes prières de l'Eglise.
Le Chapelet se divise en cinq dizaines, formées chacune, d'un Pater, de dix Ave Maria et d'un Gloria Patri. On le commence par le Credo, pour s'exciter à prier avec une foi vive, par trois Au Maria, pour honorer les rapports de la sainte- Vierge avec les trois personnes de la Sainte Trinité ; par un Gloria Patri, pour rapporter à Dieu
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tontes les gloires des grandeurs de Marie et des honneurs que nous lui rendons ; et on le termine généralement par le Sub tuum.
On distingue surtout trois sortes de Chapelets delà sainte Vierge : le Chapelet apostolique, le Chapelet brigittain et le Chapelet de saint Dominique, appelé communément le Rosaire.
Le Rosaire est une prière à la sainte Vierge, composée de quinze dizaines à'' Ave Maria, précédées chacune d'un Pater, et accompagnées chacune aussi de la méditation de l'un des principaux mystères de la vie de Jésus-Christ et de sa sainte Mère.
Le Rosaire est appelé Chapelet de saint Dominique, parce que c'est lui qui, le premier, a enseigné et propagé cette forme de prière, qu'il avait apprise lui-même de la sainte Vierge par une révélation, vers le commencement du XIIIe siècle. Ces mystères ou événements de la vie de Jésus-Christ et de sa sainte Mère, sont jpris dans l'ordre dans lequel ils ont eu lieu, et le divisent en trois classes : les mystères Joyeux, es mystères Douloureux, et les mystères Glo^ ieux.
Les cinq mystères Joyeux sont :
1° L'Annonciation, c'est-à dire le message de 'ange Gabriel annonçant à la sainte Vierge qu'elle serait la Mère de Dieu.
! 2P La Visitation, c'est à-dire la visite de la ainte Vierge à sa cousine sainte Elizabeth, mère e saint Jean-Baptiste, plus âgé que Notre eigneur de six mois. Elizabeth lui dit en cette irconstance : Vous êtes bénie entre toutes les mmes, et le fruit de vos entrailles est béni; et la ainte Vierge lui répondit par les magnifiques
paroles du Magnificat que nous chantons Vêpres pendant que le prêtre encense l'autJ
3° La Nativité ou la naissance de Notre Seigneur, qui nous rappelle comment il est n dans une étable, dans la pauvreté et l'humilil
4° La Présentation au Temple. D'après la loi d Moïse, les Juifs étaient tenus d'apporter le pre mîer né de chaque famille au temple de Jérusa lem et de l'offrir à Dieu, En même temps, il faisaient une offrande comme pour le racheté de Dieu. La sainte Vierge et saint Joseph qu observaient scrupuleusement toutes les lois conduisirent Notre-Seigneur au temple et l'oi f rirent à Dieu quoiqu'il fût lui-même le Seigneu du temple. Comme tout le monde ignorait c fait, la sainte Vierge et saint Joseph se confoi nièrent aux lois sans y être obligés, afin qu leurs voisins ne fussent pas scandalisés en leu voyant négliger ce devoir. Ils ne savaient pa comme la sainte Vierge que ce petit entant étai le Fils de Dieu, et qu'il n'était pas tenu d'obéi aux lois de Moïse ni à aucune autre loi, puis qu'il était l'auteur de toutes les lois. Ceci devrai nous engager à ne jamais causer de scandale personne, à toujours observer les lois, mêm lorsque nous avons de bonnes raisons pour n pas le faire, afin de donner le bon exemple ; o au moins, lorsque nous le pouvons, à faire cor naître les raisons qui nous ont empêché de le observer.
5° Son recouvrement dans le Temple. Tous hommes et les enfants, de douze ans et plu étaient obligés, suivant l'Ancienne Loi, d'aller Jérusalem pour y offrir un sacrifice le jour d certaines grandes fêtes. La sainte Vierge, saii
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oseph ei Notre-Seigneur se rendirent donc à
érusalern à l'occasion de l'une de ces fêtes.
omme ses parents et leurs amis étaient en
^ute pour revenir, ils s'aperçurent que Notre-
eigneur n'était pas avec eux et qu'il n'avait pas
uitté la ville. Ils retournèrent donc désolés à
érusalem, où ils le cherchèrent pendant trois
mrs. Ils le trouvèrent enfin dans le Temple,
ssis au milieu des docteurs de la loi et leur
lisant des questions. Notre-Seigneur, très
)umis, s'en retourna avec ses parents à Naza-
îth. A l'âge de trente ans il fut baptisé par
eau-Baptiste dans le Jourdain. Le baptême de
ean n'était pas un sacrement, et ne donnait
as la grâce par lui-même ; mais comme les
icramentaux, il disposait ce ux qui le recevaient,
avoir la contrition de leurs péchés et à recevoir
; don de la foi et le baptême du Christ. Les
ix-huit années qui s'écoulèrent depuis le jour
i Notre-Seigneur fut retrouvé dans le Temple
isqu'à son baptême, sont appelées sa vie cachée,
celles qui suivirent son baptême, sont ap-
3lées sa vie publique. Il paraît étrange au pre-
ier abord, que la sainte Ecriture ne dise pas
i mot de la jeunesse de Notre-Seigneur,
>oque de la vie où les jeunes gens aiment tant
se montrer en spectacle. Mais Notre-Seigneur
îi savait tout et qui pouvait tout faire lorsqu'il
ait jeune homme, est demeuré silencieux, par
nour du bon exemple, vivant tranquillement
ec ses parents et remplissant ses devoirs jour-
iliers. Comme dit la Sainte Ecriture il leur
lit soumis et obéissant, et croissait en âge et en
Igesse.
