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LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES H

d'une manière générale de prier aux intentions du Souverain Pontife, l'oraison mentale seule ne suffit point, mais chacun peut choisir sa prière vocale, à moins qu'il n'y en ait une désignée spécialement.

2o Si une prière particulière a été assignée, on peut pour gagner l'indulgence la réciter dans n'importe quelle langue, pourvu que la fidélité de la traduction soit assurée par une déclaration ou de la Sainte Pénitencerie ou de l'un des Ordinaires du lieu où la langue vulgaire est celle même de la traduction, mais les indulgences cessent absolument par le fait de toute addition, soustraction ou interpolation.

Pour gagner les indulgences, il suffit de réciter la prière en alternant avec un compagnon, et de la suivre mentalement pendant qu'il récite à son tour. (G. 934.)

Toutes les prières indulgenciées imprimées en langue vulgaire doivent être revêtues de l'approbation formelle dûment signée et datée par l'autorité légitime.

Il y a sur ce point une vigilance spéciale à exercer surtout dans les temps troublés que nous traversons.

La règle pratique ici donnée écarte tout danger d'erreur ; il importe de la suivre exactement.

Les confesseurs peuvent commuer les œuvres imposées pour gagner les indulgences si les fidèles sont légitimement empêchés de les accomplir. (C. 935.)

Les muets peuvent gagner les indulgences attachées aux prières publiques si, unis aux fidèles qui prient dans le même lieu, ils élèvent vers Dieu leur âme et leurs pieux sentiments ; et s'il s'agit de prières privées, il suffit qu'ils les repassent dans leur esprit en les ex-

primant par des signes ou même seulement en les parcourant des yeux. (G. 936.)

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