LE JEUNE OFFICIER
Dedans sa poitrine maternelle, son cœur divin prévoyait, disposait, méditait, impé» trait tous les bienfaits que nous avons, nonseulement en général pour tons, mais en particulier pour un chacun.
(S. Franç. de Sales, JY . de l’am , div., 1. XII.)
Il y a quelques années , une mère chrétienne embrassant son fils qui partait pour la guerre d'Afrique, lui remit une image du sacré cœur de Jésus et lui fit promettre de la porter toujours sur sa poitrine. Fidèle à sa promesse , le jeune officier ne se sépara jamais de ce gage de la tendre sollicitude et de la confiance de sa mère. 11 lui fut redevable de son salut. Dans cette campagne glorieuse de l'Atlas, où nos armées françaises se couvrirent d'honneur, il fut choisi par ses chefs comme le plus intrépide pour une action périlleuse. Engagées dans un formidable défilé, nos troupes eurent beaucoup à souffrir du feu des ennemis. À l'ordre du prince qui commandait l'expédition, le vaillant officier s'élance sur un corps d'Arabes qui occupait le passage. Sa compagnie resta presque tout entière sur le champ de bataille, Il fut atteint lui-même de plusieurs
314 LEGCEUB DE JÉSUS.
coups de feu, mais la balle qui l’avait frappé au milieu de la poitrine et qui devait lui donner la mort, vint s’aplatir contre rimage du sacré cœur de Jésus. Plein de ferveur et de reconnaissance pour ui}e protection si miraculeuse, le jeune QÔjcier ne cesse de célébrer les louanges de ce cœur divin, et de publier partout la merveille qu’il a opérée en sa faveur,
( Livre des SS. Cœurs. )