'' Les mystères Douloureux sont:
1° V Agonie de Jésus- Christ au Jardin des 0 viers, où il se rendit pour prier dans la nuit c Jeudi-Saint, avant d'être arrêté. Le sang suin à travers son corps comme la sueur à travers 1 nôtres et il fut en proie à d'indicibles angoisse dont les causes ont été expliquées dans le ch pitre de la Passion.
2° La Flagellation. Que le monde était cru avant le Christianisme ! De nos jours les ar maux sont mieux protégés contre les mauva traitements que ne l'étaient les esclaves autem du paganisme. L'Eglise plaida leur cause ; el enseigna que tous les hommes sont les enfan de Dieu, que les esclaves aussi bien que les ma très ont été rachetés par Jésus -Christ et que 1 maîtres doivent être bienveillants et justes enve leurs esclaves. Beaucoup de païens convert accordèrent la liberté à leurs esclaves, par amoi pour Notre-Seigneur, pour se soumettre aux ej seignements de l'Eglise ; et l'abolition de l'e clavage a marché de pair avec les progrès c Christianisme.
Il n'était pas au pouvoir de l'Eglise d'aboi partout l'esclavage, mais elle l'a fait aussit qu'elle l'a pu. A l'heure actuelle, elle multipl ses efforts pour faire cesser la traite des malhei reux nègres d'Afrique, ou du moins l'enraya dans la mesure du possible.
3° Le couronnement d'épines.
4° Le 'portement de la Croix. C'était la coutum dans certains cas d'obliger les prisonniers à po ter leurs croix jusqu'au lieu du supplice, etd'in crire sur cette croix le crime pour lequel i étaient condamnés à mort. Ce fut pour cette ra son que l'on plaça sur la croix de Notre Seignei
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s lettres I. N. R. I., qui sont les premières lettres 3 quatre mots latins signifiant Jésus de Nazath, roi des Juifs. Ils prétendaient par ce signe, je Noire-Seigneur était mis à mort pour s'être Dpelé lui-même roi des Juifs, et avoir été parla n perturbateur de la paix publique et un ennei de l'empereur romain auquel ils étaient mmis. Notre-Seigneur avait dit qu'il était le roi es Juifs, mais il avait ajouté qu'il était leur roi Heste et non leur roi temporel. La vraie cause 3 sa mort fut la jalousie des prêtres Juifs et des harisiens, qu'il traita plusieurs fois de séulcres blanchis.
5° Le Crucifiement. Notre sainte Mère se tenait
i pied de la Croix pendant le crucifiement, et
vue de sa Mère doit avoir été un spectacle bien
)uloureux pour Notre-Seigneur. Elle n'avait
us personne pour avoir soin d'elle, car saint
>seph était mort, et son Fils allait bientôt mou-
r. Notre-Seigueur demanda à saint Jean, l'un
î ses apôtres, d'en prendre soin. Saint Jean
ait cher à Notre-Seigneur et pour cette raison
fut appelé le disciple bien-aimé. Il nous est
nnu sous le nom de saint Jean l'Evangélisfce,
il mourut le dernier des apôtres. Il fut jeté
) jour dans une chaudière d'huile bouillante,
ais il fut miraculeusement sauvé par Dieu. Il
eut au-delà de cent ans, et pendant son séjour
ns l'île de Patmos il écrivit l'Apocalypse — le
Tnier livre du Nouveau Testament— contenant
s prophéties sur ce qui arrivera à la fin du
onde. La sainte Vierge vécut environ onze ans
•rès l'Ascension de Notre-Seigneur. Son corps
t déposé dans un tombeau, et la tradition nous
pporte que les anges le transportèrent au ciel,
où elle est maintenant à côté de son divi Fils. Cette translation du corps de la saint Vierge au Ciel porte le nom d'Assomption, et été célébrée dans l'Eglise dès les premiers âges Une grande preuve de l'Assomption, c'est qu personne n'a jamais prétendu posséder comm relique, aucune partie du corps de la saint Vierge. Les corps de quelques-uns des apôtrei de saint Pierre, de saint Paul, de saint Jacques par exemple nous ont été transmis, et il est cei tain que si la chose eût été possible, les premier chrétiens auraient fait tous leurs efforts pou obtenir au moins quelques parties du corps del sainte Vierge. Assurément, saint Jean qui la cor naissait si bien, aurait doté l'Eglise qu'il a for dée, d'une partie de son corps comme relique mais la chose était impossible puisque son corp tout entier avait été transporté au ciel.
