FRÉDÉRIC-WILLIAM FABER
Prêtre de l’Oratoire.
Le P. Faber, connu si avantageusement par son admirable ouvrage : Tout pour Jésus, a composé à l’usage de l’oratoire de Londres un recueil d’hymnes sacrées fort estimable au double point de vue de la piété et du mérite littéraire. C’est de là que nous avons extrait l’hymne sur Jésus , dont chaque strophe semble un élan du cœur ou une extase d’amour.
ROBERT SOUTHWjsLL.
Hymn on the blessed sacrement of the aller .
în Paachal feast, the end of ancient rite ,
An entrance came to never-ending grâce ;
Types yield to truth, dim glimpses to the light, Performing deed presaging signs did chace, Christ’s final meal was fauntain of our good.
For mortal méat he gave immortai food.
That which he gave, ohi twas a priceiess gifti Both God and man he was , and both he gave; He in his hand himsetf did truly lift,
Far off they see whom in themselwes they hâve. Twelve did he feed, twelve did their feeder eat; Twas he prepared, he gave, he was their méat.
They saw, they heard, they felt him sitting near, Unseen unfelt, unheard they hira receivedj Ho diverse thing, tho’ diverse it appear}
Tho’ senses fail, yet faith is not deceived.
And if the wonder of this work is new,
Believe the work, because his word is true.
SECONDE PARTIE
ROBERT SOOTHWEU.
Hymne sur le saint sacrement de l'autel.
La nouvelle Pâque met fin aux rites de la loi ancienne, et inaugure le règne éternel de la loi de grâce. Les figures ont disparu devant la vérité; les ombres se sont enfuies, et la lumière brille de tout son éclat. Tous les signes précurseurs, toutes les prophéties ont leur parfait accomplissement. A la dernière cène du Sauveur Jésus s’ouvre une source salutaire de biens; c’est là qu’au lieu d’un aliment mortel, il nous prépare une immortelle nourriture.
0 don merveilleux ! ô trésor inappréciable ! Dieu et homme, Jésus nous donne à la fois son humanité et sa divinité ; il se tient lui-même dans ses propres mains, et les apôtres continuent à voir devant eux celui qu’ils possèdent au fond de leur cœur. Jésus les nourrit; ils se nourrissent de Jésus; ainsi Jésus leur prépare et leur donne une nourriture qui n’est autre que lui-même.
Ils le voyaient, ils l’entendaient, ils le sentaient assis près d’eux , et en même temps ils le recevaient sans le voir, sans le sentir et sans l’entendre; et malgré le témoignage des sens , c’était pourtant bien le même Jésus. Les sens peuvent faire illusion, mais la foi ne trompe jamais. Ce fait est merveilleux et nouveau, mais il faut y croire, car la parole de Dieu est vérité.
How truth, belief; belief enviteth love!
So sweet a truth love never yet enjoy’d;
What thought can think, what will doth best approve, Is here obtained where no desire is void,
The grâce, the joy the treasure there is such.
No wit can guess, no will ambracft SQ coueh.
Here sel! love «annot crave more thaa il fmd s. ; Ambition to no higher worth aspire;
The eagerest famine of moat hungry mihdô»
May AU what far exceeds its own desire.
In sum, here isall in a sum expressed,
Qf worth the most, of every good the best.
To ravish eyes here heavenly beauties are,
To win the ear, sweet music’s sweetest sound;
To lure the taste, the angels heaveoly fare,
To sooth the sense, divine perfumes abound To please the toueh, he in our heart is laid,
Whose touch doth cure the deaf, and raise the dead.
qASWAU.
Hymn to the sacred Heart.
To Christ the king of peace And son pf God most bigb The father of the world (w çpnae Sing me with holy joy.
eaamm puib. SW
La vérité amène la foi , k foi entraîne Ikmour ; nulle vérité n’est si douce, nul amour pins agréable; tout ce que l’esprit peut imaginer, tout ce que k volonté peut désirer, se trouve dans ce sacrement qui épuise tous les désirs. C’est un trésor de grâces et de joie si grand qu’il dépasse les conceptions de l’esprit, et qu’il s’étend au delà de l’immensité de notre cœur.
Ici, un orgueil légitime rencontre un élément supérieur à ses prétentions; ici, l’ambitieux trouve à ses aspirations un terme sublime. Les esprits les plus désireux d’intellectuelle nourriture peuvent ici surabondamment se satisfaire; c’est un mystérieux assemblage de tout ce qu’il peut y avoir de plus précieux et de plus excellent.
Ici, l’œil est charmé par une beauté toute céleste , l’oreille est agréablement flattée par la plus douce mélodie, le goût savoure le céleste aliment des anges, l’odorat respire avec allégresse un parfum tout divin, et le toneher a ses délices quand nous sentons dans notre propre cœur celui dont le seul contact guérit les malade» et remuable les morts.
CASWAU.
Hjan* u «srt mur.
Chantons anec une sainte aUégrsme une hymne au Christ, au Hoi de la paix, au Fik du Dieu trèednnt, principe des futures destinées du monda.
Deep in his heart for us The wounds of love he bore;
That love, which kindles still Jésus Id hearts that him adore.
O Jesu ! victim blest !
What else but love divine Could thee constrain to open thus That sacred heart of thine?
O fount of endless life !
O spring ofwaters clear!
O flame celestial cleansing ail Who unto thee draw near !
Hide me in thy dear heart ,
For thither do I fly ;
There seek thy grâce through life, in death Thine immortality.
Praise to the lather be,
Praise to his only son ;
Praise to the blessel Paraclete ,
While endless âges run.
ffl.