PREMIÈRE PARTIE
ciel qui tombe dans le désert, et si vous êtes altéré , vous y trouverez la fontaine d'eau vive qui sort du paradis et qui se répand dans le cœur des fidèles avec abondance. »
< Toutes les plaies de notre Sauveur, dit le P. Nouet, sont autant de portes de salut ouvertes à tout le monde , mais celle du cœur est sans doute la plus haute et la plus large.
a Toutes ses plaies sont des fontaines d’où découlent les grâces, les consolations célestes... mais celle du cœur est la plus claire, la plus fraîche et la plus délicieuse.
a Toutes ses plaies sont autant de canaux de pourpre, purpura régis vincta canalibus , dans iesquels nous plongeons toutes les puissances de notre âme pour donner une teinture d’amour à nos pensées , à nos paroles et à nos actions , et en rehausser le prix, mais celle du cœur leur fait prendre une plus haute couleur, un éclat plus vif, une teinture plus fine , plus précieuse.
« Toutes ses plaies sont autant de caractères du livre de vie qui contient la science des saints, mais celle du cœur nous rend plus savants et nous enseigne une doctrine plus solide, plus profonde, plus céleste et plus divine.
< Toutes ses plaies sont des lieux de refuge, où les plus grands criminels trouvent leur retraite, mais celle du cœur est la plus favorable et la plus sûre ; c’est par là qu’il faut entrer dans l’arche, c’est-à-dire, dans l’humanité sainte de Jésus crucifié, hors de laquelle personne ne se sauve du naufrage, area mmdo naufrago . » (L'homme d'oraison , 3® partie, préface. )
Notre-Seigneur nous invite à entrer dans son cœur adorable, en nous disant comme à la vénérable Marguerite-Marie : a Voici le lieu de ta demeure. » Rendons-nous à son invitation et que nous puissions dire dès ce jour avec cette grande ser-
vante de Dieu : a II ne me souvient pas d’être jamais sortie de « cet aimable cœur ; je m’y trouve toujours, mais d’une ma- « nière et avec des sentiments qu’il ne m’est pas permis « d’exprimer. Tout ce que je puis dire, c’est que pour l’ordi- « naire je m’y trouve comme dans une fournaise ardente du « pur amour. »