‹ Le code de droit canonique [microforme]Chapitre 102 sur 268 · LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES 119 Re · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME — DES CHOSES 119 Re

si ce n'est par un indult apostolique, ou par la faculté donnée par l'Ordinaire du lieu.

L'Ordinaire ne peut cependant donner cette faculté que lorsque, à son jugement prudent, à cause de la pénurie des prêtres, une partie notable des fidèles ne peut pas assister à la messe un jour de fête de précepte ; mais l'Ordinaire n'a pas le pouvoir de permettre au même prêtre de dire plus que deux messes le même jour. (C. 806.)

Le binage exige donc quatre conditions: que ce soit au jour où l'audition de la messe est obligatoire pour les fidèles ; qu'il y a pénurie de prêtre ; Que, par suite, un nombre considérable de fidèles manqueraient la messe ; et enfin que l'Ordinaire ait donné la permission.

Il n'est pas permis aux prêtres de célébrer, à moins d'avoir observé le jeûne naturel depuis minuit. (C. 808.)

Pour l'intelligence parfaite de ce mot minuit, il faut se reporter à ce qui a été dit au Canon 33.

Que le prêtre n'omette point de se préparer par de pieuses prières à la célébration de la messe, puis ensuite de rendre grâce à Dieu pour un si grand bienfait. (C. 810.)

Les rubriques du missel indiquent les prières à dire avant et après la messe. Elles sont généralement mises sous les yeux des prêtres dans les sacristies. Com:me elles sont dictées par l'Eglise elle-même, on n'en saurait trouver de meilleures pour former la substance de la préparation et de l'action de grâce pour la célébration de la messe.

A part les évêques, et les autres prélats qui jouissent de l'usage des ornements pontificaux, il n'est permis à aucun prêtre, célébrant pour cause d'honneur ou de solennité, d'avoir un prêtre assistant.

Il n'y a pas d'exception ici marquée pour le prêtre nouvellement ordonné et qui célèhre sa première messe.

Le prêtre qui célèbre doit avoir un ministre qui le serve et lui réponde.

Ce ministre ne doit pas être une femme, à moins que, au défaut d'un homme, pour une juste cause, cette femme réponde de loin et n’approche aucunement de l'autel. (C. 813.)

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