NEUVIÈME DEMEURE SPIRITUELLE
« Jésus nous donne son cœur sans réserve afin qu’il soit notre demeure, et il demande en retour notre cœur afin d’y habiter lui-même. » (Taulère , Exercices sur la vie et la passion de Jésus-Christ.)
Entrez par le cœur immaculé de Marie dans le sacré cœur de Jésus, comme dans un moule divin où vous devez vous transformer en sa parfaite ressemblance... « Le cœur de Jésus, dit le savant et pieux Alvarez de Paz, est la porte par où l’on entre dans la contemplation de la divinité; si donc vous voulez arrivera celte contemplation, et vous embraser de l’amour divin, faites vos efforts pour pénétrer par une considération sérieuse dans le cœur de Jésus, afin d’y conserver le vôtre soit dans les affections de la prière, soit dans le travail de l’action...» Vous vous exciterez pendant ce jour à marcher généreusement sur les traces de votre divin Maître, afin de parvenir à sa suite au triomphe du ciel.
« O Dieu... que ne nous arrive-t-il comme à cette bénite Sainte Catherine de Sienne... que le Sauveur nous ôtàt notre cœur et mit le sien en lieu du nôtre!... Mais n’aura-t-il pas plus tôt fait de rendre le nôtre tout sien , purement et irrévocablement sien. Oh ! qu’il le fasse , ce doux Jésus I » (S. François de Sales, Lettre 64 du livre VII.)
Elans d'amour de S. Bonaventure. — « 0 mon Dieu! certai-, nement vous voulez que jesois tout à vous, puisque vous vous êtes donné tout à moi; et qui est-ce qui vous a obligé à cela, mon Seigneur? Rien autre chose, sinon votre très-grande bonté et votre charité immense, afin de nous enflammer de
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votre divin amour. O l’unique désir de mon cœur ! ô la douceur et la suavité de mon esprit! ô le brasier et la flamme de ma poitrine! ô la lumière et la clarté de mes yeux! ô mon âme, ô ma vie! 6 les entrailles de mon cœur! ô ma joie et mon allégresse ! pourquoi ne suis-je pas tout transpercé d’amour t. . . O mon âme, si la voix de ton bien-aimé te fait fondre en amour près de lui, comment n’es-tu pas tout embrasée et consumée lorsque tu entres par la plaie sacrée de son côté, dans la fournaise ardente de son aimable cœur?...» (Aiguillon de l’amour divin,)