LE NOM MYSTÉRIEUX
Jésus , moi in ore , in aure mélos , in conte jubilus.
(Bernard., Serm. 15 in Cant .)
Le premier jour de janvier de Tan 1630, la vénérable Anne- Marguerite Clément étant occupée pendant l'oraison du matin à honorer avec toute l'Église le saint nom de Jésus, reçut de son Maître bien-aimé une faveur insigne. Jésus-Christ grava lui-même , avec son doigt divin, cet adorable nom autour du cœur de sa pieuse servante, et lui expliqua les significations admirables qui étaient renfermées dans les lettres de cet auguste nom. Il l'assura que ce nom sacré serait sur son cœur comme un cachet pour le rendre son domaine et en fermer l'entrée à tout autre qu'à lui. Le divin Sauveur ne se borna pas à cette grâce; après qu'il eut ainsi entouré le cœur de la Vénérable des lettres mystérieuses de son nom , il voulut mettre la perfection à l'œuvre de son amour, et lui dit : a J'applique mon cœur sur le tien. » A ces paroles, Marguerite Clément sentit son propre cœur s'unir au cœur de son divin Époux d'une manière si intime et si délicieuse, que le lan-> gage des anges n'en pourrait exprimer la douceur. ( Vie de la Vénérable.)'
Eia gaude Christi cœtus!...
Vuloera hæc subi lætus,
Jesu mi ! in his vivendum !
Ab ! in his est moriendum !
His ca vernis immorabor;
Quidquid opto bic lucrabor His exultans me immergam ;
Luctum omnem hic abstergam.
(Schàüenbürg, S. J., Hymnut.)
§ ix.