V. Dans tous les siècles des siècles
K. Ainsi soit-il.
v. Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous,
r. Et avec votre esprit.
Le prêtre rompt l'Hostie,
Le prêtre imite ainsi Jésus-Christ, qui rompit le pain sacré avant de le distribuer à ses Disciples dans la dernière Cène ; il rappelle aussi la séparation de son corps et de son Sang. C'est le moment où notre Dieu va descendre de l'autel pour être déposé dans le cœur de ses enfants et enseveli dans les âmes. Il nous rappelle par là qu'il est mort sur la Croix, et qu'il a versé son sang pour nous délivrer de l'esclavage du péché et pour signer notre réconciliation avec le Ciel.
TJiEC commixtio et conse- J=L cratio Corporis et Sangninis Domini nostri Jesu Cnristiflat accipientibusnobis in vitam œternam. Amen.
QUE ce mélange et cette consécration du corps et du sang de Notre-Seigneur Jésus- Christ que nous allons recevoir, nous procure la vie éternelle. Ainsi soit-il.
A V Agnus Dex.
Dieu, si glorieux dans le ciel, si puissant sur la teri'e, si terrible dans les enfers, n'est ici qu'un Agneau plein de douceur et de bon Lé ; il vient pour effacer les péchés du monde, et, en particulier, les nôtres : quel sujet de consolation !
QNUS Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Del, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona nobis pacem.
A GNEAU de Dieu, qui effa- -"• cez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, donneznous la paix.
Aux Messes des morts, Ton dit : dounez-leur le repos éternel, et l'on omet l'Oraison suivante ■
ORDINAIRE DE LA MESSE
Pour demander la paix.
Dans le temps où la multitude des fidèles ne faisait qu'un corps et qu'une âme, les personnes du même sexe se donnaient mutuellement le baiser de paix avant de participer aux saints mystères.
QEIGNEUR Jésus-Christ, qui ^ avez dit à vos apôtres: Je vous laisse la paix, je vous donne ma poix, n'ayez pas égard à mes péchés, mais à la foi de votre Eglise, et daignez la pacifier et la réuuir selon votre volonté, vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles.
Ainsi-soit-il.
F)OMINE Jesu Christe, qui *J dixisti Apostolis tuis : Pacem reiinquo vobis, pacem meam do vobis, ne respicias peccata mea, sed fidem Ecclesiee tuse,eamque secundùm volontatem tuam pacificare et coadunare digneris ; qui vivis et régnas, Deus, per omnia sseculasœculorum. Amen.
Avant la Communion.
Les fidèles qui se disposent à communier ne sauraient mieux faire que d'entrer dans l'esprit des Oraisons suivantes, et de se bien pénétrer des sentiments qu'elles expriment: comme le prêtre, ils trouveront dans ces accents si purs et si touchants, ce qu'ils doivent dire au Seigneur, qui vient prendre possession de leurs cœurs.
CEIGNEUR Jésus-Christ, Fils ^ du Dieu vivant, qui, par la volonté du Père et la coopération du Saint-Esprit, avez donné, par votre mort, la vie au monde, délivrez-moi, par votre corps sacré et votre sang précieux ici présents, de tous mes péchés et de tous les autres maux, et faites que je m'attache toujours inviolab ement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous, qui, étant Dieu, vivez et régnez, avec le même Dit u, le Père et le £aint- E-prit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Seigneur Jésus-Christ, que la participation de votre corps que j'ose recevoir, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation ; mais que, par votre bonté, elle me serve de défense pour mon âme et pour
"DOMINE Jesu Christe, Fili -*-' Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti, libéra mo per hoc sacrosanctum Corpus et Sanguinem tuum ab omnibus iniquitatibus meis et universis malis ; et fac me tuis semper inhœrere mandatis, et à te nunquam separari permutas ; qui cum eadem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas, Deus, in ssecuia sœcu^orum. Amen.
Perceptio corporis tui, Do.
mine Jesu Christe, quod ego indignus su m ère prœsumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem ; sed pro tuâ pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis, et ad medelam perciplen-
ORDINAIRE DE LA MESSE
dam ; qui vivls et régnas cura Deo Pâtre, in unitate Spiritûs Sancti, Deus, per omnia sœcula sœculorum Amen.
Panem cœlestem accipiam, et nomen Domini invocabo.
mon corps, et de remède salutaire ; daignez m'accorder ces grâces, vous qui étant Dieu, vivez et régnez, avec Dieu le Père, en l'unité du Saint- Esprit, dans tous les siècles, des siècles. Ainsi soit-il.
