‹ Le code des femmesChapitre 3 sur 35 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Lorsque, en 1877, je publiai la Femme libre, Victcw Hugo me fît rhonneur de m'adresser la lettre suivante :

« 5 août 1877.

» Mon cher confrère,

» J'ai enfin, malgré les préoccupations et les travaux de » nos heures troublées, pu lire votre livre excellent. Vous » avez fait œuvre de talent et de courage. Il faut du courage, » en effet, cela est triste à dire, pour être juste, et surtout, » juste, hélas 1 envers le faible. L'être faible, c'est la femme. » Notre société, mal équilibrée, semble vouloir lui retirer » tout ce que la nature lui a donné. Dans nos codes, il y a » une chose à refaire : c'est ce que j'appelle « la loi de la » Femme ». L'Homme a sa loi ; il se l'est faite à lui- » même : la Femme n'a pas d'autre loi que la loi de » l'Homme.

}> La Femme est civilement mineure , et moralement » esclave. Son éducation est frappée de ce double carac- » tère d'infériorité. De là tant de soufîrances, dont l'Homme » a sa part ; ce qui est juste.

» Une réforme est nécessaire. Elle se fera au profit de » la civilisation, de la société et de la lumière. Les livres }» sérieux et forts comme le vôtre y aideront puissamment. » Je vous remercie de vos nobles travaux, en ma qualité » de philosophe ; et je vous serre la main, moucher con- » frère.

» Victor Hugo. »

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