SAINT FRANÇOIS DE BOROIA
« Je vous adore , ô très-auguste plaie , source miséricordieuse de toutes les grâces et de toutes les faveurs qui coulent sur le monde ! c'est par vous que tout honneur est rendu au ciel. Vous êtes la beauté, l'ornement de l'Église, et la terreur de l'enfer. C'est en vous que les pécheurs trouvent leur pardon, les martyrs leur courage, les vierges leur chasteté, les familles l'union et la concorde, et les religieux le zèle pour leur perfection. La lance vous forma, mais c'est la puissance de Dieu qui vous entretient. Vous fûtes imprimée sur un corps sans vie, mais votre délicieuse ouverture restera éternellement comme une perle de la divine majesté. O fer de la lance, en m'ouvrant par une si glorieuse blessure le sein de mon Créateur, et en me dévoilant le sanctuaire de cette beauté divine tu m'as donné entrée dans l'asile du s$lut ! O précieuse blessure, principe de notre félicité, en vous nous trouvons un secours puissant contre tous les dangers du monde, et un remède efficace contre nos fautes et nos imperfections. C'est pourquoi, attiré par votre douceur, je fixe en vous ma