LE CERCLE 1)’0R
Posait me quasi signum ad sagittam .
• ( Thren. tu. 42 J
Un jour le divin Sauveur apparut à une âme toute dévouée à son amour. Il tenait en sa main droite un cercle d'or; au milieu de ce cercle était un cœur attaché de tous côtés avec des chainettes d'un grand prix. Plusieurs personnes tiraient des flèches à ce cœur; les unes tiraient de telle manière que les flèches n'allaient qu'à la moitié du chemin et tombaient à terre; d'autres frappaient le cercle et faisaient jaillir des étincelles; mais les troisièmes visaient droit au cœur et le perçaient de part en part. Il rejaillissait alors sur elles beaucoup de sang et des rayons de lumière. Frappée d'étonnement, cette sainte âme demanda ce que signifiait ce mystère. Il lui fut répondu que le cercle d'or représentait la miséricorde de Dieu, qui renferme en elle, comme le plus grand effet qu’elle ait jamais produit, le cœur aimant de Jésus avec les mérites ineffables de sa vie et de sa mort; que ceux qui tiraient les flèches représentaient trois sortes de chrétiens qui font profession de s'adonner particulièrement à la pratique de la vertu. Les premiers, dont les traits ne parviennent pas au but, représentent ceux qui agissent sans intention et par simple habitude ; les