Je prendrai le pain céleste, et j'invoquerai le nom du Seigneur.
Au Domine, non sum dignus.
Malheur au chrétien qui ne sentirait que du dégoût à la vue d'une table si délicate et d'un pain qui renferme toute suavité ! Mais nous ne pouvons méditer le besoin que nous avons de nous unir à Dieu, sans mesurer aussitôt la distance infinie qui sépare le Créateur de sa créature ; passons donc du désir à l'humilité ; inclinons-nous, frappons notre poitrine, et disons trois fois:
OEIGNÉUR, je ne suis pas di- ^ gne que vous entriez dans ma maison, mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.
T)OMINE, non sum dignus ut A-' intres sub tectum raeum, sed tantùm die verbo, et sanabitur anima mea.
Si nous ne communions pas, nous pouvons, au lieu de suivre les prières que va faire le prêtre, lire celle qui suit :
Communion spirituelle.
QUEL bonheur, ô bon Jésus, et quel avantage serait-ce pour moi de m'unir à vous et de me nourrir réellement de votre Corps et de votre Sang précieux ! L'amour que vous me portez vous faisant désirer sans cesse d'habiter dans mon cœur et de me communiquer d'une manière intime les mérites de votre sacrifice, que ne puisje 6 Pain de vie, vous recevoir en ce moment avec une conscience pure, une humilité profonde, une foi vive, une ferme espérance, un ardent amour, et participer à la joie sainte de vos enfants, dont vous faites si souvent les délices ! Venez au moins, Seigneur Jésus, venez spirituellement dans une âme qui soupire après vous, et qui sent le poids de sa misère : secourez-la, fortifiez-la, attirez-la à vous par ces charmes puissants qui triomphent des cœurs les plus insensibles. Que je sois tout à vous, et que rien ne me sépare ici-bas du Dieu qui ne m'a créé que pour lui, et qui veut faire éternellement mon bonheur. ,
ORDINAIRE DE LA MESSE
Le prêtre dit en recevant le corps du Seigneur:
QUE le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde mon âme cour la vie éternelle. Ainsi soit-il.
pORPUS Domini nostri Jesu ^ Christi custodiat animam meam in vitam œternam.
Amen.
Après avoir reçu le corps de Notre-Seigneur :
QUE rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu'il m'a accordés ? Je prendrai le calice du salut, et j'invoquerai le nom du Seigneur, en chantant ses louanges, etjeseraià couvert de mes ennemis.
QUID rétribuant Dominopro omnibus quse retribuit mihi ? Calicem salutaris accipiam, et nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Domi* num,etab inimicis meis salvus ero.
Il dit en prenant le précieux Sang :
QUE le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ garde mon âme pour la vie éternelle.
Ainsi soit-il.
O A NGUIS Domini nostri Jesu ^ Christi cusiodiat animam meam in vitam aeternam.
Amen.
Pendant les ablutions.
TRAITES, Seigneur, que nous -E conservions dans un cœur
gur le sacrement que notre ouche a reçu et que ce don temporel devienne pour nous un remède éternel.
Que votre Corps que j'ai reçu, Seigneur, et votre Sang que j'ai bu, s'attachent à mes entrailles; et faites que, nourri par des sacrements si purs et si saints, il ne reste en moi aucune souillure du péché, vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soii-il.
QUOD ore sumpsimus, Domine, purâ mente capiamus, et de munere temporal i fiât nobis remedium sempiternum.
Corpus tuum, Domine, quod sumpsi, et Sanguis quem potavi,adbsereatvisceribusmeis, et prœsta ut in me non remaneat scelerum macula quem pura et sancta refecerunt sacramenta, qui vivis et régnas in sœcula sœculorum. Amen.
Le Prêtre lit la Communion,
La prière que l'on nomme la Communion est regardé* comme un hymne d'actions de grâces, un moyen de nourrir les sentiments que la présence de Jésus-Christ doit exciter dans nos âmes : les paroles de cette prière sont vives et pénétrantes ; leur méditation est pleine de charmes pour un cœur qui aime son Dieu.
ORDINAIRE DE LA MESSE. 65
QU'AI-JE à désirer au ciel et eurla terre?. ..J'ai trouvé Celui que mon cœur aime ; je ne m'en séparerai jamais.
M aimez-vous plus que les autres, vous à qui j'ai prodigué tous mes dons?
Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez que je vous aime.