‹ Le Coefficient chloré érythro-plasmatique: Ses modifications chez les animaux domestiquesChapitre 5 sur 34 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

ne est un. sujet difficile et louftus: à la fois très ancien et tout nouveau : La maladie post- opératoire.

? En effet, cette maladie a certainement fait son apparition dans la nuit des temps, le jour où fut pra-

tiquée Ja première intervéntion chirurgicale.- Peut-

= être que, lhippopotame, se sentant devenir trop

gras, comme le raconte PLINE, et allant sur les

bords du fleuve à la recherche des roseaux” coupés es ‘ouvrant une veine àâvec ce bistouri improvisé,

réalisa-t-il à la fois et la première saignée et le premier. choc traumatique. Pourtant, officiellement, elle a juste dix ans, puisque c’est en avril 1934 que LERICHE l’a tenue sur les fonts baptismaux. La plu-

part de ses manifestations cliniques étaient connues

depuis longtemps, mais personne n’avait eu franchement l’idée de les raccorder aux perturbations neuro-végétatives et huümorales, puis de réunir le tout sous la même étiquette. Et puis, qui aurait osé comparer l'action de deux hommes si différents

le chirurgien et le bandit, car, la maladie post-opé-

ratoire est une agression, dit-on: éouramment, après LERICHE qui ajoute : « La nature ne tient pas compte de l'intention et ne fait pas de différence

entre le coup de couteau de l’apache et le coup de

bistouri du chirurgien ». Voire! Du point de vue

tissulaire, une opération est une agression, mais

Es 1) HE

c ‘est une agression très particulière, car elle est consentie, dirigée et prolongée, ce qui n° ’est pas exac-

tement le cas du coup de couteau de lapache.

La duahté donc de l’origine de cette. maladie, la: : multiplicité des manifestations, leur succession, leur E2 intrication, les inconnues, sont autant do bstacles ds surmonter. La maladie post-opératoire est comme

-une amphore qui. serait munie d’anses tellement ke

multiples qu’on ne sait par laque! le la saisir. Etant

une maladie biologique, les modifications humoraces chez elle, sont très nombreuses et fort complexes. ue 4

Le]

Etudier en grand cette maladie, da une thèse

:naugurale, eut été une tâche impossible à réaliser, et c’est pourquoi, ici, nous nous sommes localisés à Vétude du coefficient chloré érithro-plasmatique dans cette même maladie. En effet, l'importance

CI globulaire dia ete et pronostique du open ———————

CI plasmatique

r’échappe pas au clinicien. ;

Grâce à la biochimie et à la biophysique, grâce aux nombreuses expériences de laboratoire, nous avons

fait des progrès considérables dans la connaïssance

biologique de l'être opéré. Le laboratoire est venu au secours -de la clinique et celle-ci s’est trouvée transformée sous l’impulsion de celui-là.

Peut-être, peut-on émettre le regret que la chirur-

‘gie ne soit pas arrivée plus tôt à ce stade biologique. La chose eut été possible, car « le milieu intérieur » de Claude BERNARD n’est pas autre chose que ce que nous appelons maintenant l’équilibre physico-chinique et humora!. Cet équilibre, on peut juger de

su.

. sions de ces. perturbations sur l'organisme.

part l'Ecole française, avec DELBET, QUENU, DuvaL ét leurs collaborateurs, a mis en vedette l’action ! toxique des foyers d’histolyse; d'autre part, CANNON a bien étudié les modifications de la masse sanguine, Mais, . ces auteurs ne poussèrent pas assez loin leurs travaux. Il en est ainsi pour toutes les

PE E rie, prennent naissance des courants qui apportent

__ des sujets d'observations où de méditation à l’intel-

ligence des hommes. Une idée, d’abord informe,

germe et grandit jusqu’au jour où, quelqu'un ou

és quelques- uns la dégagent de sa gangue et la mettent en lumière.

Limité par le temps, nous n’avons pu qu’ébaucher la question. Les circonstances actuelles nous ont empêché de poursuivre une expérimentation que nous nous excusons de présenter aussi brève. Nous espérons que notre travail constituera, cependant, une bien modeste contribution à l'étude passionnante et si pleine d'intérêt de la recherche du Ci sanguin et du coefficient chloré érythroplasmatique dans la M. P. O.

2 qi La thèse que nous présentons se divise en quatre parties :

— Une partie chimique, dans laquelle nous fai:

Sir PE son importance physiologique, si on veut se répréee ee. senter que la masse humorale forme les deux tiers - du: poids de Vanimal. Il n° "est. done pas nécessaire de. “faire un grand effort pour imaginer les répercus-

On peut. dire que, depuis. là Grande Guerre, la ma-- Fe ladie post- opératoire était dans Pair. En effet; d'une.

F idées. Dans toutes les branches de l’activité humai-

ie

D re

sons un exposé succinct des principes des nombreuses méthodes de détermination de la chlorémie; ÈS

es Une partie clinique, dans laquelle nous par ES luns des variations de la chlorémie au cours des divers états morbides observés en médecine et en, chirurgie; = PERS Te Lip | É — Une troisième partié, consacrée à l'étude de la maladie post: opératoire, en. humaine et « en vétéri-

naire; FE LE Ve +

— Enfin; une quatrième partie, où sont consiynées nos observations recueillies au cours de l'an- | née scolaire 1913-1944. Cette dernière partie étant 24 suivie de nos conc‘usions.

Il nous reste, maintenant, à remplir le devoir le

plus agréable, celui de. remercier très sincèrement Pr. M. le Professeur DARRASPEN, qui fut pour nous, cCOMme pour tous ses élèves, plus qu’un maître. Son esprit très large domine non seulement nos cours mais encore tous les petits riens d’une grande Ecole. Son iaboratoire nous fut toujours ouvert et son accueil bienveil'ant et paternel nous permit de travailler d’une façon particulièrement agréable.

Nos remerciements vont également à M. le Professeur LASSERRE pour son lumineux enseignément, sa bienveillance toute paternelle et sa maîtrise opératoire, Enfin, que M. le Chef de Travaux FLORIO et M. l'Assistant Pu&rr veuil'ent bien accepter ici l’assurance de notre gratitude et de notre reconnaissance pour l’aide qu'ils nous ont apportée dans l'élaboration de ce travail.

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