LE BON PRÉCIEUX
Désormais ma sente richesse Sera de posséder ton coenr.
( Etcbévrrrï, S. J. )
L’amour divin qui consumait le cœur de sainte Madeleine de Pazzi la rendait très-sensible à l’offense de Dieu. En récompense de 1’ailliction qu’elle avait ressentie des péchés des hommes, elle connut que Jésus-Christ voulait lui donner son Cœur, comme il l’avait donné à sainte Catherine de Sienne. Son bon ange lui apparut accompagné de celte aimable sainte. Madeleine, ayant d’abord exprimé la joie qu’elle éprouvait de leur visite, les pria de rester pour être témoins de la donation que Jésus voulait lui faire de son cœur. Elle invoqua de plus la sainte Vierge Marie, afin qu’elle daignât l’assister pour rece* voir dignement ce précieux don. En ce moment, elle vil Jésus son Époux céleste qui venait à elle pour lui faire présent de sod Cœur; A cette vüe, saisie d’une sainte allégrêssé qui rejaillis*
29a LE CŒUR DE JÉSUS*
sait sur son visage, elle ouvrit les bras, et se soulevant comme pour aller à sa rencontre, elle manifesta par les signes les plus évidents qu'elle recevait de lui son cœur divin. Sa joie était si grande dans ce ravissement, qu'elle paraissait se fondre en amour. (Sa Vie par Vincent Puccini, c. xxxi.)
O amor, o blando crucians mitai corda dolorc !
Quid proprias, victor prodige, perdis opes?
Dum gemmas antiqua novis incendia flammis.
In sylvas frondes addis, in æquor aquas,
Et flarnmæ flammis augentur, et ignibus ignés...
Non capit ingéniés angustia pectoris æstus.
Abde, vei, ut solvar protinus, adde faces !
Aut, ut uterque sui potiatur munere voti,
Sit mihi mens major, sit tibl flamma minor !
(Sautei., S. J., Syntagma.)
§ IV