‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 259 sur 306 · LAURENT DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

LAURENT DE MÉDICIS

Laurent de Médicis , surnommé le Magnifique et le Père des Lettres , fut le Mécène le plus éclairé et le plus libéral de la renaissance littéraire , à la fin du xv* siècle. Il ne se contentait pas de prodiguer aux littérateurs et aux savants son amitié et ses largesses, il les encourageait encore par son exemple. Il composa, en effet, des poésies

SECONDE PARTIE

badines, philosophiques ou religieuses, dont quelques-unes sont regardées comme des modèles de bonne littérature , pour l’éclat de la pensée , l’élévation ou la téndresse du sentiment, la clarté et le fini de l’expression. Elles ont été publiées sous lé titre de Rime sacre. Le Laude , que nous citons dans notre ouvrage , est une des pièces les plus remarquables de cet intéressant recueil.

JÉROME BENIVIENI.

Ge poète fut un des plus célèbres du xvic siècle. Si l’on reproche à son style quelques latinismes, tous les critiques s’accordent à admirer en lui la noblesse de la pensée et la piété du sentiment. L’ode que nous donnons ici présente un tour ingénieux et une douce onction;

SJIINT PHILIPPE DE NÉRl.

Saint Philippe serait aussi célèbre par f élégance et là sublimité de sa poésie qu’il l’est par l’éclat de sa sainteté , si , avant de mourir, il n’avait fait livrer aux flammes tous ses écrits, parmi lesquels se trouvaient un grand nombre de pièces de vers composées dans sa jeunesse. Il ne nous reste de lui que quelques poésies , et entre autres un sonnet qui fait concevoir une haute idée de son talent poétique, et qui figure avec honneur parmi les chefs-d'œuvre

LE tèCËUfe DE JÉSUS.

de la poésie italienne. Ce sonnet a fait placér saint Philippe de Néri au niveau de Pétrarque par les organes les plus éclairés de la critique et du bon goût

DOMINIQUE CÉRASOLA,

De la compagnie de Jésus.

Dominique Gérasola de Bergame appartenait à la compagnie de Jésus comme frère coadjuteur; doué d’un talent remarquable , il sut allier à la plus tendre piété le culte de la poésie chrétienne. II y a dans ses compositions une élévation et une sûreté de doctrine qui surprennent dans un homme qui n’avait pas été initié à de hautes études. Il traitait avec un rare bonheur les sujets les plus difficiles, et répandait dans ses vers une grâce et une onction presque célestes. Ces éloges ne s’appliquent toutefois qu’avec réserve aux compositions de sa jeunesse, qui se ressentent du mauvais goût de son siècle. Le 8onnet que nous publions est un modèle de délicatesse et de sentiment.

Page 1