DES ASSOCIATIONS DE FIDÈLES EN GENERAL
Ces associations peuvent être constituées par l'Eglise, soit pour porter leurs membres à une vie chrétienne plus parfaite, soit pour exercer des œuvres de piété
ou de charité, soit pour augmenter le culte public. (G. 685.)
Il s'agit donc sous ce titre, des groupements dont le but est d'attacher plusieurs personnes ensemble par un lien spirituel de fraternité, pour s'aider mutuellement par les prières, les exemples, les conseils, et s'appliquer aux œuvres particulières de piété ou de charité qui leur sont propres.
Ces associations doivent être érigées, ou au moins approuvées par l'autorité légitime, et par le décret d'érection elles acquièrent la qualité de personne juridique. Elles peuvent donc, sauf exception formelle, posséder des biens temporels et les administrer sous l'autorité de l'Ordinaire du lieu, à qui elles doivent rendre compte au moins chaque année. Elles peuvent, selon leurs statuts, recevoir des dons et les employer aux fins pieuses de l'Association en respectant toujours la volonté des donateurs.
Pour solliciter des aumônes, il faut, ou que ce soit permis par les statuts, ou que la nécessité le demande, et le consentement de l'Ordinaire du lieu est toujours indispensable. (C. 686 à 691.)
Ainsi, les biens des confréries érigées ou approuvées par le Saint-Siège ou par l'Ordinaire, sont des biens ecclésiastiques, et comme tels inaliénables sans les formalités prescrites.
Pour jouir des droits, privilèges, indulgences, et autres grâces spirituelles d'une association, il faut, et il suffit, qu'on ait été reçu validement selon les statuts propres de l'association et qu'on n'en ait pas été expulsé légitimement.