Les mystères glorieux sont :
1° La Résurrection de Jésus-Christ ; 2° so: Ascension ; 3° la Descente du Saint-Esprit sur le Apôtres ; 4° V Assomption de la sainte Vierge 59 son Couronnement dans le Ciel. Tous ces myf tères à l'exception du dernier ont déjà été expli qués. Dans ce dernier mystère, nous considt rons la sainte Vierge, immédiatement aprè son entrée dans le ciel, reçue par son Divin Fil et proclamée Reine du ciel, de tous les anges e de tous les Saints. En récitant le Rosaire, nou devons, après avoir indiqué le mystère, mentior ner la vertu à demander.
Ce que nous appelons généralement le Chape jet n'est que le tiers du Rosaire, c'est-à-dire qu< dans la récitation du Chapelet, nous pouvon seulement méditer cinq mystères, à moins de 1
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répéter trois fois. Si on dit le chapelet tous les ours, on se trouve à réciter tout le rosaire deux ■ois par semaine.
Le dimanche, à part les dimanches de l'Avent $t du Carême, nous devons toujours méditer les mystères glorieux. Les mystères se déroulent suivant l'ordre dans lequel ils ont eu lieu dans la jie de Notre-Seigneur. Ainsi, le lundi, nous néditons les mystères joyeux ; le mardi, les nystères douloureux ; le mercredi, les mystères llorieux, et nous suivons le même ordre le jeudi, e vendredi et le samedi. Pendant l'Avent nous néditons les mystères joyeux, et pendant le Carême, les mystères douloureux. Dans le temps le Pâques nous méditons toujours les mystères glorieux.
Nous avons vu ce que signifiaient les lettres '.. N. R. I., voyons maintenant ce que signifient es lettres I. H. S., surmontées d'une croix, que 'on voit souvent sur les autels et sur les choses aintes. Elles sont simplement une abréviation lu nom de Jésus, tel qu'on l'écrivait d'abord en ettres grecques. D'autres pensent qu'elles sont es premières lettres des mots latins qui signiient : Jésus, Sauveur des hommes. La croix qui lomine peut signifier que Notre-Seigneur a sauvé es hommes en mourant sur la ctoix.
Enfin, le Scapulaire est un large morceau l'étoffe que portent les moines et les prêtres de luelques Ordres religieux. Il part du bout des )ieds, couvre les épaules et retombe, en arrière, urles talons. Il est porté sur le costume, et porte e nom de scapulaire parce qu'il repose sur les
gaules. Le scapulaire, tel que nous le portons, o compose de deux petits morceaux d'étoffe,
reliés par un bout de ruban ou une corde qui
repose sur les épaules. C'est une imitation du grand scapulaire, et nous le portons en dessous de nos vêtements ordinaires. Le scapulaire noir est appelé scapulaire du Mont-Carmel. D'après de bonnes autorités, il a été donné au bienheureux Simon Stock par la sainte Vierge elle-même qui a fait des promesses insignes à ceux qui le porteraient. L'Eglise a accordé beaucoup de privilèges et d'indulgences à ceux qui portent ce scapulaire.
Nous portons le scapulaire pour indiquer que nous nous plaçons sous la protection spéciale de la Bienheureuse Vierge Marie. Nous pouvons dire par l'uniforme qu'il porte, à quelle armée ou à quelle nation appartient un soldat ; ainsi, nous considérons le scapulaire comme l'uniforme particulier de ceux qui désirent servir la sainte Vierge d'une manière spéciale. Le fait de porter le scapulaire noir est donc la marque d'une dévotion spéciale à la Bienheureuse Vierge Marie. Comme ce scapulaire fut d'abord introduit par les Pères Carmélites ou prêtres du Mont-Carmel, on Pappelle scapulaire du Mont-Carmel. Il y a aussi un scapulaire rouge, en l'honneur de la Sainte-Trinité ; un bleu, en l'honneur de l'Immaculée Conception, et un blanc, en l'honneur des Sept-Douleurs de la sainte Vierge.
Le3 Sept-Douleurs sont sept occasions principales de chagrin dans la vie de la sainte Vierge.
Ce sont: 1° La Circoncision de Notre-Seigneur, lorsqu'elle vit couler son sang pour la première fois ; 2° La fuite en Egypte pour mettre Jésus à l'abri de la cruauté d'Hérode qui le recherchait pour le faire mettre à mort ; 3° Les jours peu-
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ant lesquels elle le chercha dans Jérusalem ; 4° jSl vue de Jésus-Christ chargé de sa croix ; 5° Sa îort ; 6° Sa descente de la croix ; 7° Sa déposi* ion dans le sépulcre. Il y a un chapelet qu'on apielle le chapelet des Sept-Doulems, qui est fait es sept médailles représentant ces douleurs, et e sept grains entre chaque médaille. A chaque iiédaille, on médite sur la douleur qu'elle reirésente, et on récite en son honneur le Je vous cdue Marie sur les grains.