‹ Le code de droit canoniqueChapitre 177 sur 255 · LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES

les journaux ou des imprimés, soit avant la prédication pour attirer les auditeurs soit après la prédication pour exalter le mérite de l 'orateur, doit être complètement réprouvé et condamné, sous quelque prétexte de bien que cela se fasse. Les Ordinaires auront soin, autant qu'ils le pourront, d'empêcher cet usage.

26. Quant à l'action du prédicateur, aucune prescription ne vaudra les conseils de saint Jérôme à Népotien : Nolo te declamatorcm et rabvlam garmdumque sine ratione, scd mysteriorum peritum et sacramentorum Dei eruditissimum. Vcrba volvere, et celeritatc dicendi apud imperitum vulgus admirât ione m sut facerc, indoctorum hominum est. . . Xihil tain facile quant vilem plebeculam et indoetam eoneionem lingutr volubilitate decipere qiue quidquid non intelligit plus miratur.

27. Aussi le prédicateur, soit dans ses raisonnements soit dans son langage, devra s'adapter à la capacité commune des auditeurs; pour ce qui est de l'action et de la diction, qu'il observe cette modestie et cette gravité qui conviennent à l'ambassadeur du Christ.

28. De même qu'il se garde toujours et avec grand soin de faire de la prédication sacrée une affaire de lucre, en cherchant ses intérêts et non ceux de Jésus-Christ; qu'il ne soit donc point turpis lue ri cupidus, et ne se laisse pas prendre non plus à l'attrait de la vaine gloire.

Que jamais il n'oublie ce que, conformément à l'enseignement de l'Evangile et des Apôtres et aux exemples des Saints, le même saint Jérôme écrivait à Népotien : Non confundant opéra tua sermonem tuum; ne cum in ecclesia loqueris, taeitus quilibet respondeat ; Cur ergo quœ dicis ipse non farts? — Delieatus magister est qui, pleno ventre de jejuniis loquitur. . . Saeerdotis os, mens manusque concordent.

Page 1